Suite
à l'enquête de RésistanceS
Le Mouvement des damnés
de l'impérialisme annule son meeting à Bruxelles
Ce 20 juin, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême
droite (Obed), RésistanceS, vous informait du lancement
en Belgique du Mouvement des damnés de l'impérialiste
(MDI) .
Apparu en France en mars de cette année, le MDI est caractérisé
par son radicalisme ethnique (défense du principe des «races
différentes») et par son soutien à un système
d'apartheid planétaire. Il devait tenir un meeting le samedi
28 juin prochain au centre-ville à Bruxelles.
Suite à l'information diffusée
par RésistanceS, l'agence Belga a contacté le MDI. Selon
Belga son meeting bruxellois est désormais annulé. La
raison officielle ? Le propriétaire de la salle, un membre
du Parti du travail de Belgique (PTB, formation populiste d'orientation
communiste), où devaient se réunir les fondateurs du
MDI-Belgique, a annulé le contrat de location. Sans plus de
détails.
L'annulation de ce meeting ne signifie
aucunement que l'ambition de ce mouvement racialiste de vouloir s'installer
en Belgique n'existe plus. La date de son lancement dans notre pays
a juste été remise à plus tard. Le souhait de
création d'un MDI chez nous est donc bien réel, même
si ses partisans belges ne restent qu'une poignée de militants.
L'Observatoire belge de l'extrême
droite et sa publication RésistanceS resteront donc
vigilant au sujet du développement possible d'un tel mouvement
«politico-ethno-identitaire» . Pour rappel, l'objectif
du MDI est l'«alliance de tous les ennemis anti-système»,
y compris avec ceux de l'extrême droite néonazie identitaire.
En effet, des liens existent déjà entre le MDI et divers
petits groupes «nationalistes blancs», ainsi
que qu'avec des intégristes musulmans anti-occidentaux. Via
un antisionisme radical, un antisémitisme de la pire espèce
est par ailleurs fortement présent dans le corpus doctrinal
du MDI et de ses partisans «blancs» d'extrême
droite.
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Dépêche de
l'agence de presse Belga
Un meeting du Mouvement des damnés de l'Impérialisme
annulé
Le Mouvement des damnés de l'Impérialisme (MDI),
un groupement extrémiste apparu en France en mars dernier,
avait annoncé sur internet la tenue d'un meeting le samedi
28 juin prochain à Bruxelles à l'occasion du lancement
de son antenne belge. Son organisateur, contacté par
l'agence BELGA, a indiqué que la réunion avait
été annulée mercredi, à la suite
du refus de location du propriétaire de la salle.
Via internet, les
sympathisants étaient invités à rejoindre
les marches de la Bourse à 14h30, d'où ils seraient
ensuite guidés vers la salle, dont le nom et l'adresse
avaient été tenus secrets afin d'éviter
justement une annulation de la part du propriétaire.
Selon l'organisateur belge, le responsable de la salle qui avait
donné son accord a refusé de la louer une semaine
et demie avant l'événement. Il s'agirait, toujours
selon la même source, d'un membre du PTB.
Le président-fondateur
du MDI, Kemi Seba, était attendu au meeting, qui devait
se dérouler de 15h00 à 17h30. « Toutes
les personnes qui s'opposent au Nouvel Ordre Mondial, tous ceux
qui luttent contre l'impérialisme, sont les bienvenues!
», précisait l'invitation.
Kemi Seba n'est pas un inconnu de la justice française.
Il a été condamné le 1er avril dernier
à 6 mois de prison, dont quatre avec sursis, pour avoir
reconstitué un groupuscule noir radical et antisémite,
Tribu Ka, qu'il avait fondé mais qui avait été
dissous en 2006. Le tribunal correctionnel de Paris avait assorti
cette condamnation d'une privation pour un an des droits civiques,
civils et familiaux.
Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Capochichi, a déjà
été condamné en novembre 2007 à
un mois de prison ferme et deux ans d'inéligibilité
pour avoir diffusé en août 2006 sur son site internet
des propos antisémites.
Sur ce site, Kemi Seba estimait que les institutions internationales
comme la Banque Mondiale, le Fonds monétaire international
(FMI) ou l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) étaient
«tenus par les sionistes qui imposent à l'Afrique
et à sa diaspora des conditions de vie tellement excrémentielles
que le camp de concentration d'Auschwitz peut paraître
comme un paradis sur terre ».
