INDEX
AGIR
« Altaïr »
Amis de la Renaissance européenne
Belgique & Chrétienté
Bloc nationaliste francophone (nom dorigine :
Front national-Fédération Bruxelloise et ensuite Bloc wallon)
Bloc Wallon (BW)
Bruxelles-Identité-Sécurité (BIS)
Cassandre (amicale) : voir à Euroclio
Centre de formation nationaliste Jacques Borsu, Comité/Collectif
pour lexpulsion des faux réfugiés et Comité de soutien Le
Pen-Liberté
NOUVEAU
Comité belge de soutien
à Jean-Marie Le Pen (CBSJMLP, 2007)
Comité Nationalistes contre lOTAN
Dernier carré (nouveau nom des Bourguignons)
Devenir
Euroclio (anciennement amicale Cassandre)
Européens unis pour le renouveau (EUR)
Fondation européenne Léon Degrelle (FELD)
Fraternité Saint-Pie X (Belgique)
Front de la Nation Belge-Parti (FNB-P)
Front national-Front voor de Natie (FN)
Front national Saint-Gillois
Front nouveau de Belgique Front nieuw België (FNB)
Groupes de jeunes polémistes nationalistes (GJPN)
Institut européen de symbolique et dhistoire Euroclio :
voir à Euroclio
Jeune alliance nationale (JAN)
Jeune Nation
La Ligue
NOUVEAU
Mouvement d'action civique (Mac, premier du nom,
1960-1962)
NOUVEAU
Mouvement d'action civique (Mac, deuxième
du nom, ° 2007)
Nation
Nationale liga-Ligue nationale
« Nation-Info »
« Le Parvis »
« Polémique-Info »
« Racines et Nation »
REF
« Renaissance Européenne » : voir à Amis de la Renaissance
européenne
Résistance verte
Révolte sociale
Terre et Peuple - Bannière wallonne
Thule Sodalitas (nouveau nom de lassociation
lAnneau)
AGIR
En automne 1994, le parti nationaliste wallon AGIR (fondé à Liège
en 1989) sautodéchirait. Trois fractures apparaissaient. Trois
tribus se disputaient les rênes du pouvoir. La première était menée
par son idéologue, Willy Fréson, la deuxième par son président en
titre, Robert Destordeur et enfin la troisième par le leader de
la tendance pure et dure dAGIR, Hubert Defourny.
En 1995, Fréson passa le rubicon :
il rejoindra le Front national
jusquà ce moment encore
considéré comme lennemi héréditaire n° 1 dAGIR (1).
Son passage dans le camp adversaire lui sera bénéfique: on lui cédera
la direction de la section frontiste de la Cité Ardente et une place
au bureau politique national, la plus haute instance du FN.
Pendant ce temps, Destordeur tiendra
en réanimation continue les restes dAGIR. Jusquen octobre
1997 lorsque celui-ci signa avec le FN une alliance électorale pour
les élections de 1999. Defourny pour sa part sétait déjà lancé
dans le néorexisme avec la création, en 1995, dun nouveau
parti, REF. Des initiales rappelant celles de REX.
Pour les élections législatives et
régionales du 13 juin 1999, Fréson et Destordeur figuraient en très
bonne place sur les listes liégeoises du FN. Le premier conduisait
à la fois la liste pour le Parlement wallon (et rata de peu son
poste de député) et celle pour la Chambre. Le second, poussait la
liste pour lassemblée wallonne et endossait le maillot du
premier suppléant. La présence dautres membres dAGIR
se fit également remarquer (Galère, Moreau, Poulet, etc.).
Quant à lui, Hubert Defourny tenta
laventure seul avec son groupuscule et deux autres rescapés
dAGIR (Jean Jamar et Alain Pauchen) ainsi que dun ancien
responsable darrondissement du FN (Christian Nokin). Ce fut
un cuissant échec (en moyenne 0,1 %).
Maintenant, et suite à la confirmation
de son insuccès électoral, REF aura les plus grandes difficultés
pour survivre en tant que formation politique. Dautant plus
que le Vlaams Blok (son protecteur depuis 1995) va cesser de lui
apporter son appui. De leur côté, Fréson et Destordeur dressent
un bilan désatreux de leur pacte avec le FN. Une nouvelle fois,
Féret est accusé dêtre un agent provocateur. La rupture est
déjà au programme. Cest pour cette raison quà la fin
du mois de juillet 1999, des rencontres secrètes ont eu lieu avec
Defourny. A lordre du jour : remettre, éventuellement, sur
pied AGIR en vue des élections communales de 2000. A suivre
(1) Au début des années
90, les dirigeants dAGIR accusaient Daniel Féret dêtre
au service de la Surêté de lEtat pour déstabiliser lextrême
droite francophone. Cette accusation sera reprise, en 1995, par
Marguerite Bastien. Pour Daniel Féret, les leaders dAGIR étaient
tout simplement des « nationaux-bolchéviques pro-serbes »
(sic). (RésistanceS, n°
7, été 1999, p. 23)
 |
En
1991, le Bloc Belge allait rejoindre AGIR. Constitué par des
dissidents du Front National de Féret, ce "Bloc"
était ouvertement raciste, antisémite et néonazi. Ci-contre
nous reproduisons son autocollant. En avril 2000, un responsable
du Bloc Belge sera perquisitioné dans
l'enquête sur les tueurs du Brabant Wallon. |
« Altaïr »
Dans la mouvance frontiste belge, « Altaïr », une revue
de poésie apparue à Braine-lAlleud en 1974, a la cote. Plusieurs
« cadres » dextrême droite y collaborent depuis de nombreuses
années. Parmi eux, se trouve un dénommé Daniel Leskens. Souvenez-vous
de ce personnage : en 1995, la RTBF diffusa les images dun
document amateur, montrant celui-ci uriner sur des tombes juives
dans une petite ville allemande. Les images scandaleuses de cette
profanation antisémite avaient été prises à la suite dune
manifestation nostalgique de SS européens. La délégation belge était
constituée de dirigeants du Parti des forces nouvelles (PFN) qui
venaient de passer au Front national de Daniel Féret. Leskens devint
ensuite conseiller communal FN à Anderlecht. Aujourdhui, il
sactiverait énormément en vue des prochaines élections.
