Pour
la mémoire des générations actuelles et futures
Il y a nonante ans, le génocide
arménien débutait
Le XXe siècle fut aussi
celui des génocides : au Rwanda, ciblant prioritairement la
population tutsie (1994), au Cambodge durant le règne des nationalistes
Khmers rouges (1975-1979), en Europe contre les Juifs et les Tziganes
(durant la Deuxième guerre mondiale). Sans oublier le génocide
des Arméniens, perpétré sur leur terre natale
alors occupée par l’Empire turc (1915).
Aujourd’hui, nonante ans après
les massacres, les Arméniens se souviennent du génocide
qui les frappa. Au travers de simples initiatives citoyennes, loin
des commémorations officielles devant lesquelles ne rechignent
pourtant pas, d’habitude, les autorités des principaux
pays occidentaux.
Il faut dire que la mémoire du génocide
arménien est sabotée à la fois par la propagande
turque, massive et légendaire, visant à sa négation
totale, et par la frilosité de nos gouvernements soucieux de
ne pas offusquer l’allié économico-militaire turc
Le souvenir de ce génocide sera cependant
commémoré à Bruxelles, le 24 avril prochain,
entre autres au Théâtre de Poche, bastion de l’art
engagé.
Voici, ci-dessous, le texte de présentation d’un spectacle
exceptionnel et d’un débat qui promet d’être
de grande qualité.
Un rendez-vous soutenu par RésistanceS, pour la mémoire
des générations actuelles et futures. Contre le racisme
et le nationalisme. Pour la vérité et la liberté
!
Manuel ABRAMOWICZ.
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Le
Groupe de projets artistiques Louys-Arto, vous propose de voyager
au coeur de la mémoire arménienne.
Le 24 avril
est une date clef puisque cette année c'est la commémoration
des nonante ans du génocide arménien.
Le 24 avril
1915 est, en effet, le jour de la mort systématique et
programmée de 850 artistes et intellectuels arméniens
par le gouvernement "Jeunes Turcs" de l'Empire ottoman,
parmi les 1.500.000 victimes arméniennes.
Le gouvernement
de la Turquie actuelle ne reconnaît toujours pas les faits.
A l'heure des négociations de l'entrée de la Turquie
dans l'Union européenne, et à celle du 60e anniversaire
de la libération des camps nazis, la question arménienne
prendrait-elle enfin tout son poids ?
Le déficit
au niveau de la transmission de cet événement
est considérable, le but final des massacres étant
l'effacement de toute trace. Le théâtre n'est-il
pas aussi un lieu de transmission ?
C'est en
tout cas ce que nous souhaitons en organisant, en collaboration
avec le Théâtre de Poche, cette journée
qui s'articulera en deux parties :
- La lecture
de la pièce ‘’Papiers d'Arménie’’
de Caroline Safarian, avec Jean-Michel Balthazar, Laurent Capelluto,
Fabrizio Rongione, Vicky Stratidis et François-Michel
Van Der Rest.
- Le débat
dirigé par Marie-Aude Baronian dont le thème ‘’Génocide
et Représentation’’ a pour objectif d'apporter
différentes visions sur la question arménienne
en particulier, sur les conséquences du déni,
mais également une réflexion sur la ‘’représentation’’
des génocides en général.
Les invités
de ce débat sont :
> Janine
Altounian, essayiste
> Bernard Coulie, recteur de l'Université catholique
de Louvain (UCL) et orientaliste
> Jacques Delcuvellerie, metteur en scène
> Pierre Mertens, écrivain
> Dogan Özgüden, journaliste.
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© RésistanceS - www.resistances.be –
Bruxelles - Mis en ligne le 14 avril 2005
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Un programme
proposé par :
Le groupe de projets
artistiques Louys-Arto.
Date : dimanche 24 avril
2005
Heure : 15 h 30
Au Théâtre
de Poche
Bois de la Cambre
1A Chemin du Gymnase
1000 Bruxelles
Tél. Location : 02-649.17.27
info@poche.be
www.poche.be
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