En juillet 2006,
le gouvernement français avait dissous Tribu Ka à
la suite d'incidents à caractère antisémite
qui avaient éclaté deux mois plus tôt à
Paris lors d'une manifestation du groupuscule au coeur du quartier
juif, rue des Rosiers, dans le centre de la capitale française.
Le web-journal RésistanceS, organe de l'Observatoire
belge de l'extrême droite (Obed), a annoncé la
publication vendredi soir, sur son site internet (www.resistances.be),
d'une enquête sur le MDI, «un courant extrémiste
issu de l'immigration». Apparu en France en mars
dernier, le MDI est caractérisé par son radicalisme
ethnique et par son soutien à un système d'apartheid
planétaire, selon la rédaction de RésistanceS.
[Dépêche
de l'agence de presse Belga – vendredi 20 juin 2008]
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Pour lire l'enquête de RésistanceS
sur le MDI, mouvement «politico-ethno-identitaire» racialiste

© RésistanceS – web-journal
de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be
– info@resistances.be – Article mis en ligne le dimanche
22 juin 2008.
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Incarnée dans les années
1960 par les Black panthers, la cause des Noirs est aujourd'hui aussi
détournée par des organisations racialistes proches
de l'extrême droite !
Discours politico-ethno-identitaires
Le
Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI), fondé
en mars 2008 en France par Kémi Séba, incarne désormais
le mieux les «nouveaux mouvements politico-ethno-identitaire»
présents au sein de populations issues de l'immigration. Fort
proche de l'idéologie de l'extrême droite identitaire
européenne, des thèses complotistes antisémites
et des prêches intégristes religieux, pour mieux comprendre
le corpus doctrinal du MDI et du courant politico-sociale auquel il
appartient, voici une sélection d'extraits provenant directement
de sa propagande et de celle de ses partisans :
«La seule
posture moralement acceptable, au sein du MDI, est et reste la culture
du respect mutuel, des égards (en latin respectus) envers
les peuples damnés par l’impérialisme atlanto-sioniste».
Extrait de la charte de fondation du MDI (mars 2008)
«Le MDI est
ouvert à toutes les personnes désireuses de mettre
un terme à l'hégémonie des impérialistes
(axe americano-sioniste, illuminatis et autres groupes occultes
impérialistes)».
Extrait de la présentation officielle du MDI.
«Le rouleau
compresseur du MDI est en marche, il broie tout sur son passage.
Il n’appartient qu’aux Justes de l’Île de
France de nous rejoindre afin de définitivement écraser
les velléités de la Matrice».
Fari Taharka, coordinateur du MDI Île de France, 6 juin 2008.
«Blancs,
musulmans, Noirs, tous unis contre le refus de voir la fierté
raciale, ethnique et religieuse rayée d’un trait de
plume par la mafia cosmopolite aujourd’hui en guerre contre
les peuples libres».
«Oui nous
pouvons et nous devons être fiers d’être Noir,
Blanc, Arabe, Asiatique. Contrairement aux bobards de la mafia sioniste,
le melting pot Talmudico-US n’est pas la seule option sur
la table».
«L’union
des nationalistes blancs, des panafricains, des musulmans dignes
est fondamentale si nous voulons avoir une chance de survivre au
plan atlanto-sioniste de domination globale, plan qui suppose la
destruction des identités, des terroirs, la marchandisation
du vivant, le matérialisme délirant, la destruction
du fait religieux et de la morale».
«La stratégie
sioniste de domination: diviser les peuples pour imposer son règne
sans partage qui induirait la fin de l’humanité libre.
Et en effet plus que jamais l’empire détruit nos peuples
avec l’arme de l’immigration, de la multiculturalité,
de la marchandisation des cultures, force les nations à s’entretuer
économiquement, encourage la destruction des traditions sous
couvert de nivellement démocratique».
«L’objectif
avoué du MDI est bien la destruction du sionisme en France.
Une destruction préalable à la libération blanche,
kémite et musulmane. Une destruction annoncant un retour
des kémites sur leur Terre Mère afin de la relever,
à l’instar des indo-européens libérés
et des résistants musulmans en terre d’islam».
Boris Le Lay, partisan «blanc» du MDI qui se définit
comme un «militant nationaliste breton, paneuropéiste»,
in «La Sainte Alliance des Peuples Libres»,
article posté le 5 mai 2008 sur le site du MDI.
Comité de soutien de
RésistanceS

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