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La secte scientologue continue à courtiser les adolescents ! Les dernières
intoxications C’est maintenant par le biais de Narconon, un pseudo programme de désintoxication mis au point par Ron Hubbard, que la secte de la scientologie tente de séduire les jeunes. En novembre dernier, lors d’un colloque consacré aux drogues et dépendances et destiné à des rhétoriciens, la scientologie était une fois encore au rendez-vous, sous le masque de l’association Narconon, bien connue pourtant pour être une émanation de la scientologie. La vigilance est donc plus que jamais de mise, malgré les dénégations offusquées des représentants officiels de la secte. Lesquels prétendaient, lorsque RésistanceS avait, en septembre 2003, épinglé leur action de prosélytisme à la sortie d’une école de la capitale, que leur présence à cet endroit n’était que le fait du hasard… Un colloque infiltré par
la secte, via Narconon Là où le bât blesse, c’est lorsqu’on découvre que l’ex-toxicomane venue témoigner de son parcours est une adepte de l’Eglise de Scientologie. Et qu’elle ne se prive pas d’en faire la publicité, de manière déguisée, par le biais de la distribution de prospectus émanant de l’asbl Narconon. L’association organisatrice du colloque ignorait manifestement tout des liens étroits qu’entretient Narconon avec la secte de scientologie. Et c’est en toute bonne foi qu’elle s’est adressée à Narconon, laquelle s’est bien gardée, évidemment, de parler de son peu reluisant sponsor. Ce qui démontre la nécessité absolue d’informer, encore et toujours. La secte de scientologie dispose de moyens puissants, et sa seule et unique raison d’être est l’attrait de membres dans ses filets. Elle dispose d’ailleurs pour cela de nombreuses sociétés écrans (voir encadré). À nous de les déjouer. « Ose la Science » a bien entendu informé les étudiants présents de la malencontreuse infiltration dont ils avaient été la victime. N’empêche qu’il semble qu’il faille redoubler de vigilance : la scientologie continue de briguer les adhésions des (très) jeunes. Narconon, une antenne de la scientologie Narconon n’en est pas à sa première tentative d’infiltration, loin de là. Et si cette asbl est amplement présentée sur le site officiel de la scientologie, l’association belge du même nom n’existe plus officiellement, elle, depuis juillet 1988, date de sa dissolution… Il semblerait cependant que Narconon ait été remplacée par une nouvelle structure nommée « Non à la drogue, oui à la vie », subventionnée par la scientologie et dirigée par Flavio Spirito et Ludo Vermeulen. Et de toute évidence, Narconon, fût-ce sans statut officiel, continue à propager son message. Narconon, scientologie ? Oui Avec un peu d’adresse, il doit être possible de faire des toxicomanes d’hier des scientologues de demain, d’autant plus dévoués à la cause qu’ils auront trouvé dans la scientologie une planche de salut. La scientologie, la loi et le
paravent de la vertu Quant à Monique De Turck, venue
si gentiment témoigner de son parcours de toxicomane, il s’avère
qu’outre ses « qualités » de scientologue
et de porte-parole de Narconon, elle est aussi active dans une «
Commission des Citoyens pour les Droits de l’homme » (CCHR),
laquelle prétend lutter contre les « abus » de
la psychiatrie, exactement comme Criminon, une autre antenne de la
Scientologie... Cette CCHR a pour autre raison d’être
la défense des intérêts de la secte de scientologie
au nom des droits de l’homme. Ce qui met en évidence,
si besoin était, l’équation fallacieuse que la
Scientologie veut à toute force nous faire entrer dans la tête
: scientologie = défense des droits de l’homme et lutte
contre la toxicomanie, causes vertueuses s’il en est.
© RésistanceS – Belgium - 29 janvier 2004.
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Plus d’informations sur ce sujet ? Consulter les articles sur la scientologie dans notre dossier sur les sectes.
Au sujet de Narconon,
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