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Portrait chronologique

Hubert Defourny,
un hors-la-loi raciste

Cet ex-gendarme - reconverti en politique après avoir passé plus d’un an de prison en France (pour trafic d’armes !) – a collaboré à la quasi totalité des structures existant sur le marché de l’extrémisme de droite de notre pays. Voyage dans son passé. Jusqu’à sa récente condamnation pour racisme.

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Hubert Defourny (à l’époque où il était le vice-président d’AGIR) et Roeland Raes, le vice-président d’alors du Vlaams Blok et connu pour son soutien à ceux qui nient l’existence des chambres à gaz de la dictature nazie (photo extraite du livre : « L’internationale de la haine » de Rinke Van den Brink, éditions Luc Pire-Vent du nord-Vent du sud, Bruxelles-Liège, 1997).

1994 – Il devient le vice-président d’AGIR, une dissidence liégeoise du Parti des forces nouvelles (PFN). Le PFN était alors un groupuscule néonazi et négationniste soutenu, à la fin des années quatre-vingt, par Filip Dewinter, le leader de la tendance musclée du Vlaams Blok. Dewinter et d’autres hauts responsables blokkers (dont le vice-président du parti, le négationniste notoire Roeland Raes) apporteront ensuite leur soutien à AGIR. Comme le prouvent plusieurs photos publiées dans diverses publications. Notamment en compagnie de Defourny.

1995 - Après l’implosion d’AGIR, l’ex-gendarme Defourny fonde REF, un mouvement ayant, comme par hasard, beaucoup de ressemblances avec REX, le parti de feu le général SS wallon Léon Degrelle (même slogan, même symbole,…).

1996 - Il rejoint Marguerite Bastien, une ancienne magistrate membre du parti libéral (PRL) et tout récemment élue au Parlement fédéral sur la liste du Front national (FN). Defourny apportera son savoir faire à Bastien lorsque celle-ci mettra sur pied sa propre formation de tendance nationaliste et ultralibérale, le Front nouveau de Belgique (FNB). Il siègera même à sa direction, avant de claquer la porte pour – officiellement – divergences idéologiques.

1997 - Il poursuit son soutien militant aux activités du mouvement Bruxelles-Identité-Sécurité (BIS). Le BIS regroupe des sympathisants bruxellois francophones du Vlaams Blok, essentiellement des anciens du Parti des forces nouvelles (revoir : 1994). Dans notre capitale, Defourny viendra avec certains de ses hommes pour distribuer le « Ket », le périodique du BIS. Dans chaque numéro de ce « canard publicitaire » crypto-blokker, figuraient une interview d’un dirigeant de premier plan du Vlaams Blok, ainsi que la promotion des meetings communs bruxellois de ce parti avec le Front national français de Jean-Marie Le Pen. Le « Ket » soutiendra aussi le « Comité Demol », du nom de l’ex-chef de la police de Schaerbeek (une commune bruxelloise) qui rejoindra le Vlaams Blok.

1999 - Defourny apporte son appui à la campagne pour les élections régionales bruxelloise de Johan Demol. Le livre de propagande sur ce dernier, écrit par le responsable d’alors de la section VB de Bruxelles, est vendu par correspondance en Wallonie par « Réfractaire », le journal édité à cette époque par Defourny. Dans celui-ci, une photo montre une « belle » poignée de mains entre Demol et Defourny. En septembre 1999, Defourny participera aux « Etats généraux du nationalisme », un rendez-vous faisant suite au « Waterloo électoral » du mois de juin et dont l’objectif est d’unifier les « forces saintes » de l’extrême droite francophone. Cette énième tentative de fusion est initiée par Hervé Van Laethem, un vieux pote de Defourny. Ces « états » seront aussi l’objet de leur divorce. En cause : le leadership de ce « mouvement du renouveau ». Defourny dénoncera ensuite « l’imagerie de type socialo-maçonnique qui envahit les publications de l’équipe Devenir - Nation », dirigée par Van Laethem. Depuis lors, la haine est tenace entre les deux hommes, et les coups bas nombreux.

defourny01.jpg (22201 bytes) Hubert Defourny (président du Bloc Wallon) et Johan Demol (président bruxellois du Bloc Flamand). Cette photo est un document historique extrait de « Réfractaire », le journal édité par le mouvement REF.

 

 

2000 - En mai, Defourny se retrouve dans le noyau fondateur du Bloc wallon (BW), un nouveau parti d’extrême droite constitué par d’anciens dirigeants du FN et du FNB. Le BW se présente publiquement comme étant le pendant wallon du Vlaams Blok. Au sein de la direction de ce parti indépendantiste flamand, Defourny semble compter encore de nombreux amis.

2001 - Suite à son échec aux élections communales d’octobre 2001, le BW se divise en deux clans rivaux, l’un est présidé par Georges Hupin (ex-FN), l’autre par Hubert Defourny. Des plaintes en sens divers seront déposées par les différents intéressés afin de récupérer le sigle de ce parti pourtant squelettique. Le BW de Georges Hupin, via sa structure culturelle (l’association des Amis de la Renaissance européenne), prendra langue avec le mouvement Nation, cofondé par Van Laethem. Les amis d’ hier de Defourny se ligueront-ils pour mieux l ‘éliminer ?

2002 - Le 29 janvier, le tribunal correctionnel de Liège condamne Hubert Defourny sur base des articles un et trois de la loi antiraciste, suite à une plainte déposée par la Ligue des droits de l’homme, le Centre régional pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère (CRIPEL) et le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme .

M.AZ

 

 

 

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Defourny dénonce

Citations défourniennes


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Accéder au dossier

Condamnation d'un dirigeant d'extrême droite pour appartenance à deux organisations racistes (REF et Bloc Wallon) 28/01/02