Mais revenons à « Altaïr »,
une revue qui est également fort appréciée par « Polémique »,
lex-tribune libre de Marguerite Bastien ayant rejoint les
rives du FN orthodoxe. Nous avons retrouvé dans nos archives (pas
celles qui étaient stockées à Moscou !), un numéro qui fut publié
à la Noël 1992. Deux poèmes nous ont particulièrement marqué. Le
dernier couplet du premier, écrit par un Kollabo français de cette
revue, dit :
« Je ne veux pas mourir sous un
chaos épais / Où se mêlent chinois, arabes, nègre et youtre ! /
De tous ces immigrés jen ai cent fois assez ! / Ils nous sucent
le sang, et quiconque résiste / Est flétri par le nom glorieux de
fasciste : lEurope aux peuples blancs et la France aux Français
! »
Le second poème que nous avons sélectionné
pour vous dans ce numéro dAltaïr porte un titre évocateur
: « Sous légide de la croix gammée ». Extraits :
« Pour elle je me suis levé /
Sous légide de la swastika / Je mène le combat (...). Symbole
de grandeur et de pureté / Symbole dune force éternelle /
Symbole de notre fierté / Tu es la raison dexistence / Tu
es la raison de notre résistance / Un amour éternel. »
Quant à la rubrique « Des revues...
Des revues ... », Altaïr conseille la lecture dopuscules au
titre ne laissant aucune ambiguïté sur ses choix politiques, tels
que « Gestapo », « les Nouvelles NS » (nationale-socialistes),
« Révision », « lEmpire invisible » (du
KKK français !)... et « le National », le bulletin de
liaison du FN belge. Concernant ce dernier, « Altaïr »
mentionnait alors : « A lire, et à soutenir ! » Le 16
avril 1998, Jean-Pierre Hamblenne, le directeur d« Altaïr »,
écrira encore, cette fois-ci chez ses copains de « Polémique »
: « la force qui monte et qui a de lavenir existe bel
et bien : cest le Front National ». Dans les rangs frontistes,
comme on le voit, on a les Kamarades que lon mérite... (RésistanceS,
n° 5, hiver 1998-1999)
Amis de la Renaissance
européenne
En octobre 1998, une nouvelle association politico-culturelle, les
« Amis de la Renaissance européenne », est officiellement née. Située
dans le giron de lextrême droite francophone, initialement,
elle devait voir le jour au cours dune conférence donnée par
Pierre Vial, alors professeur dHistoire du moyen âge à lUniversité
de Lyon III, du bureau politique du Front national doutre-Quiévrain
et « gourou » de Terre et Peuple, une association néopaïenne
préconisant, comme jadis les nazis, la « loi du sang ».
Conférence qui neut pas lieu, puisque arrivé à la gare du
midi, lorateur ne fut pas reconnu par le comité daccueil
belge. Furax sur ses hôtes (on le comprend), il reprit illico le
TGV pour Lyon, sa ville natale. Mais revenons aux "amis"
belges.
L'association les Amis de la Renaissance
européenne sautoproclame comme étant un « groupement
détudes et de pratiques ethnotopiques et indochtones pour
lenracinement dans les espaces humains » (sic). Une revue
théorique du nom de « Renaissance européenne » est éditée
par celle-ci. Le premier numéro est sorti en septembre 1998. Ses
principaux animateurs sont Willy Fréson et Dimitri Sève. Le premier
participa, en 1974, à la création du Front de la jeunesse et quinze
ans plus tard à celle dAGIR. Il y a trois ans, Fréson passa
au Front national. Depuis, il a cofondé le Bloc wallon, en avril
2000. Dimitri Sève, quant à lui, est un militant frontiste dévoué
qui se charge, depuis plusieurs années, du « National »,
le mensuel du parti.
Lors de la première conférence avortée
des Amis de la Renaissance européenne, une cinquantaine de personnes
sétaient déplacées pour écouter Pierre Vial. Dans lassemblée,
daprès « le Vif/LExpress » du 9 octobre 1998,
on pouvait remarquer Daniel Féret, Patrick Cocriamont (conseiller
communal frontiste à Anderlecht, issu de la direction du Parti des
forces nouvelles et également collaborateur de « Renaissance
européenne ») ou encore Alain Escada (le directeur de « Polémique »,
un proche du groupe Devenir).
Le leader de cette association est
Georges Hupin. Il fit lui aussi partie des partisans du Front national
« orthodoxe ».Mais préside, maintenant, le Bloc wallon. (RésistanceS-Info-Net,
5 septembre 2000).
Belgique &
Chrétienté
 |
Emblème
des « nouveaux croisés » intégristes
de Belgique et Chrétienté |
Cette association intégriste
est apparue à Liège, en 1989, dans la mouvance patriotique
« belgicaine ». Sa mission officielle : lutter contre
le « racisme anti-chrétien et anti-belge ». Elle
traque inlassablement les blasphèmes et autres offenses à
la religion catholique, appelle au boycott des sociétés
commerciales qui manquent de respect à celle-ci, et avertit
d’emblée, via la page d’accueil de son site internet
: « Se moquer de la religion catholique deviendra dangereux
! ».
