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Connexions Europe-Russie
« Euro-Rus
», une association d'Indo-européens blancs pour la «
Grande Europe »

Le 2 décembre dernier, la crème
de la crème de l'« Europe blanche » à
la tribune du « congrès néonazi »
d'Euro-Rus, selon « De Morgen ».
Contre l'Amérique multiculturelle, l'association «
Euro-Rus » revendique depuis sa création en 2003
une « Europe blanche », de Gibraltar à
Vladivostok. Fondée et présidée par un ancien
cadre du Vlaams Blok, elle tente désormais de rassembler les
différents théoriciens continentaux de la « guerre
raciale ». Y compris ceux liés au VB.
Apparue en 2003, l'association «
Euro-Rus », localisée en Flandre dans la ville de Dendermonde,
a pour objectif d'établir des connexions militantes internationales
entre les nationalistes européens d'extrême droite et
les radicaux du patriotisme russe. Dont le principal adversaire commun
serait la « domination mondiale » des gouvernements
américains successifs. Domination « néfaste
pour toutes les cultures des nations européennes »,
dixit Euro-Rus. Autres cibles de celle-ci : les « loges »
(maçonniques) et les divers « lobbies » qui contrôlent,
selon l'association nationale-européenne, les autorités
américaines et britanniques.
Contre le déclin des Indo-européens
Seule solution contre les lobbies « Américano-britanniques
» : une « Europe forte », via un axe « Paris-Berlin-Moscou »
et « l'amitié entre les nations européennes,
de Gibraltar jusqu'à Vladivostok », comme le revendiquait
déjà, dans les années 1960, le théoricien
belge Jean Thiriart, patron du mouvement « Jeune Europe »
et ancien des Amis du Grand Reich allemand, durant l'occupation nazie
du continent européen.
Autre obsession d'Euro-Rus : le déclin
démographique du continent européen. Pour cette association
confidentielle, les Européens, d'origine « indo-européenne
», vont vivre des années très difficiles. Dans
son texte de fondation en néerlandais, elle explique que « l'évolution
démographique » actuelle est un inconvénient
pour les Européens. Parce que « Les démographes
prédisent l'arrivée dans les vingt prochaines années
de pas moins 500 millions (vous lisez bien : cinq cent millions !)
d'immigrés provenant d'Afrique et d'Asie ».
Le déclin de l'Europe blanche est dès lors annoncé
par l'association Euro-Rus.

Kris Roman (à gauche), le patron d'Euro-Rus
et ex-Vlaams Blok, avec Jean-Marie Le Pen, en octobre 2006.
Avec les ultras du Net
L'association Euro-Rus est présidée par Kris Roman,
un activiste d'extrême droite de longue date (voir ci-contre
son portrait) qui semble maintenant, grâce à son association,
reprendre des contacts avec la mouvance du Vlaams Blok/Belang. Après
une courte disparition de la « scène nationaliste »,
il est réapparu sur celle-ci en 2003 avec la création
de l'association Euro-Rus. Il participe encore à la gestion
du site Internet « Altermedia », véritable vitrine
médiatique de tout ce que le Net peut compter d'ultras de la
croix celtique, de néonazis mal blanchis, de négationnistes
obsessionnels et de revanchards orphelins de l'Ordre nouveau de jadis.
Pour le compte d'« Altermedia »,
Kris Roman interviewa en octobre 2006, Jean-Marie Le Pen. Grâce
à ce média et à Euro-Rus, il peut désormais
fréquenter les principaux dirigeants internationaux de la droite
radicale.
Alexandre VICK
«
Congrès néonazi » 2
décembre 2006

