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RésistanceS.be 31-03-2010 |
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Après le succès du FN lepéniste et les ennuis du Parti populaire de Modrikamen
Contrairement
à l'extrême droite française, qui vient de reprendre
de l'aplomb lors des élections régionales de ce mois
de mars, son homologue belge va mal. Le Vlaams Belang se ferait dépasser,
en cas d'élections, par les nationalistes de la NVA de Bart
De Wever, aujourd'hui le deuxième parti politique en Flandre,
selon le dernier baromètre du quotidien «La Libre Belgique».
La mauvaise santé électorale du VB se confirme. Ce qui
aggrave la crise interne historique qui le déstabilise de l'intérieur
(
Les bases militantes des deux premiers fronts se sont réduites considérablement, après leur déconfiture aux régionales de juin de l'année dernière. Le secrétaire général du FN de Daniel Huygens et de Michel Delacroix, Patrick Sessler, connu pour son dynamisme et ses compétences en matière de «management politique», s'est retiré pour le moment de la vie du parti. Le Front de Patrick Cocriamont a eu pour sa part toute les peines du monde à organiser un congrès, en décembre dernier. Congrès qui déboucha sur la réélection du député Cocriamont à la présidence de ce parti en présence de... 26 électeurs représentant théoriquement sa base militante ! Pour camoufler son essoufflement lui faisant mordre la poussière, le FN-Cocriamont annonce dans sa propagande interne les activités de diverses structures qui lui sont liées : une Fédération des nationalistes wallons (FNW / FN-Wallonie, animée par le tandem Charles Petitjean et Charles Pire), une Fédération des nationalistes populaires bruxellois (FNPB) et «Notre Peuple», une association politique en charge du «développement du parti» (sic).
Sur le plan légal, Nicotra préside désormais l'association sans but lucratif (asbl) fondatrice en 1985 du parti (connu officiellement sous le nom de Front national-Nationaal front, FN-NF), ce qui ferait de lui son héritier naturel. Singularisé par un certain charisme et doué dans le recrutement, Salvatore Nicotra arrive pour l'instant à attirer vers son front des membres de la première heure du FN historique, des transfuges venant du FN de Cocriamont (dont sa tête de liste bruxelloise aux élections régionales de juin de l'année passé), ainsi qu'un ancien cadre du mouvement Nation. Ce dernier devrait le rejoindre en compagnie d'autres activistes de Nation. Confirmation de l'insuccès dans les milieux nationalistes et identitaires de ce mouvement fondé, en 1999, par des dissidents du Front nouveau de Belgique (FNB) et du FN.
Le FN d'Huygens et de Delacroix préconise dans ce but l'«unité des nationalistes» et affirme se mettre à leur service. Il y a quelques jours, il invitait largement à la visite du Parlement fédéral, grâce à la présence en son sein du sénateur Michel Delacroix. Cette visite eut lieu en compagnie d'une délégation de Nation. Le rapprochement entre ce dernier et le FN d'Huygens et de Delacroix est donc enclenché. Ce qui ne laisse bien entendu pas indifférent le FN de Cocriamont qui a lancé, récemment, des appels du pied au FN «canal historique» pour enterrer la hache de guerre. Outre Daniel Huygens en personne, l'un
des acteurs de la tentative de réunification de l'extrême
droite frontiste belge est une vieille connaissance de RésistanceS.be
puisqu'il s'agit de Georges-Pierre Tonnelier. Récemment, il
contactait encore Salvatore Nicotra pour le persuader de participer
à l'unité des nationalistes. Ce qui ne relève
certainement pas du hasard : Tonnelier est régulièrement
présent au Parlement belge, dans le sillage du sénateur
FN Michel Delacroix, comme le révélait l'hebdomadaire
«Pan» du 3 mars (voir ci-dessous). Depuis, RésistanceS.be
a reçu la confirmation de la présence régulière
de Georges-Pierre Tonnelier au Parlement fédéral. Cet
ancien responsable, tête de liste, webmaster, président
du centre d'études du Front national... semble donc rester
fort actif dans les coulisses de l'extrême droite frontiste.
Contrairement à ses multiples affirmations publiques (
Les fermetures d'entreprises, la montée du chômage, les faits d'insécurité extrêmement violents, le brouillage des discours politiques émis par les partis traditionnels, l'inculpation de politiciens, l'islamophobie ambiante... profitent quasi toujours aux formations populistes et d'extrême droite. De plus, à chaque relance du FN français, comme lors de l'élection présidentielle en 2002, les frontistes belges ont bénéficié de ses ondes positives en Belgique. La remise en selle de l'extrême droite d'outre-Quiévrain, via Marine Le Pen aux dernières régionales, et les ennuis actuels que subit de plein fouet Mischaël Modrikamen, le président-fondateur du Parti populaire, pourraient avantager à nouveau le Front national dans notre pays. Pour cela, il devrait mettre fin à ses guerres de clans et se présenter uni aux prochaines élections. Mais ceci semble pour le moment, comme en témoignent les nombreuses informations reçues à RésistanceS.be, une mission impossible. Manuel Abramowicz
Le 3 mars dernier, le journal «Pan» révélait que Georges-Pierre Tonnelier, ancien fidèle de Daniel Féret, le président-fondateur du Front national, restait actif au sein de l'extrême droite, notamment dans le sillage du sénateur frontiste Michel Delacroix.
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© Dessin Hajimé / RésistanceS.be Sur le Front national en Belgique, lire aussi sur RésistanceS.be • Un Front national belge à plusieurs branches • L'extrême droite électorale en décroissance généralisée • Bilan positifs de l’extrême droite francophone aux élections de 2003
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