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Le Vlaams Blok continue à recourir à la délation La chasse aux profs antifascistes est ouverte ! On se souvient qu’en mai dernier, le Vlaams Blok s’illustrait une nouvelle fois par ce qui ressemblait fort à un coup de pub pré-électoral, en annonçant la création d’une ligne téléphonique de dénonciation des étrangers en situation illégale. La ligne téléphonique avait d’ailleurs été fermée quelques jours plus tard. La section des jeunes du parti d’extrême droite flamand, le Vlaams Blok Jongeren (VBJ), récidive aujourd’hui avec l’ouverture d’une nouvelle ligne téléphonique, destinée cette fois à la dénonciation des… enseignants ! À l’heure où l’on parle de plus en plus, et à juste titre, de la nécessité d’instaurer dans les écoles des cours d’éducation civique, le Vlaams Blok prenant au bond une balle qui ne lui était vraiment pas destinée, appelle quant à lui à la dénonciation des enseignants qui auraient l’outrecuidance de le présenter à leurs élèves « sous un jour négatif ». Et voilà ainsi la notion de neutralité de l’enseignement exploitée jusqu’à son aporie par un parti qui a bien compris que c’était dès l’école qu’il fallait enseigner aux jeunes à décortiquer le discours extrémiste. Et qui est bien déterminé à se faire passer comme un parti « comme les autres ». Car nul ne contestera sans doute qu’il serait inadmissible qu’un enseignant, quel qu’il soit, s’affiche ouvertement dans ses classes comme partisan de tel ou tel parti, comme détracteur de telle ou telle tendance politique démocratique. Mais faut-il prendre ce devoir de réserve comme une interdiction faite aux enseignants de tenir le moindre discours politique ? De mettre en garde leurs élèves contre les dangers du fascisme ? De les sensibiliser à la complexité de la pensée politique ? De tenter de leur transmettre le goût de la démocratie et le rejet du populisme ou du totalitarisme ? But véritable du Blok : nier ses
racines néonazies Nadia GEERTS
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