| Les dissidents du FNB Depuis sa création, ils sont nombreux à avoir quitté le Front nouveau de
Belgique, suite à des désaccords idéologiques ou (plus souvent) des problèmes
relationnels avec sa présidente (Marguerite Bastien). Ils appartenaient à la garde
rapprochée de celle-ci. Ce sont les déçus et les cocus du FNB. Leur départ a
accéléré le déclin de ce parti. Voici une liste non-exhaustive.
Ceux qui sont retournés ou qui ont rejoint le Front
national
Algoet, Serge
Ce nostalgique de la Division SS « Wallonie » (conduite sur le Front de
lEst par Léon Degrelle) vient de faire un aller/retour FN-FNB-FN. Elu conseiller
communal, en octobre 1994, à Jette, sur la liste Front national, il participa, en été
1995, à la tentative de prise du pouvoir menée par Bastien contre Féret. Algoet suivra
la première pour fonder le Front nouveau de Belgique. Le 8 octobre 2000, le tirera la
liste... Front national à Jette.
Escada, Alain
Ce jeune homme de Schaerbeek est le directeur-fondateur, depuis 1995, de
« Polémique-Info ». Ce journal confidentiel est clairement dextrême
droite. Ces principaux rédacteurs proviennent dorganisations de la droite
chrétienne intégriste, national-libérales ou néonazies. Alain Escada débuta sa
carrière politique dans les rangs « belgicains ». En 1995, il apporta son
appui à la création du FNB. Et deviendra son porte-parole. Suite à des conflits en
rapport avec les finances du parti, Escada quitta le Front nouveau et se rapprocha du FN.
Aux élections européennes et législatives de 1999, Il appela son petit lectorat à
voter pour ce parti. Sur le site internet de ce dernier, « Polémique-Info »
est, depuis lors, repris dans la liste officielle des partenaires du Front national.
Piret, Ludger
Ce carolo est le chef des « croisés » de la Ligue chrétienne belge (LCB), un
groupuscule intégriste. Ludger Piret débuta en politique auprès dEmile Lecerf, le
rédacteur en chef de feu « Le Nouvel Europe magazine » (proche du CEPIC et du
Front de la jeunesse) et ancien collaborateur, durant lOccupation, de
linstitut culturel de la SS. Comme beaucoup dautres, en 1995, Piret se
rapprocha de Marguerite Bastien. Cependant, en mai 2000, il figurait parmi les
conférenciers du congrès de la section de larrondissement de Charleroi du Front
national.
Ceux qui ont rejoint le Bloc Wallon
Beddeleem, Alain
Conseiller communal FN depuis 1994, il quitta Daniel Féret pour Marguerite
Bastien. Il souhaita devenir le permanent du parti, mais il dut se
retirer, suite au pression de lex-groupe néonazi lAssaut.
Beddeleem fut alors nommé responsable de la section FNB dAnderlecht.
En 1999, il cofonda le « Groupe technique de droite », un
rassemblement délus dissidents du FN et du FNB qui passèrent
au Vlaams Blok. Beddelem, exilé en Wallonie, serait désormais proche
du Bloc Wallon de Georges Hupin.
Rectificatif: Un mail récent
d'Alain Beddeleem nous apprend que, las des luttes intestines qui
divisent l'extrême droite, il a bien quitté le FNB, mais
pour s'installer en Flandre, où il continue à militer
pour ses idées. (12 juin 2005)
Defourny, Hubert
Gendarme dextrême droite dans les années 80, selon « La Libre
Belgique », Defourny après avoir été arrêté, condamné (pour trafic
darmes !) et un séjour en prison en France, rejoindra AGIR (scission du Parti
des forces nouvelles). Nommé vice-président dAGIR, il dirigeait son aile radicale.
Après limplosion de ce parti nationaliste wallon, Defourny fonda sa propre
structure le mouvement REF (qui avait le même slogan que REX). En 1996, REF apporta son
soutien au FNB. Defourny fut invité à siéger à la direction de ce dernier. Cependant,
pour des problèmes de personnes, il claqua, en 1997, la porte du FNB. Il relança REF
avec le soutien de dirigeants du Vlaams Blok. Depuis lors, il est le vice-président du
Bloc Wallon et sa tête de liste, à Flemalle, pour les communales et provinciales du 8
octobre 2000.
Haupt, Marianne
Elue au Conseil communal de Mons, en 1994, sur la liste Front national, elle y siégera
ensuite sous les couleurs du FNB. Très active sur le terrain, elle vient de passer au
Bloc Wallon.
