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RésistanceS
15-12-2005 |
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En prévision des élections communales d’octobre 2006 L’extrême droite : sur le terrain social, à Charleroi
Des partis comme le Front national ou le Vlaams Belang, qui appartiennent pourtant au bloc ultralibéral, tentent de récupérer la crise sociale ravageant nos grandes villes et jetant, à la rue, chaque jour, de nouveaux SDF. Dans un but exclusivement électoral. © Photo : Manuel Abramowicz – RésistanceS – 08/2005.
L’association « Renaissance sociale - Solidarité – Dignité – Franchise » (RS-SDF) n’apparaît pas officiellement comme étant une émanation de l’extrême droite. Pourtant, ses connexions avec cette dernière sont claires, comme cela sera démontré dans la seconde partie de cet article. Après une rencontre, en juin dernier, avec la direction de l’association française « SDF » (voir plus bas), les premières fondations de l’association « Renaissance sociale » ont été mises sur pied à Charleroi, l’une des villes belges les plus sinistrées par la crise socio-économique et actuellement secouée par l’ « affaire de la Carolo » (pour rappel : implication de dirigeants du PS, au pouvoir, dans des scandales politico-judiciaires). RS-SDF affirme avoir tenu une première réunion de travail, le 25 novembre passé, avec d’autres associations, sans préciser leurs noms. Le 28 du même mois, elle organisait sa première distribution de soupe au cœur de la capitale du pays noir. Le but affiché de « Renaissance
sociale » est de venir en aide aux « sans domicile fixe
» (connus sous leurs initiales passe-partout, « SDF »)
de la région de Charleroi, de leur distribuer des vêtements
et des couvertures, d’organiser des « soupes populaires
» (sic), de lutter contre « la paupérisation des
carolorégiens » et d’intégrer en son sein
les SDF « carolos ». Mais également d’enquêter
sur le terrain pour mieux connaître les conditions de vie des
« personnes (qui) sont sur la corde raide ». Connexions avec l’extrême
droite Son modèle avoué est l’association française « Solidarité des Français » (dont les initiales sont de circonstance : « SDF »). En France, SDF est un pseudopode directement lié à un groupuscule « identitaire » pur et dur, à l’extrême droite du Front national de Jean-Marie le Pen ! En Belgique, l’association SDF est soutenue par le mouvement Nation, également implanté à Charleroi et composé d’une base militante recrutée chez les skins nazis (1). Sur le site Internet de l’association SDF, des nouvelles des « camarades » de Charleroi sont données, tout comme sur le site « Novopress », un média international d’extrême droite ouvrant aussi son espace virtuel aux antisémites refoulés et autres négateurs-menteurs voulant « blanchir » le nazisme. Il faut encore savoir, pour bien cerner RS-SDF, que sa création a été rendue possible grâce au concours de Georges Hupin. Ce vieux briscard de l’extrême droite historique belge est l’un des personnages clés de ces « réseaux ». Depuis les années 1960, Hupin agit. D’abord au Parti national Belge, une formation groupusculaire d’obédience intégriste chrétienne maurrassienne. On le retrouve ensuite, au début des années 1970, parmi les fondateurs et dirigeants de la section belge du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE). Après une pause de plusieurs années, il passe à la direction du Front national de Daniel Féret, ce qui ne l’empêche pas de participer à la création du Bloc Wallon - avec d’autres « dissidents frontistes » - en 2000. Depuis, Georges Hupin s’occupe de sa propre association « Renaissance européenne », l’officine wallonne officielle de « Terre & Peuple », un réseau néopaïen d’action nationaliste implanté en France. Georges Hupin est encore associé, via la plate-forme « Les Identitaires de Wallonie et de Bruxelles », au mouvement Nation (2). Exclusion des musulmans et des
juifs ! Une façon d’exclure de fait les pauvres d’origine musulmane ou juive. Comme par hasard… La lutte de l’extrême droite contre l’exclusion sociale est toujours assortie d’une autre exclusion, entre autres « raciale ». Objectif politique Se cachant derrière RS-SDF, Georges Hupin et les dirigeants de Nation, qui ont gardé une vocation électorale malgré les « Waterloo électoraux » subis respectivement aux élections communales de 2000 et aux élections législatives de 2003, misent sur Charleroi pour vivre (enfin !) à leur tour une victoire électorale aux élections communales d’octobre 2006. Renaissance sociale servirait donc uniquement à une « renaissance électorale ». Les mandataires carolos de la majorité sont désormais avertis. Simon HARYS Notes : © asbl RésistanceS - www.resistances.be – 15 décembre 2005.
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« Renaissance sociale » est une association servant aussi à masquer la vraie nature et le rôle antisocial de l’extrême droite dans une société comme la nôtre. Pour ne pas se laisser manipuler par les «liberticides », RésistanceS a déjà publié de nombreux articles sur ce sujet. Parmi ceux-ci : L’extrême droite est antisociale ! De Washington à Anvers - Le Vlaams Blok / Belang drague les néoconservateurs nord-américains |