Le 13 juin prochain
Des élections décisives
La
donne est simple : il y aura un avant 13 juin 2004 et un après
13 juin 2004. Les élections européennes mais surtout
le scrutin régional seront décisifs pour l’avenir
immédiat de notre pays.
Au plan régional, en Flandre, si le camp des formations
politiques d’opposition, dont le Vlaams Blok fait entièrement
partie, augmente de façon vertigineuse en voix, il est
évident que l’équilibre du gouvernement
fédéral conduit par le parti libéral flamand
VLD (annoncé comme le grand perdant du 13 juin prochain)
sera fragilisé. Verhofstadt II devra-t-il démissionner
? Certainement, prédisent beaucoup d’observateurs
du monde politique. Les chrétiens populistes (de plus
en plus flamingants) du CD&V et leurs alliés nationalistes
anti-Belges du NVA seront alors les bénéficiaires
de ce naufrage gouvernemental. Ils ne seront pas les seuls.
Le parti séparatiste néofasciste de Frank Van
Hecke et de Filip Dewinter fêtera avec optimisme –
pour leur plan de carrière - la chute de Verhofstadt
II. Tel un vautour, le Vlaams Blok attend patiemment son tour
pour piquer sur sa proie et la dévorer.
A Bruxelles, ce même parti pourrait aussi être plus
que nuisible pour le système. Si le 13 juin, il devient
le premier parti flamand de la capitale, il gagnera le gros
lot : la possibilité de bloquer démocratiquement
les rouages institutionnels de la Région bilingue de
Bruxelles-capitale. Le scénario annoncera alors carrément
la fin de la Belgique à court terme.
Les francophones d’extrême droite, pour leur part,
continuent à représenter un « danger divisé
». En effet, les pales copies belges francophones du «
lepénisme » attaquent toujours le système
en ordre dispersé. Le jour où le Front national
réussira, comme de 1991 à 1995, à phagocyter
l’ensemble des petits groupuscules sous son label, les
mondes politiques wallon et bruxellois francophones pourront
vraiment trembler, comme le font leurs homologues dans le Nord
du pays, depuis plus d’une décennie.
Comme vous l’aurez compris, les enjeux des élections
du 13 juin sont manifestes. C’est pour cette raison que
la rédaction de RésistanceS
vous propose un dossier entièrement consacré à
celles-ci.
Manuel ABRAMOWICZ
Coordinateur de la rédaction de RésistanceS
Introduction
de ce dossier
Voir ci-dessus.
Les
précédents résultats
des extrêmes droites aux élections
régionales et européennes
de 1999
Aux Régionales du 13 juin 1999,
l’extrême droite francophone,
totalement divisée en plusieurs
formations politiques différentes
(FN, FNB, FN-FW, FNB-P, Zut, Bloc-W,
PSD,…) connut un véritable
« Waterloo électoral
». Le Vlaams Blok gardait pour
sa part, comme d’habitude, le
monopole de l’électorat
protestataire d’ultra-droite
et xénophobe. Daniel Féret,
« président à
vie » du Front national, ne
peut plus siéger au Parlement
européen, après la défaite
de son parti au scrutin européen.
Les deux eurodéputés
du Blok y restent quant à eux.
(suite,
tableaux et analyses...)
Qui
sera présent le 13 juin ?
Des listes d’extrême droite
seront partout présentes le
13 juin prochain. Du côté
flamand : l’incontournable Vlaams
Blok, ainsi qu’un nouveau venu,
le Fervent nationaal (FN). Du côté
francophone : le Front national qui
garde le leadership, mais également,
ici et là, des listes concurrentes
: le Front nouveau de Belgique, la
Ligue et le Bloc national. Où
seront-ils présents exactement
? Avec combien de candidats ? Des
néonazis sont-ils parmi eux
? (suite
et état des lieux...)
Les
absents du 13 juin
Plusieurs “ personnalités
” et groupuscules éphémères
du petit “ monde ” de
l’extrême droite seront
absents le 13 juin prochain. Cependant,
ils continueront à faire parler
d’eux. En effet, plusieurs plaintes
ont été déposées
à l’encontre de certains
de leurs dirigeants. Prochainement,
ils devront répondre de leurs
actes devant nos tribunaux.