Le 2 décembre
dernier, l'association Euro-Rus a organisé un congrès
international dans la commune de Lebbeke (près de la
ville de Dendermonde, en Région flamande). Ce dernier
fut qualifié de « congrès néonazi
» par le quotidien flamand « De Morgen ».
Ce rendez-vous
nationaliste a rassemblé les principales figures connues
du nationalisme ultra, version droite radicale. Parmi ceux-ci,
citons : les français Yann Ber Tillenon (président
de l'association nationaliste païenne bretonne Kêrvreizh)
et Guillaume Faye (ex-leader du GRECE, actuel théoricien
de la « guerre raciale », notamment pour le compte
de l'association racialiste « Terre & Peuple »),
l'anglais Nick Griffin (président du Parti nationaliste
britannique, le BNP), le belge Robert Steuckers (ex-GRECE, dirigeant
du réseau Synergies européennes et proche de la
mouvance radicale pro-Vlaams Blok/Belang), l'américain
David Duke (leader de la droite extrême aux Etats-Unis,
ex-chef du KKK et invité au récent colloque international
négationniste, organisé à Téhéran,
par les autorités intégristes iraniennes)... ainsi
que d'autres leaders belges, hollandais, russes... de la «
Grande Europe blanche ».
 
Congrès du 2 décembre :
à la tribune le français Guillaume Faye (ex-GRECE,
théoricien de la « guerre raciale ») et l'anglais
Nikki Griffin (le dirigeant du BNP).
La présence
d'un dénommé Roland Pirard a aussi été
signalé au congrès d'Euro-Rus. Provenant de la
droite néonazie francophone, celui-ci est désormais
l'un des dirigeants bruxellois francophones du Vlaams Blok/Belang.
Le 19 décembre dernier, Roland Pirard, fut élu
au CPAS de la commune de Berchem-Sainte-Agathe pour le compte
du VB (lire à ce sujet notre article : «
Roland Pirard, un pur et dur au service du Vlaams Blok/Belang »
).
[A.Vick
- RésistanceS]
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© RésistanceS –
L'Observatoire de l'extrême droite - www.resistances.be –
info@resistances.be - Bruxelles – Belgique – 22 décembre
2006
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Kris Roman (à gauche)
à la tribune du congrès d'Euro-Rus du 2 décembre
2006.
Kris Roman, flamo-russophile extrémiste
Issu des
rangs du Vlaams Blok, il passe en 1994 au Front national de Daniel
Féret. Selon la direction du VB, Kris Roman fut exclu du parti
pour « dérives négationnistes et antisémites ».
Ce cadre bruxellois blokkiste avait des relations fraternelles avec
le groupe néonazi francophone « l'Assaut ».
Lors des
élections communales d'octobre 1994, Daniel Féret va
pourtant lui offrir la tête de liste FN dans la commune bruxelloise
de Ganshoren. Kris Roman est élu conseiller communal et fonde
une tendance interne au FN : la Ligue nationale (LN). Ne supportant
pas les initiatives qu'il ne contrôle pas, Féret met
dehors Roman et sa LN.
Ils rejoignent
alors les autres exclus frontistes, menés par la députée
fédérale Marguerite Bastien, qui mettent sur pied un
nouveau FN, le Front nouveau de Belgique (FNB). Roman prendra en main
la création en Flandre d'un éphémère Nationaal
front, pour le compte du FNB.
Mais l'entente
avec Marguerite Bastien est de courte durée. Kris Roman décampe
du FNB et relance la Nationale liga-Ligue nationale (NL-LN). Dans
un communiqué de presse, daté du 4 juin 1998, cette
ligue s’attaquera de front à Marguerite Bastien. Pour
la ligue, le FNB est désormais un « venin belge »
(sic) et Bastien « la plus grande ennemie du peuple flamand
».
A la même
époque, Roman est de ceux qui fondent le « comité
des Nationalistes contre l'Otan », avec Hervé Van Laethem
et Hubert Defourny, respectivement ex-dirigeant-fondateur du groupe
néonazi l'Assaut et « Fondateur » (sic) du mouvement
REF.
Kris Roman a également
fréquenté un groupe sectaire catholique installé
près de la place Flagey à Bruxelles. Celui-ci est connu
pour offrir l'hospitalité à des négateurs-menteurs
en fuite dans notre pays. Ce fut le cas pour Olivier Mathieu et aujourd'hui
encore pour Vincent Reynouard.
Sources
:
• « Dictionnaire de l'extrême droite francophone
», de RésistanceS.
• « Les rats noirs – L'extrême droite en Belgique
francophone », de Manuel Abramowicz, éditions Luc Pire,
Bruxelles, 1996, p. 87,
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