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Édition n°113 - Jeudi 06 mai 2004
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Le courrier électronique du FN, plein d'enseignements
Jeune alliance nationale au service du FNB
Après Nation, la Ligue, le Bloc wallon, REF et autres Renaissance européenne, voici venue la Jeune alliance nationale (JAN), dirigée dans la région de Mons par un ex-militant du Front national (FN). La JAN est une nouvelle organisation qui souhaite ratisser large. Pour l’heure, au service du maigrichon Front nouveau de Belgique (FNB).

Avec une base militante maigrichonne (pas plus de cinquante militants en tout), en Communauté française, l’extrême droite francophone est constituée de plusieurs organisations. La rivalité et les conflits internes sont leur singularité. Le Front national de Daniel Féret a produit plus de vingt dissidences, en moins de vingt ans d’existence. Un record absolu dans l’Histoire politique belge, voire mondiale !

Du Front à la Ligue
Dernière scission structurée à l’heure actuelle, celle apparue à Charleroi autour d’Olivier Delcourt, le dernier responsable local du parti de Féret. Lui et les siens ont mis sur le marché politique une nouvelle organisation : la Ligue. Se revendiquant aussi du « lepénisme », cette ligue est plus folklorique que dangereuse (voir la notice que nous lui avons consacré dans « La Radioscopie de l’extrême droite francophone ». Exclus ou en désaccord avec l’échec de sa voie électorale, des ex-militants de Nation, pour leur part, s’apprêtent maintenant à lancer une nouvelle structure politique. Le moribond Front nouveau de Belgique (FNB) vient quant à lui de recevoir l’appui de nouvelles recrues, transfuges du FN dans leur majorité. Ceux-ci se sont rassemblés dans la JAN.

JAN : qu’est ce que c’est ?
Apparue à Mons, au mois d’avril 2004, la Jeune alliance nationale (JAN) se définit maintenant comme étant l’organisation de jeunesse officielle du FNB, présidée par Xavier-François Robert (un ancien militaire de carrière membre du PRL). En voie de disparition, le FNB sert en réalité de refuge aux initiateurs de la JAN. En effet, la cheville ouvrière de cette « alliance nationale », Arnaud Franchini, provient en droite ligne du Front national.

Ce jeune militant nationaliste, actif depuis quelque temps dans cette mouvance, , tenta de structurer les jeunes du FN entre Mons et Charleroi. Mal lui en a pris puisqu’il fut très vite (et à juste titre) considéré comme un concurrent potentiel pour l’actuel « chef » des « jeunesses frontistes », le baron Emmanuel Licari di Castel. Protégé de Daniel Féret, di Castel n’a pas que des amis au cœur du FN. Selon Georges-Pierre Tonnelier, qui était jadis dans les grâces du big-boss du « front » et qui est devenu aujourd’hui le porte-serviette du sénateur frontiste Michel Delacroix, ce baron néofasciste est « un lèche-bottes de première qui ne fait d'ombre à personne... » (1). Contrairement à Tonnelier, Franchini quittera le FN pour le FNB. Il fondera ensuite la JAN avec d’autres transfuges du FN.

Aujourd’hui, à travers la JAN, Arnaud Franchini prépare sa vengeance contre di Castel, Féret et leurs derniers « lieutenants ». Au départ de son fief localisé à Mons, il tente de développer sa Jeune alliance nationale contre l’ensemble des structures d’extrême droite encore présentes sur le terrain. Arnaud Franchini recrute notamment des militants du groupuscule Nation.

La JAN regrouperait déjà une dizaine d’adhérents (dont 50 % sont des jeunes filles, une exception dans l’extrême droite), essentiellement à Mons et à Charleroi. Elle se prépare à lancer une grande campagne d’affichage en vue des élections régionales du 13 juin 2004. Arnaud Franchini vient d’ailleurs d’annoncer qu’il sera l’un des candidats du FNB. La présence de ce dernier aux élections, grâce à l’apport des jeunes de la JAN, est bien entendu une très mauvaise nouvelle pour le Front national et autres groupuscules, tels Nation.

Simon HARYS

(1) Selon un messsage électronique de Georges-Pierre Tonnelier diffusé, le 26 avril 2004, sur le forum de discussion du site Internet belge d’extrême droite « Belgique libre ».

