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Jeune alliance nationale au service du FNB
Après Nation, la Ligue,
le Bloc wallon, REF et autres Renaissance européenne,
voici venue la Jeune alliance nationale (JAN), dirigée
dans la région de Mons par un ex-militant du Front
national (FN). La JAN est une nouvelle organisation qui souhaite
ratisser large. Pour l’heure, au service du maigrichon
Front nouveau de Belgique (FNB).
Avec une base militante maigrichonne
(pas plus de cinquante militants en tout), en Communauté
française, l’extrême droite francophone est
constituée de plusieurs organisations. La rivalité
et les conflits internes sont leur singularité. Le Front
national de Daniel Féret a produit plus de vingt dissidences,
en moins de vingt ans d’existence. Un record absolu dans
l’Histoire politique belge, voire mondiale !
Du Front à la Ligue
Dernière scission structurée à l’heure
actuelle, celle apparue à Charleroi autour d’Olivier
Delcourt, le dernier responsable local du parti de Féret.
Lui et les siens ont mis sur le marché politique une
nouvelle organisation : la Ligue. Se revendiquant aussi du «
lepénisme », cette ligue est plus folklorique que
dangereuse (voir la notice que nous lui avons consacré
dans «
La Radioscopie de l’extrême droite francophone
». Exclus ou en désaccord avec l’échec
de sa voie électorale, des ex-militants de Nation, pour
leur part, s’apprêtent maintenant à lancer
une nouvelle structure politique. Le moribond Front nouveau
de Belgique (FNB) vient quant à lui de recevoir l’appui
de nouvelles recrues, transfuges du FN dans leur majorité.
Ceux-ci se sont rassemblés dans la JAN.
JAN : qu’est ce que
c’est ?
Apparue à Mons, au mois d’avril 2004, la Jeune
alliance nationale (JAN) se définit maintenant comme
étant l’organisation de jeunesse officielle du
FNB, présidée par Xavier-François Robert
(un ancien militaire de carrière membre du PRL). En voie
de disparition, le FNB sert en réalité de refuge
aux initiateurs de la JAN. En effet, la cheville ouvrière
de cette « alliance nationale », Arnaud Franchini,
provient en droite ligne du Front national.
Ce jeune militant nationaliste,
actif depuis quelque temps dans cette mouvance, , tenta de structurer
les jeunes du FN entre Mons et Charleroi. Mal lui en a pris
puisqu’il fut très vite (et à juste titre)
considéré comme un concurrent potentiel pour l’actuel
« chef » des « jeunesses frontistes »,
le baron Emmanuel Licari di Castel. Protégé de
Daniel Féret, di Castel n’a pas que des amis au
cœur du FN. Selon Georges-Pierre Tonnelier, qui était
jadis dans les grâces du big-boss du « front »
et qui est devenu aujourd’hui le porte-serviette du sénateur
frontiste Michel Delacroix, ce baron néofasciste est
« un lèche-bottes de première qui ne fait
d'ombre à personne... » (1). Contrairement à
Tonnelier, Franchini quittera le FN pour le FNB. Il fondera
ensuite la JAN avec d’autres transfuges du FN.
Aujourd’hui, à travers
la JAN, Arnaud Franchini prépare sa vengeance contre
di Castel, Féret et leurs derniers « lieutenants
». Au départ de son fief localisé à
Mons, il tente de développer sa Jeune alliance nationale
contre l’ensemble des structures d’extrême
droite encore présentes sur le terrain. Arnaud Franchini
recrute notamment des militants du groupuscule Nation.
La JAN regrouperait déjà une dizaine d’adhérents
(dont 50 % sont des jeunes filles, une exception dans l’extrême
droite), essentiellement à Mons et à Charleroi.
Elle se prépare à lancer une grande campagne d’affichage
en vue des élections régionales du 13 juin 2004.
Arnaud Franchini vient d’ailleurs d’annoncer qu’il
sera l’un des candidats du FNB. La présence de
ce dernier aux élections, grâce à l’apport
des jeunes de la JAN, est bien entendu une très mauvaise
nouvelle pour le Front national et autres groupuscules, tels
Nation.
Simon HARYS
(1) Selon un messsage électronique de
Georges-Pierre Tonnelier diffusé, le 26 avril 2004, sur
le forum de discussion du site Internet belge d’extrême
droite « Belgique libre ».
