| RésistanceS 04-08-2007 |
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Antisémitisme, monarchisme et national-catholicisme
Singularisées par leur extrémisme, les oeuvres de Maurras furent mises à l'index par le Vatican en 1926, après les pressions exercées par les autorités religieuses françaises. Partisan des dictateurs Mussolini, Franco et Pétain, il fut arrêté en 1944 et condamné l’année suivante, pour collaboration avec les nazis, à la réclusion à vie. Il fut gracié peu de temps avant son décès. « L’anti-France :
Juifs, Protestants, Maçons, Métèques » A l’étranger, Charles Maurras va également recevoir un accueil favorable dans certains cercles politiques de l’ultra droite conservatrice. Le dictateur chilien Augusto Pinochet se serait même inspiré de certains de ses préceptes. En Belgique, le « maurrassisme » s’était déjà installé dès les années 1930 (voir notre article à ce sujet : colonne de droite).
Minée par des conflits internes durant l’occupation, l’Action française de Maurras se divisa en trois clans opposés : celui des maurrassiens orthodoxes soutenant le gouvernement de Vichy conduit par le maréchal Pétain, celui des collaborationnistes germanophiles (parmi lesquels se trouvait l’écrivain Robert Brasillach) et celui de ceux qui entrèrent pour finir en résistance contre les nazis. En 1947, l’AF se reconstitua sous le nom de la Restauration nationale (RN). Après le décès de Maurras, en 1952, ses fidèles adeptes se disputeront le contrôle du mouvement. La RN finira par imploser en deux camps antagonistes : le premier s’organisant autour du journal Aspects de la France, le second autour d’une nouvelle publication, La Nation française. Depuis, les pseudopodes de l’Action française poursuivent leurs luttes intestines. Quant au corpus politique de Charles Maurras, il est toujours exploité par le Front national, les autres partis nationalistes français et les mouvements politico-religieux intégristes nationaux-catholiques. Manuel ABRAMOWICZ
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Charles Maurras et ses disciples Idéologue français d’extrême droite et antisémite professionnel dans l’entre-deux-guerres, Charles Maurras (1868-1952) a eu de nombreux disciples en Belgique. Depuis les années 1930 à nos jours. Sur Charles Maurras et ses disciples belges, lire sur RésistanceS :
Les disciples belges de Charles Maurras Marcel
De Corte, idéologue belge de l’Etat fort
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