(Tour
d’horizon)
Un
néonazi du FN désigné
député ?
Suite à un jeu de chaise musicale,
un candidat suppléant du Front
national pourrait devenir député
régional bruxellois ou même
député fédéral,
après les élections
du 13 juin 2004. Son nom : Patrick
Cocriamont, un « vieux »
militant du milieu d’extrême
droite en général, néonazi
en particulier. (Explication
de cette hypothèse)
Bruxelles
: le double discours du Vlaams Blok
Dans la commune bruxelloise d’Evere,
les élus du Vlaams Blok menés
par Paul Arku siègeront désormais
comme indépendants. Ils viennent
en effet de découvrir que «
leur » parti n’avait pas
précisément pour vocation
de défendre les francophones
de Bruxelles… (suite)
Vlaams
Blok = blocage
Selon le score du Vlaams Blok à
Bruxelles, la Région risque
d'être paralysée. Comment
et pourquoi en est-on arrivé
là ? Quelles solutions sont
envisageables ? Quelle est la véritable
stratégie du Vlaams Blok ?
(suite)
Elections
: rendez-vous pour les règlements
de compte (Bloc National – Front
national)
A Liège, une nouvelle liste
électorale est apparue à
l’occasion des élections
régionales du 13 juin prochain.
Son nom : Bloc national (BN). Cette
nouvelle liste s’ouvre sur fond
de règlements de compte, par
un communiqué de presse dénonçant
« la présence de dizaines
de faux dans les actes de présentation
de la liste FN à Liège,
et ce après que nous ayons
contacté les électeurs
prétendument signataires. »
Ce communiqué est signé
Pierre D’Ans et Erik Adant,
lesquels sont respectivement 2ième
et 4ième sur la liste déposée
par le BN à Liège. (suite)
Le
Parti des jeunes musulmans est-il
d’extrême droite ?
Le 13 juin, lors des élections
régionales bruxelloises, les
électeurs de la capitale auront
le choix entre plusieurs listes politiques,
dont celle du Parti des jeunes musulmans
(PJM), une dissidence du Parti citoyenneté
et participation (PCP). Le PCP fut
présent aux élections
législatives de 2003 dans l’arrondissement
de Bruxelles. Le PCP comme le PJM
aujourd’hui sont des formations
ouvertement intégristes. Elles
prônent un islam d’une
autre époque, rétrograde,
conservateur, sexiste et raciste.
Mais sont-ils pour autant des partis
d’extrême droite ? Voici
la réponse de l’Union
des progressistes musulmans laïcs
de Belgique, dans son communiqué
de presse diffusé le 1er juin
2004. (Le
communiqué )
La
liste bruxelloise FIRE est un sous-marin
du Vlaams Blok
Le 13 juin prochain figurera sur les
bulletins de vote des électeurs
bruxellois la liste néerlandophone
FIRE. Cette dernière a été
déposée par des pompiers.
En votant pour elle, on vote en réalité
indirectement pour le Vlaams Blok.
Et on risque ainsi de mettre le feu
(politique) à la Région
de Bruxelles-capitale.(Eclairage)
Bruits
de campagne
Il y a quelques jours, au cours d’une
réunion politique, une jeune
candidate socialiste du Hainaut Occidental
à été l’objet
d’une tentative de «démocratie
appliquée» par un militant
«brun». (Correspondance)
Démocratie
en danger : quelle réponse
des partis «traditionnels»
?
Aujourd’hui, les citoyens s’inquiètent
de la prolifération d'idées
racistes, souvent sous des formes
de plus en plus subtiles. Face à
la menace liberticide qui pèse
sur nos institutions et sur notre
modèle de société
démocratique, l’on peut
légitimement s’interroger
sur l’action concrète
que les mandataires politiques issus
des partis « traditionnels »
mènent au quotidien contre
la montée de l’extrême
droite dans notre pays. (Correspondance)
Nouvelle
campagne contre l'extrême-droite
On ne le dira jamais assez: l'extrême
droite nous menace tous. Et enrobe
ses véritables idées
de mensonges éhontés.