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Grande soirée-débat de résistanceS

Avec le GSARA et le CPC
Le lundi 17 mai 2004


A l’occasion des élections européennes et régionales du 13 juin 2004, la rédaction de RésistanceS, le GSARA et le CPC (organisme d’éducation permanente du Mouvement ouvrier chrétien), vous invitent à leur soirée-débat.

Au programme :
20 h 00 Projection du film « Un jour où l'autre, on pourrait tous être victime de l'extrême droite » (pour plus de détails sur ce film exceptionnel : voir ci-contre).

20 h 30 Débat où prendront la parole :

Xavier MABILLE, politologue, auteur (notamment de « L’Histoire politique de la Belgique ») et cheville ouvrière du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP)
Paul PATAER, ancien président de la Liga voor Mensenrechten (Ligue des droits de l’Homme) et sénateur honoraire.
Bénédicte VAES, Journaliste

et des représentants d’organisations antifascistes de terrain : Bruxelles antifasciste (BAF), Blokbuster, Extreem rechts NEE BEDANKT – Extrême droite NON MERCI,…

La soirée-débat sera animée par la journaliste Katryn BRAHY

Lieu : Salle communale - Maison du Peuple de Saint-Gilles
Parvis de Saint-Gilles
1060 Bruxelles
Moyens d’accès :
Tram : 3, 55 et 90
Bus : 48

PAF : 2 EUR (1 EUR pour étudiants, chômeurs, pensionnés)



Le documentaire...

Tous victime de l'extrême droite ?
Un film contre l’extrême droite Co-réalisé par la rédaction de RésistanceS
Bruxelles, 2004
20 minutes

« Un jour où l'autre, on pourrait tous être victime de l'extrême droite » est un film reportage audiovisuel pédagogique destiné à accompagner ceux qui, dans le cadre de leurs formations, désirent soulever ce brûlant sujet d'actualité.

L'extrême droite envenime notre société depuis plus de vingt ans. Elle reste un véritable virus politique qui nous intoxique par une propagande qui stigmatise notamment les étrangers. Mais, l'extrême droite ne nous présente que le sommet de son iceberg !

Pour tenter d'apporter un éclairage sur l'extrême droite d'aujourd'hui en Belgique, le GSARA, en collaboration avec Résistances et le CPC (organisme d’éducation permanente du Mouvement ouvrier chrétien), vous présente un document audiovisuel qui dénonce son vrai visage. Afin de mieux comprendre et combattre l'extrême droite, des spécialistes de ce phénomène prennent la parole.

Une idée de Manuel Abramowicz
Réalisation : Régine Langsner

Manuel ABRAMOWICZ, coordinateur de la rédaction RésistanceS
Benjamin CADRANEL, rédaction de RésistanceS
Didier DE JAEGER, agence de communication Kadratura
Pascal DELWIT, politologue et professeur à l’Univeristé libre de Bruxelles
Eliane DEPROOST, directrice-adjointe du Centre pour l’égalité (CECLR)
Nadia GEERTS, rédaction de RésistanceS
Karine LALIEUX, députée fédérale PS
Marc LITS, professeur et responsable de l’Observatoire du récit médiatique de l’Université catholique de Louvain
Joëlle MILQUET, présidente du Cdh
Anne MORELLI, historienne et professeur à l’Univeristé libre de Bruxelles
Walter PAULI, de la rédaction du quotidien flamand « De Morgen »
Benoît RIHOUX, politologue et professeur de l’Université catholique de Louvain
Marie THIBAUT de MAISIERES, militante du MR
Jos VANDER VELPEN, avocat de la Ligue flamande des droits de l’Homme)
Line VAN EMDEN, responsable de Bruxelles Antifasciste (BAF)
Dan VAN RAEMDONCK, président de la Ligue des droits de l’Homme

Informations, renseignements et commande du film :
GSARA
Tél : 02-218.58.85
Télécopie : 02-217.29.02
Courriel : info@gsara.be
Site Internet : www.gsara.be


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JP-RTBF-radio 2 janvier 2004 (1 min 30 sec, 716 Ko, en wma) Presse écrite (950 Ko, en PDF)