Auschwitz : 60 déjà ! Un souvenir d’hier,
Dès la fin de la Deuxième guerre mondiale, Auschwitz devient le symbole de la barbarie nazie. A lui seul, ce camp d’extermination incarne désormais le crime contre l’Humanité commis de manière méthodique, sur fond de crise économique, par la dictature hitlérienne. A l’occasion de l’anniversaire de la libération d’Auschwitz, le monde entier se souvient et à nouveau proclame : « Plus jamais ça ! ». Et ce alors que d’autres génocides ont depuis été perpétrés par des régimes dictatoriaux, au Cambodge (entre 1975 et 1979) et au Rwanda (en 1994). La planification de l’épuration ethnique sera également savamment appliquée dans l’ex-Yougoslavie (dès 1991). Au même moment, chez nous, la propagande raciste est à l’œuvre. Comme en 1933 en Allemagne, la société d’apartheid en séduit certains. Chez nous aussi, bien qu’à heureusement bien plus petite échelle, le racisme tue, par le biais des discriminations racistes quotidiennes. La promesse de « Plus jamais ça ! » n’est toujours pas une réalité. Le combat doit donc être poursuivi. Si la célébration d’Auschwitz doit déboucher impérativement sur une réflexion sur notre présent, elle est aussi l’expression de l’échec total, aujourd’hui, du négationnisme, cette stratégie de l’extrême droite qui voulut blanchir les crimes nazis pour mieux voir ressusciter les « recettes du IIIe Reich ». Les négateurs appartiennent aujourd’hui au triste folklore d’une espèce en voie de disparition. Du moins si nous restons vigilants et favorisons l’éducation à la signification globalisante d’Auschwitz auprès des jeunes et futures générations. Le souvenir d’Auschwitz doit servir à dénoncer les politiques d’hier, d’aujourd’hui et de demain qui cultivent le repli identitaire, tournant ainsi le dos à l’humanisme et au progrès.. Manuel Abramowicz © RésistanceS - www.resistances.be – Bruxelles - Mis en ligne le 27/01/2005 |
A écouter sur RésistanceS Le Chant des partisans juifs Le " Chant
des partisans juifs " (que nous a transmis Henri Goldman) a été
écrit en 1943 par Hirsh Glik au ghetto de Wilno (aujourd'hui
Vilnius, en Lituanie). Il est chanté par Chava Alberstein en
yiddish, la langue maternelle des Juifs d'Europe de l'Est. Les paroles
de ce chant historique et héroïque disent, notamment :
" Ne dis jamais que c'est ton dernier Cliquer ici pour l'écouter.
A l’occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, le site RésistanceS vous invite à consulter ses dossiers :
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