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Un exemple héroïque
pour les générations actuelles
L’Insurrection
du Ghetto de Varsovie

Insurgés juifs du Ghetto de Varsovie.
Il y a 64 ans jour pour jour,
le 19 avril 1943, la veille de Pessah, en réponse à
l’attaque massive de la Wehrmacht, la Direction de l’Organisation
Juive de Combat, créée en juillet 1942, donne le signal
de l’Insurrection. Cette Direction est composée de cinq
membres : Mordekhaï Anielewicz du Hashomer Hatzaïr en est
le commandant ; Marek Edelman du Bund, le commandant en second ; en
font également partie Icchak Cukiermann du mouvement pionnier
Hekhaloutz, Hersz Berlinski du Poale Sion de gauche et Michal Rojzenfeld
du Parti communiste.
Ainsi que le rappelle Marek Edelman,
l'un des rares combattants survivants, dans la postface de la réédition
de ses « Mémoires du Ghetto de Varsovie » en 2002
:
« La défense du Ghetto n'avait rien d'inattendu.
Elle était la suite logique de quatre années de résistance
d'une population enfermée dans des conditions inhumaines,
humiliée, méprisée, traitée, selon l'idéologie
des vainqueurs, comme des sous-hommes. Malgré ces conditions
dramatiques, les habitants du ghetto ont, dans la mesure du possible,
organisé leur vie selon les plus hautes valeurs européennes.
Alors que le pouvoir criminel de l'occupant leur refusait tout droit
à l'éducation, à la culture, à la pensée,
à la vie, voire à une mort digne, ils ont créé
des universités clandestines, des écoles, des associations
et une presse. Ces actions qui engendraient la résistance
contre tout ce qui menaçait le droit à une vie digne,
ont eu pour conséquence l'insurrection. Celle-ci était
l'ultime moyen de refus des conditions de vie et de mort inhumaines,
l'ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde
de la dignité. »
Quand, dans une récente interview
par le quotidien israélien Yediot Aharonot, la journaliste
lui demande si l’insurrection n’était pas une forme
de suicide collectif, Marek Edelman s’insurge :
« En nous soulevant, nous
avons rappelé notre appartenance au genre humain. En prenant
les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous
sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus
des hommes libres. »
Et c’est effectivement un message
à la fois désespéré, mais aussi de foi
en un avenir que la plupart d’entre eux ne connaîtraient
pas, que les insurgés adressèrent à l’extérieur
ainsi qu’en témoigne ce passage extrait de la «
Proclamation du Ghetto au combat » lancée le 23 avril
:
« Nous nous battons pour
notre liberté et pour la vôtre... Pour notre honneur
et pour le vôtre... Pour notre dignité humaine, sociale,
nationale et pour la vôtre... »
Durant cette période effroyable
de 1939 à 1945, des Juifs se sont battus sur tous les fronts,
dans des armées régulières, dans des mouvements
de résistance, et dans d’autres ghettos que celui de
Varsovie. Mais c’est par cet appel à la conscience des
générations futures que l’Insurrection du Ghetto
de Varsovie constitue aujourd’hui un symbole. Un symbole dont,
malheureusement, beaucoup de ceux qui le commémorent chaque
année ont apparemment oublié, ou voulu oublier, le sens.
[Texte extrait de « Points critiques »,
mensuel de l'Union des progressistes juifs de Belgique, n° 275,
avril 2007 – Publié sur le site de RésistanceS
– www.resistances.be – le 13 avril 2007]
«
Nous voulons sauver la dignité humaine »

Mordekhaï Anielewicz, l'un des cinq
jeunes combattants des insurgés du Ghetto de Varsovie.
Le soulèvement
a commencé le 19 avril 1943, déclenché
par 400 insurgés de l'Union militaire juive (ZZW) et
environ 40 combattants de l'Organisation juive de combat (ZOB).
Durant les combats
environ 7 000 résidents du ghetto ont été
tués, 6 000 ont été brûlés
vifs ou gazés durant la destruction totale du quartier,
les Allemands déportèrent les survivants dans
le camp d'extermination de Treblinka et les camps de travail
de Poniatowa, de Trawniki et de Majdanek.
L'impact psychologique
de l'insurrection du ghetto de Varsovie a été
très importante. La résistance a été
plus forte que prévue par les Allemands, même si
l'issue était certaine vu le déséquilibre
des forces.
« My
nie chcemy ratowac zycia. Zaden z nas zywy z tego nie wyjdzie.
My chcemy ratowac ludzka godnosc »
(« Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne
sortira vivant d'ici. Nous voulons sauver la dignité
humaine »).
Arie Wilner (pseudo Jurek) soldat de la ZOB.
[Texte extrait
de la notice sur la révolte du Ghetto de Varsovie publiée
sur Wikipedia
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Le 19 avril à
Bruxelles
Commémoration de la révolte du Ghetto de Varsovie
L'Union
de progressistes juives de Belgique (UPJB) vous convie à la
célébration du 64e anniversaire de l'insurrection juive
du Ghetto de Varsovie, le jeudi 19 avril prochain à Bruxelles.
Cette commémoration,
organisée chaque année par l'UPJB, se déroulera
en deux temps :
• A 19h
:
Dépôt de fleurs au Monument à la Résistance
juive et au Mémorial de la
Déportation d’Anderlecht, coin rue Emile Carpentier et
rue des Goujons (1070 Bruxelles).
• A 20h15 :
Projection d’un film relatant la révolte du Ghetto de
Varsovie. Cette projection aura lieu au local de l'UPJB : 61 rue de
la Victoire à 1060 Bruxelles
Pour plus d'informations
:
Tél :00-32 (0)2-537.82.45
e-mail : upjb@upjb.be
Site : www.upjb.be
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