A ces deux constats répondent
aujourd'hui deux affiches bilingues,
conçues et réalisées
par Teresa Sdralevich autour d'une
même thématique: une
silhouette emballée, à
moins qu'elle soit embobinée
ou enfermée... Car l'extrême
droite fait tout cela à la
fois (voir
les visuels)
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à notre dossier complet
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Suite
à un jeu de chaise musicale, un candidat suppléant
du Front national pourrait devenir député régional
bruxellois ou même député fédéral,
après les élections du 13 juin 2004. Son nom :
Patrick Cocriamont, un «vieux» militant du milieu
d’extrême droite en général, néonazi
en particulier. Explication de cette hypothèse.
Lors des élections
du 13 juin prochain, dans la Région de Bruxelles-capitale,
le Front national pourrait faire élire sa tête
de liste : Daniel Féret, « son président
à vie ». Dans ce cas, ce dernier cédera
certainement sa place à son premier suppléant,
le dénommé Patrick Cocriamont. Féret préférant
garder son actuel mandat de député fédéral.
Autre hypothèse : Daniel Féret, élu député
européen le 13 juin prochain (eh oui, le « chef
frontiste » cumule sa présence aux élections
en y menant la liste régional bruxelloise et européenne
de son parti), démissionne pour siéger au Parlement
européen de son poste d’élu de la Nation
et cède sa place à son premier suppléant
: encore Patrick Cocriamont. Qui deviendrait alors député
fédéral. Mais qui est donc ce possible futur député
Front national ?
Du belgicanisme au néonazisme
Dans sa tendre jeunesse, Patrick Cocriamont débute sa
carrière militante au sein des Jeunesses Belges - Belgische
jeugd (JBJ), une structure royaliste et nationaliste «
belgicaine » (qui défend l’unité nationale
du pays). Les JBJ sont actives, dans les années septante,
sous la direction de la mouvance politique ultra-conservatrice
de l’ancien ministre de la Défense Paul Vanden
Boeynants (PSC, l’héritier de l’actuel CDH).
Patrick Cocriamont passe ensuite au Front de la jeunesse (FJ),
un groupe qui reste parrainé par le CEPIC, l’aile
droite du PSC, toujours dirigée par Vanden Boeynants.
Le FJ va également de plus en plus se « nazifier
». Il sera l’un des premiers en Belgique à
se convertir entièrement au négationnisme, une
stratégie mise en place par les héritiers de la
dictature nazie pour la « blanchir » de ses crimes
contre l’Humanité commis durant la Deuxième
guerre mondiale.
Poursuivi devant les tribunaux pour infraction à la loi
sur les milices privées, le Front de la jeunesse va ensuite
tenter l’aventure électorale – sans succès
- sous divers noms : Forces nouvelles – nieuwe krachten
(FNK), FORCES et Parti des forces nouvelles (PFN).
Le FJ devenu PFN sera connu pour ses campagnes de propagande
visant à réhabiliter la mémoire politique
du nazi belge Léon Degrelle et la poursuite de la diffusion
massive des thèses négationnistes et antisémites
en Belgique. Après les multiples échecs électoraux
du PFN et devant les premiers succès de son nouveau concurrent
politique, le Front national (fondé en 1985 par Daniel
Féret), ses trois derniers dirigeants, dont Patrick Cocriamont,
vont saborder pour finir le PFN et passer, après avoir
conclu un accord d’alliance, au Front national.
Cocriamont, « lieutenant » fidèle
de Féret
Depuis lors, Patrick Cocriamont est l’un des plus fidèles
« lieutenants » de Daniel Féret. Jusqu’à
présent, il ne l’a jamais trahi, contrairement
à beaucoup d’autres de ses proches. Il est même
devenu un pilier quasi historique du FN. Cela fait maintenant
plus de treize années qu’il « milite »
dans ses rangs. Comme hier le PFN, le FN est désormais
sa seule famille. Il ne jure que par lui. En décembre
2003, sur un site néonazi français, il prédisait
dans un message électronique que : « la progression
du FN est irrésistible ; le déclin des groupuscules
“ Nation, FNB, etc. ” inexorable ».