Reprise en main par Alain Escada, elle s’est
très vite intégrée dans les rangs de l’extrême
droite classique. Proche de la droite ultra, catholique et intégriste
française (active au sein du Front national de Jean-Marie
Le Pen), en 1995, Belgique et Chrétienté soutiendra
la création du Front nouveau de Belgique (FNB), une dissidence
du Front national de Daniel Féret. Alain Escada devint même
membre de sa direction, comme porte-parole officiel. Ce «
croisé » de L’Europe chrétienne passa
néanmoins ensuite avec armes et bagages du côté
du Front national, après un conflit personnel (et commercial
!) avec la présidente du FNB, Marguerite Bastien.
Le « patron » de Belgique et Chrétienté
est aussi le fondateur de « Polémique-Info
» Dans cette publication hebdomadaire d’extrême
droite (aujourd’hui disparue), des écrits pronazis,
rendant par exemple hommage à un ancien de la Légion
SS Wallonie ou à l’association des Amis de Robert Brasillach
(du nom du célèbre collaborateur de l’Occupant
nazi pendant la Deuxième guerre mondiale), étaient
réguliers. « Polémique-Info » ciblait
en particulier la « Haute finance vagabonde et anonyme »,
terme codé dans la « littérature » antisémite
pour désigner les Juifs. Ce journal deviendra la vitrine
médiatique de Belgique & Chrétienté.
Les membres de Belgique et Chrétienté
proviennent essentiellement de la Fraternité Saint-Pie X
(un groupe religieux international exclu de l’Eglise catholique
par les autorités papales depuis 1988). Cette « église
parallèle » intégriste voue un culte de la personnalité
au maréchal Pétain et exploite l’antisémitisme,
version Charles Maurras, pour galvaniser ses troupes. L’association
Belgique et Chrétienté deviendra la « branche
politique » de la Fraternité Saint-Pie X.
En avril 2004, ce réseau intégriste
a organisé la projection en avant-première du film
de l’intégriste chrétien Mel Gibson, «
La Passion du Christ », jugé par beaucoup comme étant
un film de propagande antisémite. Au cours de cette projection
privée, qui se déroula à Kinépolis -
Bruxelles, plus de 1.200 invités soigneusement sélectionnés
étaient présents. Ils provenaient des rangs intégristes
du catholicisme militant, de la Fraternité Saint-Pie X, mais
aussi des Légionnaires du Christ et de l’Opus Dei (qui
a aussi ses entrées au Palais royal).
Le 13 mai 2004, à Bruxelles, Belgique
et Chrétienté proposa une conférence sur le
thème « Obligations chrétiennes à respecter
et valeurs familiales à défendre ». Avec pour
orateur : le cardinal Gustave Joos, auteur en janvier 2004, lors
d’un entretien accordé à un journal populaire,
de déclarations homophobes, antisémites et antidémocratiques.
Plusieurs plaintes furent déposées contre ce protégé
du pape Jean-Paul II LIEN joos.html
Auparavant, en décembre de l’année 2003, l’association
fondamentaliste chrétienne avait organisé une conférence,
toujours à Bruxelles, avec, notamment, Bruno Gollnisch, le
numéro deux du Front national français.
Notice mise à jour le : 8 mai 2004
Bloc
nationaliste francophone (nom dorigine : Front
national-Fédération Bruxelloise et ensuite Bloc wallon)
Année dapparition : 2000. Origine : ex-tendance francophone
du FN constituée notamment danciens du FDF et de lUDRT.
Ligne politique : fédéraliste belge et ultra-libéralisme poujadiste.
Caractéristiques : obsession du danger représenté à Bruxelles par
le Vlaams Blok et méfiance maladive à Daniel Féret et à Marguerite
Bastien. Dirigeants : Emile Eloy (ex-député régional FN, ex-cadre
du FDF) et Juan Lemmens (ex-député régional FN, ex-UDRT, ex-PSD,
ex-FNB). Siège : Bruxelles. Nombre de militants : une dizaine. Lié
au Front national-Fédération wallonne (dissidence du FN dans le
Hainaut). Depuis mai 2000, ce bloc semble avoir disparu de la circulation.
(RésistanceS-Info-Net, mai 2000)
Bloc Wallon (BW)
Dans le numéro de lancement de son journal de propagande, le BW
se présentait officiellement comme "le nouveau parti wallon".
Un parti qui sera présent aux municipales du 8 octobre 2000 dans,
au moins, sept communes (Herstal, Flemalle, La Louvière, Liège,
Manage, Mons et Mettet).
Mis sur pied en avril 2000, par des
dissidents du "groupe des intellos" du Front national,
l'idée de ce nouveau parti est née après la défaite des frontistes
aux élections législatives et régionales de 1999. Avec le soutien
du Vlaams Blok, le BW souhaite dynamiser la cause identitaire en
Wallonie. Il est présidé par Georges Hupin, un ex-responsable de
section du FN qui fut léminence grise de la branche belge
du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne
(GRECE), de 1972 à 1981. Auprès de lui, ont retrouve, un de ses
compagnons de route de jadis, Willy Fréson. Ce dernier cofonda le
"front wallon" AGIR (1989-1994) et passa ensuite quelques
années au FN, comme "conseiller idéologique du président"
(1996-2000).
