Quels sont les points faibles des partis fascistes ?

Heureusement, il y en a.

Justice
Tout d’abord, l’extrême droite dans son ensemble continue de figurer, de temps en temps, dans la rubrique justice des médias. En effet, plusieurs de ses élus ou adhérents ont été récemment condamnés pour racisme ou dans le cadre d’affaires de droit commun. D’autres procès sont encore à l’agenda judiciaire.

Division
Autre point faible : les suites du vaudeville de l’extrême droite francophone. A Bruxelles, la présence de plusieurs listes fascistes continuera à diminuer le potentiel d’une droite nationaliste qui serait unie.

Désertion
Par son côté ridicule et inefficace, dans la capitale et en Wallonie, la plupart des militants de base ont définitivement quitté l’extrême droite active. Il est donc très difficile pour le FN, FNB et autre BW de trouver des candidats à placer sur leurs listes respectives.

Cordon sanitaire
Il faut aussi signaler que le cordon sanitaire respecté coûte que coûte dans la majorité des communes wallonnes et bruxelloises a poussé des élus communaux FN à abandonner leur poste. Ces derniers ne supportaient plus d’être considérés comme persona non grata.

CVP
En Flandre, l’année que vient de passer le CVP dans l’opposition pourrait coûter quelques voix nécessaires au VB. D’autant plus que plusieurs sociaux-chrétiens sont eux aussi des adeptes chevronnés de discours populistes, nationalistes et xénophobes. L’électeur sera caressé dans le sens du poil par plusieurs mains.

Autres listes populistes
La présence, ici et là, de petites listes (style Vivant et Union des bruxellois) s’attaquant à un même type d’électorat, pourrait constituée un barrage en plus au raz-de-marée rêvé depuis tant d’années par l’état-major VB.

Bulletin de confiance
Enfin, la bonne santé du bulletin de confiance des Belges dans les différents gouvernements devrait faire revoir à la baisse les scores que le Blok pouvait espéré à l’époque de Dehaene.

(Avancées-RésistanceS – septembre 2000).