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RésistanceS 10-03-2009 |
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Rudy Aernoudt quitte le navire et accuse
LiDé en voie de marginalisation Une chose est évidente maintenant, avec cette crise interne et son alliance avortée avec le Mouvement réformateur (MR) de Didier Reynders : LiDé semble être voué à la marginalisation politique. Avec le départ de son leader - présenté par certains comme charismatique - il est évident que cette nouvelle formation aura beaucoup de mal à se développer. D'autant plus que la propriété de son nom pourrait se retrouver au cœur d'un conflit judiciaire. Ne lui laissant pour le moment que peu de chances de se présenter aux prochaines élections régionales. En attendant la suite des événements, revenons à Pascal de Roubaix. Ce cofondateur de la régionale bruxelloise de LiDé réfute les informations publiées par RésistanceS.be et les déclarations faites à son égard par Olivier Maingain, le président du FDF, l'un des partis-fondateurs du Mouvement réformateur.
De Roubaix piraté par
«Le Cri du Citoyen» ? Dans le même e-mail, il niera tous contacts avec l'extrême droite : «Essayer de me classer dans l'extrême droite sous prétexte que je déteste le socialisme matérialiste et l'hédonisme sans espoir qui nous sont imposés actuellement, est donc une entreprise absurde à moins qu'elle ne soit malhonnête». Pour se justifier et prouver ses dires, Pascal de Roubaix joindra à son courriel toute une série de documents. RésistanceS.be n'a jamais affirmé
que ce dirigeant de LiDé était d'extrême droite.
Il fut juste mentionné qu'à la fin des années
1990, des articles signés de son nom avaient été
publiés dans «Le Cri du Citoyen», un journal ouvertement
d'ultra droite, xénophobe et poujadiste qui deviendra au même
moment l'un des partenaires du Front national belge (sur ce journal
De Roubaix affirme désormais n'avoir jamais collaboré directement au «Cri du Citoyen». La publication de ses articles – extraits du «Courrier de la bourse et de la banque» - n'aurait été qu'un copier/coller commis à son issu par la rédaction de ce journal d'extrême droite. Pour le prouver, il communique le texte du fax qu'il aurait envoyé, le 24 septembre 1998, au directeur de la rédaction du «Cri du Citoyen». Dans ce texte, Pascal de Roubaix demande l'arrêt immédiat de la récupération de ses articles. Mais étrangement, Pascal de Roubaix n'exige pas que soit publié, par exemple dans le numéro suivant de ce journal, un rectificatif (ou un droit de réponse). Ce qui aurait permis de faire savoir aux lecteurs que ses articles avaient été publiés sans son accord. En effet, sans «publicité» de sa réaction, aucun lecteur ne put savoir qu'il était étranger à la republication de ses tribunes libres initialement publiées dans «le Courrier de la bourse et de la banque». Résultat : les lecteurs du «Cri du Citoyen» n'ont jamais été informés que de Roubaix ne souscrivait pas à la nature politique du journal. Ainsi, il n'est dès lors pas étonnant qu'il puisse aujourd'hui être supposé, à la lecture de ce mensuel, que de Roubaix y collaborait. Sa réaction a été fort légère à l'encontre du «Cri du Citoyen». De plus, le document qu'il a communiqué à RésistanceS.be (et à d'autres), affirmant être le texte de son fax adressé au directeur du «Cri du Citoyen», n'est pas la copie d'origine de ce fax, mais le texte copié dans un document word. Il ne peut donc aucunement être prouvé que ce fax existe bel et bien...
Pour rappel, Pascal de Roubaix se serait adressé au responsable du «Cri du Citoyen» le 24 septembre 1998. Soit neuf mois après l'apparition, pour la première fois, de sa signature dans ce journal édité à Bruxelles, ville de de Roubaix, et dans un milieu politique proche de celui-ci ! Un des rédacteurs habituels et de longue date de ce «Cri» se nommait Christophe Buffin... déjà une bonne connaissance de Pascal de Roubaix. Comme par hasard. Bien entendu ! De Roubaix restera en contact avec Buffin, bien après 1998 et malgré son passage au Front national de Daniel Féret.
En 1999, avec Christophe Buffin, Pascal de Roubaix va conduire la liste «Alliance-Alliantie», un rassemblement politique bien marqué à droite, mais pas à l'extrême droite. Aujourd'hui, les deux hommes sont toujours liés. Notamment dans la mouvance de LiDé. De Roubaix a participé activement à la création de sa section bruxelloise et en est devenu le coordinateur régional. Christophe Buffin, sous son nom complet (Christophe Buffin de Chosal), vient de publier un ouvrage qui a été préfacé par... Rudy Aernoudt, le désormais ex-président de LiDé. Dans un e-mail adressé à RésistanceS.be, daté du 4 mars dernier, Pascal de Roubaix écrit, au sujet de l'appartenance passée de Christophe Buffin au Front national, «Mon ami Christophe Buffin n'a jamais fait partie de la direction du FN». Le coordinateur bruxellois de LiDé devrait dès lors consulter la presse de l'époque. Et notamment «Le National», le mensuel du Front national. Son «ami» a bien été de l'aventure de ce parti d'extrême droite belge francophone. Récemment, il donnait un cycle de conférences pour Belgique & Chrétienté (B&C), une association reconnue par la justice comme pouvant être considérée comme un «nid de fascistes». Malgré cette coexistence politique entre ces différents courants de la droite pure et dure, nous le répétons, jamais RésistanceS.be n'a affirmé que Pascal de Roubaix était d'extrême droite. Il a juste été mentionné que sa signature a figuré, pendant près d'un an, dans un mensuel de cette tendance politique. Il a également été affirmé que son principal partenaire politique avait été lui bien actif dans ce milieu. A Pascal de Roubaix désormais de tirer les conclusions de ces trop nombreux hasards. «Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es»... La rédaction de RésistanceS.be
© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 10 mars 2009.
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• LiDé d'Aernoudt est-il lié à l'extrême droite ? • Pascal De Roubaix (tout) contre l'extrême droite ? • «Le Cri du Citoyen», un journal de et pour l'extrême droite
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