Au BW, il y a aussi une partie de l'aile
radicale d'AGIR qui avait entre temps fondé le mouvement REF. Depuis
avril 2000, plus de 50 militants nationalistes se sont affiliés
au BW. La plupart de ceux-ci proviennent du FN, du FNB, de REF et
d'AGIR. Jean-Robert Debbaudt, le dirigeant de la Fondation européenne
Léon Degrelle, apparaît aussi dans le sillage de ce "Vlaams
Blok wallon". Comme plusieurs militants de base de Nation.
Les principaux responsables du BW sont également actifs au sein
des Amis de la Renaissance européenne. Cette association politico-culturelle
païenne est liée aux Français de Terre et Peuple, la tendance la
plus ultra du parti français d'extrême droite conduit par Bruno
Mégret. L'une des figures de référence du Bloc wallon est Guillaume
Faye. Cet ancien cadre du GRECE-France et ami de longue date de
Georges Hupin, est l'auteur d'un récent livre raciste (une instruction
judiciaire a été ouverte contre ce livre).
En août 2000, le BW se dotait d'un
journal de propagande titré "Bloc-notes" (diffusé à plus
de 2000 exemplaires). Il dispose également d'un site internet diffusant
essentiellement des textes théoriques proches de la Nouvelle Droite
d'antan. Ce bloc ambitionne encore de mettre sur pied, après les
municipales du 8 octobre 2000, une "école de cadres" afin
de former l'"élite nationaliste" de demain. (Infos
à la date du 22/08/2000).
Bruxelles-Identité-Sécurité
(BIS)
Cette structure francophone blokkophile est dirigée par Pieter Kerstens,
un chef dentreprise installé à Uccle. Fondé en 1994, le BIS
est à lorigine une dissidence du Front national conduite par
danciens dirigeants du Parti des forces nouvelles (PFN). Dès
le début, Pieter Kerstens le dirigera en compagnie de Robert Steuckers
et de dHubert Defourny (cf. REF). Cest lex-groupe
néonazi lAssaut (aujourdhui transformé en groupe Devenir)
de Hervé Van Laethem qui soccupait de la sécurité des meetings
du BIS.
En 1989, le PFN où Kerstens
se trouvait à la tête avait déjà appelé les Bruxellois à
voter Vlaams Blok. Le vernis négationniste, rexiste et néonazi de
ce parti groupusculaire francophone ne posait aucun problème aux
bonnes consciences du Blok. En 1997, après un tour au Front nouveau
de Belgique, Pieter Kerstens tout naturellement alla avec son BIS
soutenir inconditionnellement le commissaire de Schaerbeek Johan
Demol. Le premier meeting de ce dernier fut organisé par le BIS
dans une taverne bien connue du milieu (néo)nazi. Au cours dun
autre, au même endroit, en janvier 1999, Pieter Kerstens se fit
remarquer lorsquil participa avec un commando blokker à lattaque
préméditée et ultraviolente contre la manifestation antifasciste
qui se tenait sur le trottoir den face.
Cet habitué des grands-messes néofascistes
à létranger (en présence des antisémites de lex-Oeuvre
française, à la fête frontiste des Bleus-Blancs-Rouges, par exemple)
est depuis plusieurs mois considéré comme persona non grata par
Johan Demol. Un candidat blokker obsédé par son profil de « justicier
». Il est vrai que des personnages comme Kerstens ne font rien pour
améliorer limage soft que la direction opportuniste du Blok
(« petite-bourgeoise », affirment certains) veut se donner
à lheure actuelle
Pour mieux vendre son programme pourtant
toujours nauséabond.
Les tensions internes dues à la présence
nuisible du BIS au sein de la mouvance du Blok na jamais empêché
les principaux hauts dignitaires de ce parti daccorder au
« Ket » (son trimestriel distribué, depuis, 1996 gratuitement
à plus de 25.000 exemplaires à Bruxelles) des interviews. Ce fut
le cas de Karel Dillen, Franck Van Hecke (deux fois de suite, la
première fois en 1996, la dernière fois en mars 1999), Filip Dewinter,
Roeland Raes, Gerolf Annemans, Philip Claeys (président national
des VBJ)
Le soutien politique du gratin du Blok nempêchera
pas par contre le BIS de publier, dans le numéro de mars 1999 du
« Ket », une publicité pour « Polémique », un
journal belgicain à lopposé des thèses antibelges développées
par le VB. A lextrême droite, les contradictions (et les trahissons)
sont nombreuses comme on le sait
(RésistanceS, n° 6,
printemps 1999, p. 24)
Cassandre (amicale) : voir
à Euroclio
Centre de formation
nationaliste Jacques Borsu, Comité/Collectif pour lexpulsion
des faux réfugiés et Comité de soutien Le Pen-Liberté
Les fachos francophones ne manquent pas dinitiatives pour
le moment. Tour à tour, en octobre 1998, on apprenait la création
du Collectif pour lexpulsion des faux réfugiés (lancé
par Alain Escada, Hervé Van Laethem et Hubert Defourny avec le soutien
des néonazis flamands de lOdal-aktiekomitee), le comité
Le Pen Liberté (par Hubert Defourny, le Fondateur de REF) afin
de soutenir le chef frontiste, suite à la levée de son immunité
parlementaire en rapport avec ses propos révisionnistes, et le Centre
de formation nationaliste Jacques Borsu. Lensemble de
ces initiatives semblent émerger dun même petit noyau dont
le but serait de réorganiser la droite national(ist)e (pour ensuite
la contrôler). Ce noyau est constitué de déçus, dexclus et
de dissidents des fronts nationaux. Concernant le centre de formation,
le site internet de la revue néonazie Devenir (de Hervé Van Laethem)
mentionnait que celui-ci aura pour but daider les élus et
les militants nationalistes à se former à tous les aspects de la
vie militante et politique. Cette initiative se placera au-dessus
des divergences entre mouvements et espère rassembler des gens de
bonne volonté de tous les horizons nationalistes. En 1996, le conseiller
communal Patrick Sessler (dissident du FN, aujourdhui au Vlaams
Blok) avait déjà tenté de lancer un tel centre. Par manque délèves
dignes de ce nom, linitiative avorta. (RésistanceS,
n° 5, hiver 1998-1999)
Comité belge de soutien à Jean-Marie Le Pen
(CBSJMLP, Charleroi-Bruxelles (2007)
En vue de participer
en Belgique à la campagne électorale de Jean-Marie
Le Pen (président-fondateur du Front national français)
pour la présidentielle de 2007, un Comité belge de
soutien à Jean-Marie Le Pen (initiales : CBSJMLP) va, au
mois de mars de la même année, être fondé.
