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En prévision des élections communales de 2006 Des « Intérêts communaux » contre Elio Di Rupo ou le retour d’un leurre d’extrême droite Un nouveau « parti politique » vient de voir le jour à l’échelon communal à Mons, commune pauvre du Hainaut dont Elio Di Rupo, le président du Parti socialiste, est le bourgmestre. Cette formation a pris un nom passe-partout : « Intérêt communal ». Derrière ce sigle se cache en réalité Arnaud Franchini (21 ans), l’ancien chef montois des « jeunes » du Front national de Daniel Féret. Une vieille connaissance de RésistanceS.
Quelques semaines après ses épousailles avec ce “nouveau front”, Franchini annonce son soutien inconditionnel à Michel Delacroix. Notamment avocat de militants d’extrême droite, il est surtout l’un des plus fidèles compagnons politiques et l’ami de longue date de Daniel Féret. Sénateur coopté du FN, Delacroix se présente aux éléctions régionales de juin 2004 dans la région montoise. Malgré son hostilité maladive à Féret, la JAN fait campagne pour Delacroix. Depuis lors, Franchini et sa JAN ont disparu de la circulation. Jusqu’il y a récemment. Un défi à Elio
Di Rupo ? A son agenda, la présentation en octobre 2006 d’une liste aux élections communales à Mons, dans le fief du président du Parti socialiste belge francophone, Elio Di Rupo. Un politicien régulièrement pris pour cible par l’extrême droite. A Mons, Franchini ambitionne de faire élire un conseiller communal, voire plus. Il pourra ainsi directement interpeller Elio Di Rupo, actuel bourgmestre de Mons et candidat bourgmestre en 2006. Pour l’heure, Arnaud Franchini, comme à son habitude, diffuse de la contre-information afin de faire croire que son nouveau mouvement est en plein envol et bénéficie d’excroissances dans les écoles, les universités, le monde du travail… Ceci n’est que de la propagande pur jus. La « bande Franchini » ne rassemble qu’une poignée de fidèles et ne peut se targuer d’être un mouvement politique solide,même s’il présente un organigramme proche de celui du FN ou de tout autre parti. Comme la plupart des groupuscules de ce genre, IC ressemble bien plus à une « armée mexicaine » qu’à une véritable formation politique. Pour l’anecdote, Arnaud Franchini a été désigné « Président du parti » (sic), le 17 mai 2005, pour un mandat de deux ans. Les autres dirigeants et unique membres de IC sont Christophe Vincent (qui devient son trésorier) et Marie-Laure Dubuisson (élue au poste de secrétaire politique). Jeune vendeuse de 20 ans, cette dernière figurait en deuxième position sur la liste du Front nouveau de Belgique déposée dans la circonscription électorale de Mons, pour les éléctions régionales, en juin 2004. A l’instar de la JAN, ce nouvel avatar de Franchini ne risque pas de décoller sur le plan régional. Cependant, si IC dépose bel et bien une liste aux prochaines élections communales à Mons, où plus de 25 % de la population active est au chômage, et y fait élire un représentant, il se peut qu’Elio Di Rupo doive faire face à un conseiller communal qui ne sera pas de tout repos. A l’instar du conseiller communal FN Salavatore Nicotra qui, , entre 1994 et 2000, secoua régulièrement l’hémicycle communal saint-gillois par des prises de parole tonitruantes.
Agissant en catimini à l’heure actuelle, ce jeune ex-frontiste se prépare néanmoins ardemment pour pouvoir déposer sa liste communale contre Elio Di Rupo. Pour l’instant, il reçoit déjà le soutien médiatique de son ami Georges-Pierre Tonnelier. Autre connaissance de RésistanceS, Tonnelier est un activiste de longue date issu de la « galaxie frontiste ». Son parcours politique est quasi similaire à celui du « président-fondateur » de IC. En 2004, ils avaient tous les deux été les « jeunes lieutenants » du sénateur FN Michel Delacroix. Depuis, Franchini et GPT sont restés actifs dans cette « mouvance ». C’est sans doute pour cette raison que le forum que le second modère sur son site Internet est essentiellement fréquenté par des individus provenant des divers courants de l’extrême droite belge, venant du FN ou de sa dernière dissidence, Force nationale. Avec eux conversent aussi des adeptes du « White power », le « pouvoir blanc », cher aux nervis racistes du KKK d’outre-Atlantique. Arnaud Franchini ou GPT restent des leurres d’extrême droite. Mais, encore fallait-il le rappeler… Simon HARYS © RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles – Belgique – 28 juillet 2005
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REMARQUE: L’ancien leader de la Jeune Alliance Nationale fait ses adieux à l’extrême droite dans un vibrant mea culpa. Franchini c'est fini (20/09/05) REMARQUE REACTUALISATION du 31 novembre 2008 : Georges-Pierre Tonnelier n'est plus d'extrême droite CLIQUEZ ICI Au sujet de la JAN, voir aussi :
La JAN rejoint la tendance radicale du FN (25/05/04) Les aventures de la JAN au pays de la scientologie, du fascisme et du féminisme… (15/05/04) Jeune alliance nationale au service du FNB (08/05/04)
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