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Procès Front
national… suite et pas fin !
Nouveau report d’audience
!
Issu de l’extrême droite traditionnelle
et prenant le hors-la-loi Jean-Marie Le Pen pour modèle, depuis
sa création en 1985, le FN utilise le racisme dans un but électoral.
Ici sur cette photo, son président Daniel Féret lors
d’un meeting, en 1990 à Mons (doc. : RésistanceS).
Le Front national, son président Daniel Féret
et l’un de ses ex-bras-droits, le dénommé Georges-Pierre
Tonnelier sont poursuivis devant les tribunaux pour racisme. Suite
à une plainte déposée voici déjà
près de… 6 ans ! Depuis, le procès ne s’est
toujours pas ouvert. Le Centre pour l’égalité
des chances et la lutte contre le racisme (CECLR), le Mouvement contre
le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX)
et la Ligue des droits de l’Homme (LDH), à la base de
cette action judiciaire, s’inquiètent et protestent.
Pour elle, c’est carrément le plan d’action national
de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie
du gouvernement fédéral qui est mis à mal devant
la justice. Voici, leur communiqué de presse commun envoyé
le 18 novembre dernier à ce sujet.
Ce mercredi 16 novembre, la 11ème chambre de la Cour d’appel
de Bruxelles devait tenir une audience relative au dossier concernant
le Front national, Daniel Féret (président-fondateur
du FN) et Georges-Pierre Tonnelier (dirigeant du FN à l’époque
des faits) pour des faits de racisme et de xénophobie.
Une nouvelle fois, l’audience a été remise : un
nouvel avocat d’une des personnes poursuivies étant en
Cour d’assises. Voilà plus de 6 ans que la première
plainte a été introduite, la première audience
s’est tenue il y a près de trois ans (18 décembre
2002) … et le fond du dossier n’a pas encore été
véritablement évoqué.
Manifestement, les parties poursuivies utilisent toutes les possibilités
que leur offre la procédure (recours, pourvoi en Cassation
à deux reprises, défaut, changements d’avocats,
…) pour obtenir report sur report et pour ne pas avoir à
répondre du fond du dossier.
Face à cette stratégie dilatoire, et sans vouloir remettre
en cause les droits de la défense, nous craignons un manque
de détermination de certains acteurs judiciaires. Par ailleurs,
nous avons pris acte de ce que l'affaire serait certainement, et par
priorité, traitée les 21 et 22 février 2006.
Nous savons que cette situation constitue trop souvent l’ordinaire
dans certains dossiers répressifs et dans certains arrondissements
judiciaires, dont celui de Bruxelles.
Cependant, nous ne pouvons que constater et regretter que cette situation
entre en contradiction avec les intentions émises par le gouvernement
dans le plan d’action fédéral relatif au racisme,
à l’antisémitisme et à la xénophobie
(14 juillet 2004). Le premier des dix points de ce plan vise précisément
à une meilleure application des législations anti-discriminatoires.
La procédure filandreuse en cours dans le dossier du Front
national (tout comme dans celle du Front nouveau de Belgique) dessert
cet objectif.
Les propos, les intentions ou les actes à caractères
racistes ou xénophobes émanant de la sphère politique
constituent un danger réel pour les fondements de notre démocratie
et nécessitent une (ré)action déterminée
de tous les acteurs pour fixer les balises de ce qui est admis et
ce qui ne l’est pas. A défaut, l’essentiel de la
dotation publique sert et va continuer à servir à la
production de tracts et de pamphlets qui provoquent à chaque
fois des réactions indignées et des plaintes de citoyens
qui se sentent atteints dans leur dignité. A moins d’un
an des élections communales, période propice à
la diffusion de ce type de littérature, un rappel à
la loi est souhaitable.
Les intentions du plan d’action contre le racisme doivent se
traduire dans des actes concrets, notamment par une prise en compte
prioritaire des poursuites pour des actes et des propos contraires
à la loi contre le racisme et spécialement lorsqu’ils
proviennent d’associations, de groupements ou de partis qui
en font leur fond de commerce.
Pour le Centre pour l'égalité
des chances et la lutte contre le racisme Eliane DEPROOST, directrice
adjointe
Pour la Ligue des droits de l’Homme
Dan VAN RAEMDONCK, président
Pour le MRAX
Radouane BOULHAL, président
Communiqué de presse du CECLR, de la LDH
et du MRAX, daté du 18 novembre 2005. Placé sur le site
de RésistanceS (www.resistances.be), le 18 novembre 2005.
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REMARQUE
REACTUALISATION du 31
novembre 2008 : Georges-Pierre Tonnelier n'est plus d'extrême
droite
CLIQUEZ
Daniel
Féret, président-fondateur du Front national belge,
condamné par la Justice pour racisme (18/04/2006)
Toujours en ligne
sur RésistanceS.be
Nos autres articles &
documents pour mieux comprendre ce dossier judiciaire :
• Le procès du Front national
est remis au 18 mai 2005
• Les dernières (mauvaises) nouvelles
du Front national

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