Son siège s'installe à Gilly, dans la région
de Charleroi. Ses membres-fondateurs sont des opposants internes
de Daniel Féret, le président-fondateur du Front national
dans notre pays. Ces lepénistes belges ont l'objectif de
fonder un « nouveau FN », sans Daniel Féret mais
avec le soutien de Jean-Marie Le Pen. La création du CBSJMLP
fait donc partie de leur stratégie.
 |
 |
Le président-fondateur
du Front national français a toujours été un
modèle pour l'extrême droite belge comme en témoignent
les couvertures de Volonté européenne (de
1988) et Polémique (de 1999). Le responsable du
premier journal, Roland Pirard, sera lié au CBSJMLP, celui
du second, Alain Escada, sera pour sa part absent de ce comité
de soutien à Le Pen (document : RésistanceS).
Parmi les initiateurs de ce «
comité belge », se trouvent : Patrick Sessler (son
principal « artisan », ancien du Parti des forces nouvelles,
du Vlaams Blok et ex-secrétaire-général du
FN), Charles Pire (transfuge du Parti social-chrétien et
député régional du FN depuis les élections
de 2004), Jean-Pierre Borbouse (député régional
et conseiller communal frontiste à Charleroi, ancien du Parti
communautaire national-européen), Emmanuel Licari di Castel
Mola (ex-responsable du FN Jeunes, il a rejoint depuis l’Union
pour un mouvement populaire, l'UMP-Belgique) et Ghislain Dubois
(un avocat liégeois, président-fondateur de l’asbl
Belgique & Chrétienté). Désormais principal
contact belge de la direction du FN français, c'est ce dernier
qui présidera le CBSJMLP.
Après la mise en ligne d'un
site Internet et la réalisation d'un tract quadrichromie,
le CBSJMLP annonce très vite l'organisation d'un meeting
de Jean-Marie Le Pen à Charleroi. Il n'aura jamais lieu.
Pour finir la seule réelle initiative de ce « comité
belge » sera l'organisation d'une rencontre avec Bruno Gollnisch,
le numéro deux du FN français. Au cours de celle-ci,
qui se déroula au Parlement européen de Bruxelles,
le 17 avril 2007, on remarquera la présence, outre celle
bien entendu de la plupart des membres du CBSJMLP, de plusieurs
dirigeants du Vlaams Belang, de François-Xavier Robert (secrétaire-général
du Front nouveau de Belgique, FNB), de Marc Levaux (ancien du parti
wallon d'extrême droite Agir, du FN, du FNB et ex-proche d'Hubert
Defourny, leader du mouvement Ref), de Georges-Pierre Tonnelier
(ancien collaborateur de plusieurs dirigeants d'extrême droite
: Daniel Féret, Marguerite Bastien, Michel Delacroix, Francis
Detraux...), ainsi que d'Anne-Marie Stroobants et Roland Pirard
(conseillère communale et militants du Vlaams Belang, ex-responsables
de la revue nationaliste ITALIQUE Volonté européenne
et désormais soutenus par le mouvement Nation, fondé
par Hervé Van Laethem).
Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle,
le 22 avril suivant, et le « Waterloo électoral »
subi par le candidat Jean-Marie Le Pen (n'obtenant que 10 % des
voix), le CBSJMLP s'autodissoudra.
(M.AZ – notice à la date du 30/05/2007)
Pour
plus d'informations sur le CBSJMLP, lire notre article : Création
en Belgique d’un comité pro-Le Pen
Comité Nationalistes
contre lOTAN
Créé avec le BIS (Bruxelles Identité Sécurité, la structure des
militants auxiliaires francophones du Blok), il a été mis sur patte
par Hervé Van Laethem, Hubert Defourny et Kris Roman, en mars 1999.
Ces trois anciens compagnons de route de Marguerite Bastien (la
présidente-fondatrice du FNB) sont respectivement lex-dirigeant
du groupe néonazi lAssaut (aujourdhui agissant sous
le nom de groupe Devenir), le « Fondateur »-président
du micro-parti néorexiste REF et le leader de la Nationale liga.