En décembre 1994, il fondait le «Comité
pour la liberté d’expression» dans le but
de venir en aide en général à «tous
les militants nationalistes victimes de procès politiques»
(sic), et en particulier à Michel Delacroix, actuel sénateur
et dirigeant de la tendance radicale du FN, alors emprisonné
dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes.
Elu conseiller communal, en octobre 1994, à Anderlecht,
il se fit remarquer lors de sa prestation de serment en faisant
carrément le salut nazi. Aura-t-il l’occasion
de le faire au Parlement bruxellois ou fédéral
dans les semaines qui viennent ?
M.AZ
On ne le
dira jamais assez: l'extrême droite nous menace tous.
Et enrobe ses véritables idées de mensonges éhontés.
A ces deux constats répondent aujourd'hui deux affiches
bilingues, conçues et réalisées par Teresa
Sdralevich autour d'une même thématique: une silhouette
emballée, à moins qu'elle soit embobinée
ou enfermée... Car l'extrême droite fait tout cela
à la fois.
Une initiative de:
Anti-fascistisch Front, www.antifa.net
RésistanceS, www.resistances.be
Ligue des droits de l'Homme
Humanistisch Verbond Nationaal
Avec le support de:
MRAX, vzw 't Uilekot, Gsara,
Extrême
droite ? Non merci !, Vlastrov, Werkplaats voor Theologie
en Maatschappij, Democratie 2000, Gemeenschapscentrum WABO,
Netwerk-Vlaanderen, Imagine magazine.
.
N'oubliez pas
de vous inscrire sur la mailing-list de RésistanceS
-si ce n'est déjà fait- pour être régulièrement
maintenu au courant de l'actualité et des analyses
Antifascistes. Envoyez un mail vide à resistances-info-net-subscribe@yahoogroupes.fr
Dans le cadre de la campagne
du Centre d'Action Laïque CARTES EN MAIN POUR LA DEMOCRATIE,
vaste campagne de sensibilisation pour défendre les valeurs
démocratiques et appeler à la vigilance face aux
partis d'extrême droite, Bruxelles Laïque asbl, la
régionale bruxelloise du C.A.L., sera présente
dans le métro bruxellois ce MARDI 8 juin 2004 pour une
vaste opération de distribution de jeux de cartes.
Cette opération de distribution
s'appuye sur une campagne d'affichages dans le métro
bruxellois et sur les murs de la ville > 100 affiches 120/160
dans le métro (présence du 27 mai au 10 juin)
(70 affiches Fr/30 affiches Nl) > 1500 affiches dans toute
la Région bruxelloise.
Pourquoi un jeu de carte?
Support ludique, universel et intergénérationnel,
le jeu de cartes permet de sensibiliser un public large et diversifié.
Des citations et des proverbes du monde sont inscrits sur chaque
carte, ils interpellent, suscitent la réflexion et proposent
52 raisons de préférer la démocratie. L'intérêt
du jeu de cartes repose également sur son utilisation
à long terme, les proverbes et citations continueront
de circuler après les élections. A noter que les
jeux de cartes diffusés à Bruxelles sont bilingues
Fr/Nl.
Diversité, égalité, citoyenneté,
liberté, les enjeux de la démocratie sont représentés
par les 4 as.
Pourquoi le métro?
Le métro bruxellois est un lieu de métissage par
excellence, un service public ouvert à toute la population,
un lieu de mixité unique où les personnes de tous
milieux, de toutes situations et de toutes origines se côtoient.
Infos pratiques ( planning distribution 8 juin)
7h-9h : Métro ROGIER
10h30-11h: Métro MADOU
12h - 14h: Métro ARTS LOI
14h45 -15h15 : Métro PORTE NAMUR
16h - 17h30: Métro MONTGOMERY
Une quinzaine de personnes (identifiables par des tee-shirts
aux couleurs/logos de la campagne) distribueront les jeux de
cartes pendant toute la journée dans les stations citées
et devraient distribuer au total environ 10 000 jeux sur la
journée du 8 juin.
Bruxelles Laïque asbl
18-20, avenue de Stalingrad
1000 Bruxelles
02/ 289 69 00 (général)
Vous
pouvez également télécharger le jeu de
cartes au départ du site Internet de la camapgne
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