| Attentats aux Etats-Unis
Des amis
Lextrême droite nest pas restée longtemps silencieuse face aux terribles attentats qui ont secoué ce mardi 11 septembre les Etats-Unis. A linstar de quelques manifestants palestiniens, le dictateur irakien, des intégristes conservateurs islamistes de la pire espèce, plusieurs groupuscules néofascistes viennent de saluer à leur façon ces actions terroristes extraordinaires. Ce 12 septembre, dans la journée, à la rédaction du site Internet RésistanceS, nous avons reçu et capté plusieurs communiqués dorganisations d'extrême droite belges et françaises saluant les vagues dattentats anti-américains. Parmi eux, citons celui dUnité Radicale (UR). Ce groupuscule rassemble les purs et durs de lextrême droite française. UR vient de négocier des accords préélectoraux avec le parti de Bruno Mégret, le Mouvement national républicain (MNR). En Belgique, ces nostalgiques du nazisme sont en contact étroit avec le mouvement Nation (dissidence du Front Nouveau de Belgique) et divers petits groupes proches ou liés au Vlaams Blok, comme les Vlaamse Jongeren Mechelen (VJM) et le comité Nationalistes contre la Globalisation. Le porte-parole de ce dernier est, par exemple, le président de la section brugeoise des Vlaams Blok Jongeren (VBJ). Pour sa part, le Parti communautaire national-européen (PCN) a également tenu à «saluer le courage indomptable des héros et des martyrs de la Résistance palestinienne qui viennent de frapper au cur l'impérialiste américano-sioniste : Wall-Street symbole du capitalisme oppresseur, le Pentagone centre de l'agression militariste yankee et le State Department, cerveau de la pieuvre impérialiste ». Dirigé par un ancien leader néonazi belge, le PCN rappel que «depuis des décennies, les USA agressent le monde. Aujourd'hui l'arrogante Amérique sait que l'on peut frapper au cur même de ses métropoles». Pour cette minuscule formation pan-européenne basée à Bruxelles, «Les morts de Dresde et de Hambourg, de Hiroshima et de Nagasaki, de Bagdad et de Belgrade, sont enfin vengés». Le PCN affirme par ailleurs, sans le prouver, que comme «dans la Nation arabe, à Tripoli et à Bagdad, à Belgrade, à Pale et à Skopje», des manifestations saluant laction terroriste auraient été organisées «dans les quartiers populaires de Bruxelles». Avec un corpus idéologique étonnant (mélange de concepts fascistes et staliniens, défendant une alliance rouge-brune entre les communistes orthodoxes et les nationalistes européens et bénéficiant de liens en Libye et auprès des partisans de lancien dictateur serbe Milosevic), le PCN plaide quil nest pas dextrême droite. Malgré la présence dans ses rangs de transfuges de groupes néofascistes. En octobre 2000, animé dune haine tenace contre lEtat belge, le PCN appelait à voter aux élections communales belges pour le Rassemblement Wallonie-France (RWF, mouvement pluraliste démocratique revendiquant le rattachement de la Wallonie à la France) et pour le Vlaams Blok (VB). Il faut savoir que Luc Michel, le fondateur-président du PCN, compte de nombreux «camarades politiques» de longue date au sein du VB, y compris dans la direction de ce parti nationaliste anti-belge. Dépêche RésistanceS 12/09/01.
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