LES COLLABOS FRANCOPHONES Depuis sa création, en 1978, le Vlaams Blok entretient des relations politiques avec une partie de l'extrême droite francophone. En général, la partie la plus extrémiste, voire néonazie. Une preuve de plus que le VB n'est pas un parti comme un autre. Quelques exemples. Dans les années 80, le Vlaams Blok bénéficiait à Bruxelles de l'appui du Parti des forces nouvelles (PFN), un groupuscule néonazi "parrainé" par l'ex-SS belge Léon Degrelle. Le PFN était aussi engagé dans le "combat" négationniste. Plusieurs publicistes français spécialisés dans la négation des crimes du régime hitlérien passaient souvent, pour donner des conférences, dans les locaux bruxellois du PFN. Au même moment où Filip Dewinter, le chef de la tendance pure et dure du VB, promettait un soutien politique aux dirigeants de ces "forces nouvelles" (voir notre document : « Les preuves contre Dewinter »). Lors de la Foire du livre de Bruxelles, en mars 1989, le président de l'époque du VB Karel Dillen, Filip Dewinter et d'autres hauts responsables blokkers rendirent une visite de courtoisie à leurs "compagnons de route" du PFN. Ceux-ci y tenaient un stand exposant des livres niant l'existence des chambres à gaz homicides national-socialistes, des ouvrages de Léon Degrelle, un livre de référence du régime hitlérien, etc. Le principal animateur de ce stand, Patrick Sessler, deviendra plus tard, le "conseiller politique" de Johan Demol, le président actuel de la section bruxelloise du VB. En plus de ses liens avec le PFN, le Vlaams Blok recevait lappui de l'Assaut, un groupe néonazi issu de la section francophone du VMO (une organisation musclée ouvertement négationniste qui participa à la création du VB). Sur le terrain, lors de manifestations, les nervis bruxellois et wallons de ce groupe violent collaboraient avec les éléments les plus radicaux du Vlaams Blok. L'axe nationaliste flamand-wallon Selon l'hebdomadaire "Père Ubu", en échange de la distribution du « Ket », le Vlaams Blok aurait imprimé les tracts quadrichromies de REF. Des tracts qui, comme par hasard, avaient le même slogan et le même balai que ceux que l'on trouvait sur les tracts de REX, le parti de Léon Degrelle. Le liégeois Hubert Defourny et le BIS furent également à la base du premier "Comité Demol", une "machine électorale" mise sur pied en vue des élections régionales de 1999. Au Blok, Defourny connaît donc un monde fou. A commencer par Filip Dewinter, Roeland Raes et Xavier Buisseret (ce dernier a disparu de la circulation depuis sa condamnation dans une affaire de murs !). Le "Fondateur" (sic) de REF et les proches sont également présents à presque toutes les "messes de propagande" organisées par leurs "frères" nordistes : en novembre 1997, lors du "sommet Dewinter-Mégret" à Anvers, ou encore deux ans plus tard lors du meeting bruxellois du Vlaams Blok au palais des Congrès. Defourny-Demol, une longue histoire Mais, Hubert Defourny semble, lui aussi, comme Pieter Kerstens (l'ancien responsable du BIS) être sur plusieurs fronts à la fois. Tout en profitant du soutien politique que le parti flamand lui accordait à l'époque de REF, sur le côté, il ne se gênait pas pour collaborer avec le feu Odal aktiekomitee et Devenir de Hervé Van Laethem (ex-lAssaut). Deux groupes néonazis radicalement hostiles au Vlaams Blok ; trop mou à leur goût et traître à la "Cause", suite à son soutien, en 1995, à la loi antinégationniste, notamment. Pour en revenir à la relation Defourny-Demol, il est nécessaire de se rappeler que leur première rencontre date de lépoque où ils étaient tous les deux de jeunes gendarmes. Le premier fut exclu, après 1989, de la Gendarmerie suite à son arrestation, à Paris, pour trafic darmes. Le second quitta celle-ci pour la police où il en fut exclu, en 1998, pour avoir menti sur son passé politique. Ils se retrouveront, plusieurs années plus tard, dans la "galaxie blokker". Pour combien de temps encore ? Notre proche avenir nous le dira très vite. Les deux raisons de ce soutien Simon HARYS
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