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RésistanceS
18-04-2006 |
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Condamnation historique Le président du FN condamné pour racisme
Couverture de l'ancien journal du FN de Charleroi, datant de 1995. A la Une : Daniel Féret. Plus de dix ans après, il est toujours aux postes de commande du Front national (document : RésistanceS). Après un très long procès, la cour d’appel de Bruxelles, siégeant en matière correctionnelle, a enfin condamné Daniel Féret. Le président-fondateur du Front national est désormais reconnu coupable d’incitation à la haine raciale. La condamnation contre Féret se base sur plusieurs tracts du Front national et des extraits de ses programmes électoraux. Condamné à dix ans d’inéligibilité, il ne pourra plus se présenter aux élections à venir (les prochaines : les élections communales d'octobre 2006). La décision judiciaire est également symbolique : le chef du parti raciste devra prester 250 heures de travail dans le secteur de l’intégration des personnes étrangères. S'il ne se plie pas à cette condamnation, Daniel Féret sera directement envoyé en prison pour dix mois. Mais cette condamnation ne le dégommera
pas de la présidence du FN dans l'immédiat. Ce qui lui
permettra de garder sa place de leadership de l'extrême droite
francophone électorale. Un passage en prison aurait donné
la possibilité à ses adversaires internes (ils sont
nombreux à l'intérieur et en marge du Front national)
de prendre le pouvoir d'une formation toujours groupusculaire aujourd'hui,
mais rapportant gros au plan électoral. Féret garde
donc aujourd'hui encore la mainmise sur son gadget politique...
Suite à sa condamnation de ce 18 avril, le président-fondateur du Front national, Daniel Féret, ne pourra pas se présenter aux prochaines élections communales d'octobre 2006 © photo : RésistanceS La lutte contre l'extrême droite par le recours aux tribunaux, certes si elle marque des points (plusieurs dirigeants néofascistes une fois condamnés ont arrêté toutes activités politiques), sera victorieuse que suite à la mise en pratique d'un réel combat politique contre les partis liberticides. Un combat passant automatiquement par une lutte acharnée contre la mauvaise situation socio-économique actuelle et contre ses inégalités sociales. Si souvent favorables au FN et C°. Manuel ABRAMOWICZ
© RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles – Belgique – 18 avril 2006
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REMARQUE REACTUALISATION du 31 novembre 2008 : Georges-Pierre Tonnelier n'est plus d'extrême droite CLIQUEZ
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