RésistanceS 03-03-2009

Du Net à la télévision, le 5 mars 2009 à la RTBF

Film et débat sur Degrelle à la RTBF


Ce jeudi 5 mars, la RTBF, sur la Une, proposera «Léon Degrelle ou la Führer de vivre», un exceptionnel film documentaire consacré au nazi le plus connu de jours jours, après Adolf Hitler. La projection de celui-ci sera suivi d'un débat avec plusieurs spécialistes de l'ex-chef nazi wallon et autres experts en matière de communication de masse et de populisme. RésistanceS.be sera également sur le plateau de ce débat.


Né à Bouillon en 1906, Léon Degrelle a entamé, dès sa jeunesse, une carrière de journaliste et d’homme politique. En 1930, il fonde le mouvement rexiste, inspiré du fascisme italien. Quand, en 1941, l’armée allemande perce le front de l’Est, Degrelle délaisse progressivement le mouvement rexiste au profit d’un engagement militaire. Il organise la légion Wallonie (rebaptisée plus tard division SS-Wallonie) qui combattra sur le front russe. Il s’enfonce dès lors dans la collaboration absolue avec le Reich. À la Libération, le Conseil de Guerre de Bruxelles le condamne à mort par contumace pour trahison. Il parvient toutefois à fuir en Espagne où il vivra en exil jusqu’à sa mort.

L’idée d’un documentaire inédit et original sur Léon Degrelle est née d’une rencontre entre le journaliste et réalisateur Philippe Dutilleul, qui enquêtait sur les descendants encore en vie du leader rexiste, et l’historien français Korentin Falch’un, qui achevait une thèse de doctorat à Paris sur la carrière de Léon Degrelle.

Les reportages historiques sur Léon Degrelle ont avalisé l’image univoque d’un collaborateur, d’un responsable politique d’extrême droite fasciné par Hitler et l’ordre nazi, responsable de la mort de nombreuses personnes durant la Seconde Guerre mondiale. Or, depuis sa mort, survenue à Malaga en 1994, aucune étude nouvelle n’a été entreprise sur Degrelle. Pourtant le personnage recèle de nombreuses zones d’ombre et suscite toujours la répulsion ou, au contraire, l’admiration. Sa vie même fascine, qui fut celle d’un aventurier de la politique jouissant d’une baraka insensée tout au long de son existence. Jamais dans l’histoire d’un pays, un responsable politique d’envergure n’aura suscité de son vivant autant d’animosité, de polémiques, de rancoeur, de passion qui excluent a priori l’indifférence.

Ce documentaire donne la parole à des témoins de son entourage familial et politique, encore en vie, qui ont accepté d’être filmés en situation et de faire certaines révélations. Il se fonde aussi sur des éléments neufs que l’investigation historique a pu mettre au jour, en particulier sur la période d’exil en Espagne. Elle dura un demi-siècle et fut riche en suspense et en rebondissements. Quelle vie mena Degrelle pendant tout ce temps ? A-t-il été le cerveau de mouvements néofascistes en Europe ? Enfin ont été exploités des archives et des documents inédits exhumés par Korentin Fanc’hun pour la préparation de sa thèse. La performance mérite d’être soulignée car, en Belgique, les portes se ferment dès que l’on prononce le nom de Degrelle.

Basé sur une mise en images alerte et haletante, construit comme un thriller, le scénario privilégie au maximum les récits en situation, les films et photographies personnels ou inédits. Le documentaire ne fait intervenir ni spécialistes ni historiens.

Les réalisateurs leur ont préféré délibérément des témoins vivants, proches de Degrelle : parents, amis, ennemis aussi.

Enquête et recherches : Korentin Falch’un & Philippe Dutilleul
Réalisation : Isabelle Christiaens & Philippe Dutilleul
Montage : Isabelle Husson
Coproduction : RTBF, France 3, VF Films Productions
Durée : 105 minutes
Année : 2009

 


Léon Degrelle à la fin de sa vie, avec deux disciples, dont l'ancien chef du Parti des forces nouvelles et membre alors de la direction du Front national belge de Daniel Féret.


Débat : Degrelle, une histoire belge… Jeudi 5 mars à 22h05 :

Pour mieux cerner Degrelle ainsi que la signification et la portée de l’aventure rexiste, le film sera suivi d’un débat.

De nombreuses questions seront évoquées. Par exemple, comment se fait-il que Degrelle n’ait pas pu être extradé vers la Belgique ? Comment s’est déroulé son exil en Espagne ? Quelles y étaient ses ressources financières ? Peut-on imaginer ce qui se serait passé s’il était revenu en Belgique ? Quelle fut son influence réelle ? A-t-il eu des fils spirituels ? Pourrait-il encore séduire la jeunesse aujourd’hui ? Enfin, quel rôle ont joué les catholiques dans les années trente ? Pourquoi le cardinal Van Roey a-t-il fini par désavouer sans équivoque le mouvement rexiste ?

Ce débat sera animé par Nathalie Maleux, entourée de :

Philippe Dutilleul : journaliste de la RTBF, co-auteurs du documentaire
Korentin Fanc’hun : doctorant en histoire, spécialiste de Léon Degrelle et co-auteurs du documentaire
Alain Colignon : historien au Centre d'études Guerres & sociétés contemporaine (Ceges)
Martin Conway : historien anglais, auteur notamment de «Degrelle : les années de collaboration»
Emmanuel Hollander : spécialiste de la communication de masse
Henri Deleersnijder : auteur du livre «Populisme : vieilles pratiques, nouveaux visages»
Manuel Abramowicz : porte-parole de ResistanceS.be, le webmagazine de l'Observatoire belge de l'extrême droite et auteur du livre «Degrelle et ses disciples» (à paraitre).
Jean-Pierre Delville: professeur d’histoire du Christianisme à l’UCL

 

© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Mis en ligne le 2 mars 2009.

 

Jeudi 5 mars 2009
La Une - RTBF
(télévision publique belge francophone)
• A 20 h 15 : le film «Léon Degrelle ou la Führer de vivre»
• A 22 h 05 : le débat «Degrelle, une histoire belge…»

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