Droite chrétienne-extrême droite, Au sein du Parti social-chrétien (PSC), comme au sein de son grand frère flamand (le CVP), une phalange favorable à "l'union des droites" (centristes et extrémistes) s'est toujours manifestée sans complexe. Depuis 1999, lun des leaders de ce "lobby" conservateur quittait définitivement le PSC. "Déçu par les soi-disants nouvelles valeurs mises en avant par la nouvelle politique du PSC", le quotidien "le Soir" du 31 mars 1999, annonçait que Bernard de Marcken de Mercken, léchevin populiste social-chrétien dEtterbeek, quittait son parti. Lauteur de larticle émettait lhypothèse que ce départ avait été motivé pour dautres raisons. Par exemple, la place en "ordre inutile" que lui avait réservé le PSC sur la liste régionale. Le journaliste du "Soir" rappelait encore que Bernard de Marcken de Mercken appartenait au groupe Sociaux-chrétiens 2000, "proche de la droite la plus extrême". Il aurait peut-être été utile de donner plus de détails sur cette tendance. Une plaque tournante de la "Droite plurielle" Daniel Féret (président-fondateur du Front national), Patrick Sessler (un ancien cadre d'un groupuscule néonazi et actuel bras-droit de Johan Demol, le président bruxellois du Vlaams Blok), Frédéric Erens (un dissident du FN passé au Vlaams Blok), Georges Matagne (ex-dirigeant du Parti des forces nouvelles, un groupuscule négationniste), Alain Escada (directeur d'un journal raciste et président de Belgique & Chrétienté, une association intégriste catholique proche du FN), Robert Steuckers (ex-idéologue de groupuscules nationalistes radicaux) participèrent également à plusieurs assemblées du groupe de Bernard de Marcken de Mercken. Quant à son frère, Jean, lui aussi bien placé au sein de cette tendance favorable à un Etat fort, il est régulièrement présent, à Paris, le dernier week-end du mois de septembre. Comme par hasard, au même moment de la fête annuelle du Front national français. En février 1996, le même Jean de Marcken de Mercken rendit visite à son "amie" (sic) Marguerite Bastien, lors dun meeting du Front nouveau de Belgique (FNB), à Drogenbos. Plusieurs membres de la tendance ultraconservatrice du PSC avaient déjà pris leur carte d'adhérant au FNB. Le service dordre de ce meeting était, quant à lui, assuré par les gros-bras du groupe néonazi lAssaut. Il se trouvait encore à côté de Jean de Marcken de Mercken, le "gourou" d'un groupuscule sectaire néopaïen et le chef d'un parti néorexiste. Une belle brochette représentative de la "droite plurielle". Simon HARYS Source : "RésistanceS", n° 6, printemps 1999, p. 5. Article adapté pour le site RésistanceS, le 9 septembre 2000. |