Ce dernier fut auparavant tour à tour membre du VB, du FN et participa
aux actions musclées de lAssaut. (RésistanceS, n° 6, printemps
1999)
Dernier carré
(nouveau nom des Bourguignons)
En avril 1998, les derniers survivants de la Légion SS « Wallonie
» se sont réunis devant le lieu-dit « le tombeau du Géant » (près
de Dinant) où les cendres de Léon Degrelle furent dispersées clandestinement
en 1994. Cette hommage nostalgique a été suivi dun repas de
camaraderie digne des « années noires ». Il ne fut pas le dernier
rendez-vous de ces bourguignons (nom donné aux volontaires rexistes
partis combattre le Bolchévisme sur le front de lEst au sein
de la Waffen-SS). Effectivement, dautres rendez-vous revanchards
eurent lieu les 17 et 20 mai. Toutes ces activités sont (co-)organisées
par une association localisée à Bruxelles se dénommant le Dernier
carré. Elle entretient des relations confraternelles avec les ex-SS
flamands. (RésistanceS, n° 4, automne 1998)
Devenir
La revue Devenir est issue de lune des deux tendances idéologiques
du groupe néonazi francophone lAssaut (1988-1997). Elle fut
fondée par Hervé Van Laethem, un ancien sous-officier de larmée
belge qui cofonda lAssaut. Ce fidèle serviteur de longue date
de la renaissance national-socialiste débuta sa carrière politique,
vers 1983, au Parti européen (un groupuscule lié à des ex-SS belges,
dont Léon Degrelle), dirigea le VMO-Bruxelles (regroupant les nervis
francophones du Vlaamse militanten orde de Bert Eriksson) et se
chargea du chapitre belgo-flamand du Mouvement européen (un réseau
nazi animé par le « couple » franco-allemand Caignet-Kühnen).
 |
La
revue Devenir est issue du groupe néonazi l'Assaut, l'ancienne
section francophone du Vlaamse militanten orde (VMO), ici
représenté par deux militants paramilitaires... |
En septembre 1995, après une collaboration
étroite avec les élements les plus subversifs du Vlaams Blok et
des pourparlers avortés avec le Front national (entamés 1991), le
groupe lAssaut décida de rejoindre le Front nouveau de Belgique
de Marguerite Bastien (FNB). LAssaut y contrôlera très vite
son service de sécurité et de renseignements ainsi que le FNJ, la
section jeune du nouveau parti dextrême droite.
En juin 1996, Hervé Van Laethem lançait
dans « le Bastion », le mensuel du FNB, un « Appel
à tous ceux qui furent, un jour des militants nationalistes ».
Cet appel se terminait par ceci : «
Alors, mes camarades,
je vous invite à oublier les mauvais souvenirs et les éventuelles
dissensions et à venir nous aider à prendre la chance unique et
dernière que nous avons avec Marguerite Bastien de construire le
grand parti dont le mouvement national a tant besoin ». Quelques
mois plus tard, le même Van Laethem précisera : « Aujourdhui
il nexiste pas de solution spécifique ou superficielle. Il
faut changer de système. Et ce changement ne pourra se faire quavec
un parti national et populaire. Cest ce parti que nous essayons
de construire aujourdhui avec le Front nouveau de Belgique ».
Mais malgré lenthousiasme exprimé
par Van Laethem, la lune de miel avec Bastien prit rapidement fin.
Plusieurs activistes de lAssaut, menés par un certain Walter
Dierickx (le fils dun magistrat bruxellois), quittèrent les
rangs néofrontistes au printemps 1997. Les autres suivront, en juillet
de la même année, après la condamnation pour racisme dHervé
Van Laethem. Cest alors que ce dernier créa le groupe Devenir,
ainsi quun bimestriel du même nom.
Dans le numéro de janvier-février 1999
de « Devenir », Van Laethem affirmait que son groupe avait
déjà réussi à « réactiver de nombreux militants isolés et découragés
par Bastien, Féret et les dirigeants du Vlaams Blok ». Pour
accueillir ces déçus, il fonda plusieurs structures militantes polyvalentes
: le Comité pour lexpulsion des faux réfugiés, le Comité daction
anti-sioniste, le Centre de formation nationaliste Jacques Borsu
(du nom du dirigeant du Parti européen mort en 1989)... En mars
1999, Devenir participa à la création du comité des Nationalistes
contre lOTAN, avec divers autres groupuscules : REF (néorexiste
liégeois), la Ligue nationale (conduite par un personnage ayant
entamé un remake de Mein Kampf !) et le BIS (la feue structure francophone
du Blok). Lobjectif de ce comité était de soutenir politiquement
le dictateur Milosevic lors des frappes aériennes de lAlliance
atlantique contre la Serbie.
Comme jadis son ancêtre, en dehors
des frontières, Devenir est en contact avec toute une série dorganisations
néonazies : Le Front daction des nationaux-socialistes hollandais
(ANS), le NSDAP-AO (le parti nazi hitlérien reconstitué aux USA),
les restes du Parti nationaliste français et européen (PNFE, responsable
dattentats dans les années 80), lUnité radicale (rassemblant
les partisans purs et durs du national-libéral Bruno Mégret) et
bien dautres nostalgiques du IIIe. Reich. (RésistanceS,
n° 7, été 1999, p. 25)
Euroclio (anciennement
amicale Cassandre)
Lamicale dhistoire Cassandre a abandonné son nom dorigine.
Elle sest transformée en « Institut européen de symbolique
et dhistoire Euroclio ». Cette amicale regroupe notamment
des ex-collaborateurs du mensuel dextrême droite « Nouvel
Europe magazine ». On y retrouve aussi parmi ses affiliés des
militants, des proches et des anciens du Front national, comme un
ex-responsable du GDS, le service de sécurité et de renseignements
frontiste. Il faut également mentionner que Cassandre était le nom
dun journal dultra-droite édité en Belgique entre 1936
et 1944. En pleine occupation, il sétait mis au service de
lOrdre Nouveau et de son führer francophone Léon Degrelle.
Pour lheure, ce cercle organise des conférences pluridisciplinaires.
Comme le 8 janvier 1998. Thème : « Alternative et marxisme ».
