| Anti-globalisation : infiltration néonazie
Juste après les provocations policières et les opérations dinfiltration orchestrées par des organisations néonazies italiennes (au service de qui ?), observées lors du sommet du G7 à Gênes (en juillet 2001), un « Comité Nationalisten tegen globalisering » (NtG) est apparu en Belgique. Comme par hasard au moment où notre pays prenait la présidence de lUnion européenne. Ses initiateurs proviennent de la mouvance nationaliste flamande pure et dure et dune fraction ultra du Vlaams Blok. Cette même mouvance est caractérisée par un discours royalement anti-belge. Lors des manifestations du NtG, il est scandé, par exemple : « Voor Vlaanderen : alles, voor t Belgikske : nikske » et « België barst !», cest-à-dire en français : « Pour la Flandre : tout, Pour la (petite) Belgique : rien » et « Que la Belgique crève !». Ce comité reçoit, entre autres, le soutien dun ancien député fédéral Vlaams Blok (impliqué dans un dossier de murs !). Du coté francophone, les adeptes de ce nouveau groupuscule sont originaires du parti nationaliste wallon AGIR, du mouvement REF (dHubert Defourny) et de lex-groupe néonazi lAssaut.Combat pour Adolf Hitler
En France, ce comité reçoit lappui dUnité Radicale. Un groupuscule (moins de 200 militants sur lensemble du territoire français) luttant pour « le respect de la race et du sol, du sang et de la terre des ancêtres » (extrait de léditorial de son site Internet du mois doctobre 1999). Unité Radicale est par ailleurs lune des tendances formant le Mouvement national républicain, la dissidence dultradroite du Front national de Jean-Marie Le Pen menée par Bruno Mégret. Depuis toujours, ce dernier préconise des alliances électorales avec la droite conservatrice française partisane du système libéral actuel. Comme nous pouvons le remarquer après la description de ses principaux liens et lobservation de ses activités antérieures, « la lutte contre la globalisation » de ce comité nationaliste nest quun leurre. En effet, lopposition supposée au système économique dominant sert de « cheval de Troie ». En réalité, ces pseudo antimondialistes dextrême droite sont contre le système économique libéral uniquement pour des raisons dordre « racial ». Ils sont contre la mondialisation de léconomie parce que, selon eux, cette mondialisation ouvre les portes de lEurope à de nouveaux mouvements migratoires. En septembre dernier, à Bruges, parmi les slogans du maigrichon cortège organisé par le « Comité Nationalisten tegen globalisering » pour protester contre la présidence belge de lUnion européenne, ceux du style « Neen, asielmisbruik neen multikul » (« Non à labus de lasile non au multiculturalisme ») faisaient bien plus recette que les quelconques slogans contre la globalisation entendus ce jour-là. Reagan pour modèle !
Ces derniers ont toujours préconisé une économie de type capitaliste, comme cela a déjà été démontré dans diverses études historiques, universitaires ou journalistiques. Ils ont tous soutenu, un jour où lautre, Jean-Marie Le Pen, notamment au moment où celui-ci se faisait passer pour le « Ronald Reagan européen ». Le discours anti-globalisation de ces fractions de lultradroite ne vise donc, derrière un masque, quà :
Comme quoi, lextrême droite reste le chien de garde quelle a toujours été. Utilisée hier par les patrons pour briser les piquets de grève, lextrême droite sert aujourdhui à justifier la répression du mouvement en faveur dun autre système économique. Elle ne change donc pas dun iota ses méthodes ni ses idéaux dantan ; malgré ses nouveaux oripeaux.
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< Paris, mai 1991 - Hervé Van Laethem (au centre avec la barbe), ancien dirigeant-fondateur du groupe néonazi lAssaut, lors dune manifestation du Front national français. Il scandait alors « Le Pen président ! ». |