Walenne, Jean-Pierre
Conseiller communal FN, élu en 1994, il rejoindra Bastien et deviendra le responsable du
FNB pour larrondissement de Charleroi. En 1999, il conduisait la liste carolo du FNB
pour le Parlement wallon. Walenne animait aussi la rubrique wallonne du
« Bastion » (le mensuel du Front nouveau). Depuis avril 2000, il fait partie
de la direction du Bloc Wallon.
Vander Scheueren, Denis
Elle débuta sa carrière politique au FN. Elue conseillère provinciale dans
larrondissement de Mons, elle le quitta rapidement pour les dissidents du FNB.
Elément important de la section montoise du FNB, elle rejoindra ensuite le BW.
Ceux qui ont fondé le mouvement Nation
Dumoulin, Michel
Cet Anderlechtois adhéra au Front nouveau de Belgique et fut
« sélectionné » par sa présidente pour devenir son assistant parlementaire.
Membre de la tendance radicale de ce parti, il y resta, pourtant, au moment du départ de
son ami Hervé Van Laethem (en 1997). Pas pour lontemps. En septembre 1999, il participa,
à Bruxelles, aux « Etats généraux du nationalisme » et à la création du
mouvement Nation. Michel Dumoulin en est son porte-parole officiel.
Hendrickx, Didier (alias Robert Hervin)
Ancien « cadre » de la Nouvelle Droite (proche des anciens SS flamands), il
fut le responsable de la section de Nivelles du FNB. Sous le pseudonyme de Robert Ervin,
ce véritable « croisé de la Race Blanche » simposa très vite comme
lidéologue de ce parti. Ses textes se singularisaient par un racisme de type
germanique (basé sur la loi du sang et sur une « Communauté ethnique
homogène »). Il est proche, depuis 1999, du mouvement Nation.
Van Laethem, Hervé
En 1991, il avait entamé des négociations avec le Front national. Quatre ans plus tard,
Hervé Van Laethem adhéra au FNB ; avec les restes de sa bande de gros-bras
néonazis, connue sous le nom de groupe lAssaut. Chez Bastien, cet ex-instructeur de
lArmée belge soccupa des jeunes militants. Mais pour des raisons politiques
(et judiciaires), en 1997, Hervé Van Laethem quitta le FNB (ce dernier affirmera
quil a été exclu !). Avec dautres radicaux de ce front, il a crée le
mouvement Nation.
Ceux qui disent avoir arrêté la politique
Blaimont, Jacqueline
Aux communales de 1994, cette historienne fut élue à Bruxelles-ville sur la liste du FN.
Très vite, cette fidèle inconditionnelle du président Daniel Féret reçu une promotion
TGV : le poste de délégué pour la région bruxelloise. Mais, pour diverses
raisons, durant lété 1998, elle quitta Daniel Féret pour Marguerite Bastien. Le
FNB remercia la transfuge frontiste en lintroduisant dans sa direction. Depuis plus
dun an, Jacqueline Blaimont a définitivement quitté le FNB et lextrême
droite en général.
de Fays, Marie-Françoise
De 1996 à 1999, cette ancienne membre du bureau national du PRL, fut la numéro deux du
FNB. Détenant le poste de vice-présidente, de Fays contrôlait aussi la section
montoise. Après ses échecs électoraux successifs et un conflit avec Bastien, elle
quitta (en été 1999), suivie de son mari, Thierry le Maistre dAnstaing, le FNB. Ce
départ sera le plus grave pour ce front.
le Maistre dAnstaing, Thierry
Issu du PRL et époux de lex-vice-présidente du FNB, Marie-Françoise de Fays, il
soccupait des relations extérieures du FNB.
Lemmens, Juan
Cet ex-UDRT devint, le 21 mai 1995, député régional bruxellois Front national. Ensuite,
il tenta un putsch contre le président Daniel Féret. La prise de contrôle ayant
échoué, il quitta les rangs frontistes pour fonder le « Parti
social-démocrate » (PSD). Quelques mois plus tard, il adhéra au FNB. Le comité
directeur de ce FN-bis le nomma directement délégué-général. Mais, au printemps 1999,
Lemmens cofonda un nouveau parti, le « Bloc Wallon » (à ne pas confondre avec
lautre Bloc Wallon, fondé en avril 2000), qui ne récoltera que 0,1 % aux
régionales bruxelloises du 13 juin 1999. Le « Bloc » de Lemmens se transforma
en Bloc-NF (nationaliste francophone). Depuis lors, ce jeune chef dentreprise a
disparu de la circulation
Carla SIMON
RésistanceS 16 septembre 2000 |