Conférencier : Michel Godart
alors encore président de
la fédération bruxelloise du Parti communiste belge ! (RésistanceS,
n° 2, hiver 1997-1998, p. 6)
Européens unis
pour le renouveau (EUR)
Malgré ce qu'il affirme sur son site internet, ce nouveau parti,
apparu à Anderlecht (Bruxelles) au printemps dernier, est considéré
par la FGTB comme très proche des « valeurs » véhiculées
par lextrême droite. Le quartier-général d'EUR s'était alors
installé au rez-de-chaussée d'un immeuble loué par le syndicat socialiste.
EUR sadresse essentiellement à lélectorat européen en
général, italien, espagnol et portugais en particulier. Son sigle
est le même que celui de lAlliance nationale italienne (issue
de lex-parti fasciste MSI). En 1997, son président fut candidat
aux élections consulaires des Italiens de Belgique sur la liste
du CTIM. Dans les rangs de cette organisation internationale néofasciste
des Italiens vivant à l'étranger, on trouvait le directeur du "Cri
du Citoyen", un journal raciste belge publiant, notamment,
des articles de Gaston-Armand Amaudruz, le "führer"
des néonazis suisses.
Infos à la date
du 22/08/2000
Fondation européenne
Léon Degrelle (FELD)
Localisée à Bruxelles et à Braine-Le-Château, cette fondation, totalement
opposée à l'Association pour la mémoire de Léon Degrelle (AMLD),
a aussi pour but d'honorer la mémoire de l'ancien général SS wallon.
A sa création, en 1994, la FELD ambitionnait de mettre sur pied
une bibliothèque et une vidéothèque pour rassembler les milliers
de documents qu'elle espérait recevoir des derniers partisans de
Degrelle. La FELD édite aussi "Recueil", un organe semestriel
consacré "bien évidemment à l'étude de celui que l'on peut
considérer comme le principal homme politique de notre pays au XXe.
Siècle" (sic).
Elle est animée par un groupe d'"amis
et camarades jeunes et moins jeunes", rassemblés autour de
Jean-Robert Debbaudt, un ex-volontaire de la SS wallonne qui, après
la Guerre 40-45, dirigea l'une des multiples fractions concurrentes
se revendiquant de Léon Degrelle et de son mouvement Rex. Debbaudt
forma encore idéologiquement la plupart des cadres de la Nouvelle
Droite qui militaient alors au sein de la section belge du Groupement
de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE).
Membre depuis plusieurs années du Vlaams Blok (comme l'avait révélé
le journal "RésistanceS"), Debbaudt est proche du Bloc
wallon.
L'autre pilier de la FELD est Marc
Vanbesien. En 1989, ce dernier tenait, avec l'actuel bras-droit
de Johan Demol (président bruxellois du Vlaams Blok), un stand exposant,
à la Foire du livre internationale de Bruxelles, des livres négationnistes
et de Léon Degrelle. A cette époque, Vanbesien militait au Parti
des forces nouvelles (PFN, néonazi). Ensuite, avec Daniel Leskens,
un responsable bruxellois du Front national et dirigeant de l'Association
des Amis de Drieu-la-Rochelle, et le leader de l'Association pour
l'indivisible liberté d'expression (AILE, une structure négationniste
soutenue par Léon Degrelle), Vanbesien participera en Allemagne,
à une rencontre internationale d'ex-SS européens. (Infos à la date
du 22/08/2000).
Fraternité
Saint-Pie X (Belgique)
Elle apparaît en 1971 en Belgique après avoir été fondée en France
par Monseigneur Lefèbvre. Cette phalange intégriste nationale-catholique
nostalgique de lEtat français de Pétain a ouvert des points
de chute à Bruxelles, Namur, Anvers et Gand. Ces « croisés »
militent à lextrême droite (aux FN en France et en Belgique).
(RésistanceS, n° 0, printemps 1997, p. 34)
Front de la Nation
Belge-Parti (FNB-P)
Année dapparition : 1997. Origine : dissidence du FN conduite
par le fondateur de la section frontiste de Charleroi. Ligne politique
: unité nationale, défense de la monarchie, poujadisme et xénophobie.
Caractéristiques : repli autour de son fondateur, marginalité et
absence totale de ligne politique cohérente. Président : Jacques
Hubert (ex-UDRT, ex-Front nationaliste, ex-patron du FN carolo).
Siège : Charleroi. Implantation géographique : aucune. Nombre de
militants : une dizaine. Publication : « le Front ». (RésistanceS,
n°6, printemps 1999)
Depuis le décès de Jacques Hubert,
le 24 juin 2000, le FNB-P n'existe plus. Juste avant, son dirigeant
avait rejoint le mouvement Nation.
Front
national-Front voor de Natie (FN)
Année dapparition : 1985 (à Bruxelles). A lorigine fondé
comme le parti-frère du FN français. Ces premiers frontistes belges
regrouperont lensemble des fractions de lextrême droite
francophone, mais, seront très rapidement secoués par de multiples
crises internes et amputés par dhétéroclites dissidences (près
de 20 en 14 ans dexistence). Depuis 1989, Jean-Marie Le Pen
ne soutient plus ce clone belge. Sa ligne politique est unitariste,
monarchiste, inégalitaire, antisociale, ultralibérale (défense du
capitalisme populaire) et racisme de type germanique (droit du sang).
Le FN belge est caractérisé par une absence de structures, de formation,
de dynamisme et entièrement verrouillé dune main de fer par
son président-fondateur, Daniel Féret (en poste depuis 1985 !).
