Droit
de réponse
Alain Escada réagit

Le président de Belgique & Chrétienté,
Alain Escada, sur une affiche de ''Zut'', la liste électorale
d'extrême droite qu'il présenta aux élections
régionales bruxelloises de 1999 (document : RésistanceS).
Nous avons reçu ce 29 mai, suite à la publication de
notre reportage « Voyage en 'lepénie' » ,
publié le 17 avril dernier sur notre site Internet, un droit
de réponse du dénommé Alain Escada.
Conformément à la législation
propre au droit de réponse, nous le publions ci-dessous, accompagné
de notre réponse.
La rédaction de RésistanceS
Droit de réponse de d'Alain Escada
Le site Résistances.be prétend
que j'étais absent au meeting de Jean-Marie Le Pen qui s'est
tenu à Paris le 15 avril dernier. Visiblement, votre informateur
avait mauvaise vue. En effet, sur invitation, j'y étais présent
au second rang, accompagné de jeunes filles et garçons
d'une association que je préside.
C'est d'autant plus vérifiable
que j'y ai donné quelques interviews pour différents
média français. En outre, vous êtes particulièrement
inventifs lorsque vous prétendez que j'aurais critiqué
publiquement Jean-Marie Le Pen. Je vous mets au défi de prouver
une telle affirmation grotesque.
Enfin, pour clouer le bec à
vos propos, je vous signale que, le 1er mai dernier, lors de la
fête de Sainte Jeanne d'Arc à Paris, je présidais
la seule délégation étrangère présente
et saluée par Bruno Gollnisch.
Alain Escada
Nos réponses
Nous prenons acte de la présence,
certifiée par lui-même, d'Alain Escada au meeting parisien
pour l'élection présidentielle de Jean-Marie Le Pen.
Nous confirmons cependant que nous ne l'avons pas remarqué
à celui-ci. Perdu sans doute dans la foule, près de
6.500 lepénistes étant présents, Alain Escada
n'était pas très visible semble-t-il. A la différence
de ses autres participations à des rassemblements d'extrême
droite, il n'a proposé, cette fois-ci, aucun reportage photos
sur le site Internet de Belgique & Chrétienté, l'association
d'extrême droite qu'il préside par ailleurs et qu’il
dit avoir été présente le 15 avril dernier à
Paris. Dans son droit de réponse, il évoque ''quelques
interviews pour différents média français''.
Nous avons cherché... et rien trouvé. Il devait sans
doute s'agir, comme à l'habitude, de petits opuscules d'extrême
droite, c'est-à-dire de feuilles de choux appartenant à
la même ''famille de pensée'' que celle d'Escada.

Jean-Marie Le Pen, chef de l'extrême
droite française, à l'honneur à la Une de Polémique
(n°177, du 27 mai 1999), opuscule fondé et dirigé
par Alain Escada. Ce qui n'incite par ailleurs pas Jean-Marie Le Pen
de venir saluer Alain Escada lorsque celui-ci fait le déplacement
jusque Paris (document : RésistanceS).
Notre reportage sur notre ''voyage en
'Lepénie''' confirme que nous pouvons être présents,
sans ''indicateur'' (désolé monsieur Escada !), au coeur
même de l'extrême droite, pour l'étudier d'encore
plus près. Si nous n'avons pas vu Escada, lui non plus ne nous
a pas vus ou pas reconnus ! Si cela avait été le cas,
il aurait pu aller le rapporter, comme un bon élève,
au DPS, le service de sécurité frontiste, pour nous
expulser manu militari du meeting. Et du coup, bien se faire voir
de ses amis du ''Front''.
Néonazis : aucune réaction
!
Oui, Alain Escada est apprécié par quelques dirigeants
du FN français, comme Bruno Gollnisch, par exemple, qui est
encore venu le saluer le 1er mai dernier leur du défilé
annuel du parti d'extrême droite français (il n'a pas
reçu par ailleurs les salutations de Jean-Marie Le Pen, soit
dit en passant). Mais il est aussi et surtout méconnu de la
plupart des autres. La ''génération Le Pen'' –
le courant conduit par Marine Le Pen (incarnant une vision stratégique
et idéologique plus moderne du frontisme)–, considère
le corpus doctrinal auquel se réfère Alain Escada comme
désuet et contre-productif. Pour information, le courant ''national-catholique''
organisé (Alain Escada se revendique lui-même de celui-ci)
est désormais hors du Front national. Notre Belge, ses idées
et ses ''compagnons de route'' ne font donc pas l'unanimité
au Front national. Il faut mentionner également que les liens
revendiqués par Alain Escada avec ce dernier, confirment cependant
encore une chose que nous avons toujours affirmée : Alain Escada
et Belgique & Chrétienté font bel et bien partie
de l'extrême droite. Et la présence dans ses rangs de
néonazis, comme l'a confirmé notre reportage au meeting
de Jean-Marie Le Pen, ne semble poser aucun problème à
ceux-ci. En effet, nous n'avons trouvé aucune trace d'une critique
ouverte faite par Escada ou B&C à l'encontre de cette connexion
du lepénisme avec le néonazisme.
B&C et Alain Escada financent... RésistanceS !
Avec la réaction d'Escada à notre encontre, force est
de constater encore aujourd'hui que ce personnage militant à
l'extrême droite depuis plus de dix ans en veut réellement
beaucoup à RésistanceS. De plus, le Tribunal de première
instance de Bruxelles, dans un jugement rendu récemment, ordonne
à son association (Belgique & Chrétienté)
et à lui-même de verser la somme de 364,40 € à
notre asbl, mais également la même somme à l'agence
d'informations Belga et à un membre de notre rédaction
pour une action judiciaire qu'il avait entamée mais qui a été
jugée comme non fondée. En tout, B&C doit désormais
payer 1.093,20 €. Une somme importante pour une petite association
militante. Pire : ce jugement, en ordonnant à B&C et Escada
de nous verser de l'argent, l'oblige du même coup à participer
financièrement à notre travail de journalisme d'investigation
contre l'extrême droite !
Vous l'aurez compris, RésistanceS
est un problème pour Escada and C°.
La rédaction
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