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Grande soirée-débat de résistanceS
Avec le GSARA et
le CPC
Le lundi 17 mai 2004
A l’occasion des élections européennes
et régionales du 13 juin 2004, la rédaction
de RésistanceS, le GSARA et le CPC (organisme d’éducation
permanente du Mouvement ouvrier chrétien), vous invitent
à leur soirée-débat.
Au programme :
20 h 00 Projection du film « Un jour
où l'autre, on pourrait tous être victime de
l'extrême droite » (pour plus de détails
sur ce film exceptionnel : voir ci-contre).
20 h 30 Débat où prendront
la parole :
Xavier MABILLE, politologue, auteur (notamment
de « L’Histoire politique de la Belgique »)
et cheville ouvrière du Centre de recherche et d’information
socio-politiques (CRISP)
Paul PATAER, ancien président de la
Liga voor Mensenrechten (Ligue des droits de l’Homme)
et sénateur honoraire.
Bénédicte VAES, Journaliste
et des représentants d’organisations antifascistes
de terrain : Bruxelles antifasciste (BAF), Blokbuster, Extreem
rechts NEE BEDANKT – Extrême droite NON MERCI,…
La soirée-débat sera animée par la journaliste
Katryn BRAHY
Lieu : Salle communale - Maison du Peuple
de Saint-Gilles
Parvis de Saint-Gilles
1060 Bruxelles
Moyens d’accès :
Tram : 3, 55 et 90
Bus : 48
PAF : 2 EUR (1 EUR pour étudiants,
chômeurs, pensionnés)
Le documentaire...
Tous victime de l'extrême droite ?
Un film contre l’extrême droite Co-réalisé
par la rédaction de RésistanceS
Bruxelles, 2004
20 minutes
« Un jour où l'autre, on pourrait tous
être victime de l'extrême droite »
est un film reportage audiovisuel pédagogique
destiné à accompagner ceux qui, dans le
cadre de leurs formations, désirent soulever
ce brûlant sujet d'actualité.
L'extrême droite envenime notre société
depuis plus de vingt ans. Elle reste un véritable
virus politique qui nous intoxique par une propagande
qui stigmatise notamment les étrangers. Mais,
l'extrême droite ne nous présente que le
sommet de son iceberg !
Pour tenter d'apporter un éclairage sur l'extrême
droite d'aujourd'hui en Belgique, le GSARA, en collaboration
avec Résistances et le CPC (organisme d’éducation
permanente du Mouvement ouvrier chrétien), vous
présente un document audiovisuel qui dénonce
son vrai visage. Afin de mieux comprendre et combattre
l'extrême droite, des spécialistes de ce
phénomène prennent la parole.
Une idée de Manuel Abramowicz
Réalisation : Régine Langsner
Manuel ABRAMOWICZ, coordinateur de la rédaction
RésistanceS
Benjamin CADRANEL, rédaction de RésistanceS
Didier DE JAEGER, agence de communication Kadratura
Pascal DELWIT, politologue et professeur à l’Univeristé
libre de Bruxelles
Eliane DEPROOST, directrice-adjointe du Centre pour
l’égalité (CECLR)
Nadia GEERTS, rédaction de RésistanceS
Karine LALIEUX, députée fédérale
PS
Marc LITS, professeur et responsable de l’Observatoire
du récit médiatique de l’Université
catholique de Louvain
Joëlle MILQUET, présidente du Cdh
Anne MORELLI, historienne et professeur à l’Univeristé
libre de Bruxelles
Walter PAULI, de la rédaction du quotidien flamand
« De Morgen »
Benoît RIHOUX, politologue et professeur de l’Université
catholique de Louvain
Marie THIBAUT de MAISIERES, militante du MR
Jos VANDER VELPEN, avocat de la Ligue flamande des droits
de l’Homme)
Line VAN EMDEN, responsable de Bruxelles Antifasciste
(BAF)
Dan VAN RAEMDONCK, président de la Ligue des
droits de l’Homme
Informations, renseignements et commande du
film :
GSARA
Tél : 02-218.58.85
Télécopie : 02-217.29.02
Courriel : info@gsara.be
Site Internet : www.gsara.be
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