Ses principaux dirigeants sont : Alain Sadaune (ex-PS, député régional
et responsable de la section FN de Charleroi), Henri Laquay (ex-Parti
libéral chrétien, intégriste, conseiller communal à Koekelberg et
responsable de la section bruxelloise), Georges Hupin (ancien leader
du GRECE-Belgique, responsable de la section de Mons-La Louvière),
Jacqueline Merveille (conseillère communale, responsable de la section
de Namur), Willy Fréson (ex-PFN, ex-Agir, conseiller communal et
responsable de la section liégeoise), Emanuele Licari di Castel
Mola (ex-FDF, ex-FNB, ex-BIS, patron bruxellois du Front national
des Jeunes), Dimitri Seve (rédacteur en chef du National, lieutenant
fidèle et opportuniste de Daniel Féret)
Le FN est implanté à Bruxelles, Ath,
Charleroi, Liège, Mons, Namur et Tournai. Ses précédents scores
électoraux sont : 7,6 % à Bruxelles et 5,5 % en Wallonie aux législatives
de 1995. Nombre de militants : une quarantaine. Publications : « le
National » (mensuel du parti), « la Flamme » (bulletin
de la section de Charleroi) et « la Lettre du Président »
(bulletin interne).
Nébuleuse :
Pro Vita (réseau antisémite de propagande anti-IVG), Thule-Sodalitas
(un groupe de combat néopaïen animé par un conseiller communal du
Blok), des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X (secte intégriste
de feu Monseigneur Lefevbre), les Amis de Drieu la Rochelle (ADLR),
« Polémique » (journal national-catholique traditionaliste),
les Groupes de jeunes polémistes nationalistes (cercles militants
des lecteurs de « Polémique »), Belgique & Chrétieneté
(association « contre le racisme anti-Belge et anti-chrétien »,
liée à « Polémique »), « Altaïr » (opuscule
intégriste publiant des textes néonazis), « le Cri du Citoyené »
(mensuel poujadiste, nationaliste et proche de revues françaises
antisémites) et des affiliés italiens du Comité tricolore
des Italiens dans le Monde (CTIM, une organisation dextrême
droite implantée internationalement dans la diaspora italienne).(RésistanceS,
n° 6, printemps 1999)
Front national
Saint-Gillois Année dapparition : mars 1999. Origine :
scission communal du Front national de Daniel Féret conduite par
Salvatore Nicotra, alors directeur national du FN des jeunes (FNJ)
et responsable de la campagne électorale 1999 de ce parti. Ligne
politique : identique à la plupart des autres FN. Caractéristiques
: revendique son entière indépendance et autonomie envers le FN
dorigine. Depuis sa création, il promet de faire des révélations
sur les coulisses du micro-parti de Daniel Féret. Se décrit comme
un mouvement dintérêt communal. Son président souhaite suivre
les traces (politiques !) de Michel Demaret, lex-bourgmestre
PSC de Bruxelles-ville et meneur actuel dune liste de droite
populiste aux prochaines régionales. En vue des élections communales
de 2000, Nicotra veut importer à Saint-Gilles les tactiques politiciennes
de Demaret. Ce nouveau FN regroupe des militants issus de limmigration
italienne et espagnole. Principaux dirigeants : Salvatore Nicotra
(président, conseiller communal) et Pedro Pontigo (secrétaire général).
Siège : Saint-Gilles. Implantation géographique : uniquement dans
cette commune bruxelloise, mais des sympathisants dans dautres
communes. Nombre de militants : une trentaine.
Nébuleuse :
des militants italiens du CTIM, lAssociation de défense des
personnes handicapées, une asbl fondée et présidée par Salvatore
Nicotra.
Souhaitant attirer lélectorat
protestataire italien, la plupart des autres groupuscules dextrême
droite (FNB, FN-FB, REF
) ont proposé à Salvatore Nicotra de
se présenter sur leur liste. Certains ont même été jusquà
lui proposer de conduire leur liste à Liège pour la Chambre. (RésistanceS,
n° 6, printemps 1999)
Front nouveau
de Belgique Front nieuw België (FNB)
Année dapparition : 1996. Origine : la plus importante et
préjudiciable dissidence du FN. Ligne politique : nationale-catholique,
monarchiste, inégalitaire, antisociale, ultra-libérale (de type
thatchérien), défense de lunité nationale et racisme de type
germanique (droit du sang). Caractéristiques : haine obsessionnelle
de Daniel Féret, culte de la personnalité sans bornes à sa présidente-fondatrice,
hyper-autoritarisme, asile (politique !) des déçus du féretisme,
des plus opportunistes de la droite nationale et de certains de
ceux qui furent mis sur une voie de garage par le PSC et le PRL.
Présidente : Marguerite Bastien (ancienne de lextrême gauche
universitaire, du PS et du PRL où elle collabora avec feu Jean Gol).
Siège : Bruxelles. Implantations géographiques : Bruxelles, Mons,
Namur, Verviers et quelques poches dans le Brabant wallon et dans
les Ardennes. Nombre de militants : une trentaine. Publication :
« le Bastion » (mensuel officiel du FNB).
Nébuleuse :
cercle Europa (section belge de Synergies européennes, une dissidence
raciste et dultradroite du GRECE, conduite par Robert Steuckers,
ex-idéologue dAgir et collabo du Vlaams Blok), Thule-Sodalitas,
Ordre fraternel européen des druides et chevaliers du Tribann (une
secte néopaïenne néonazie belgo-française), Association culturelle
francophone de Hoeillart et des affiliés de Pro Vita et des nationalistes
italiens du CTIM de la région de Charleroi.(RésistanceS,
n° 6, printemps 1999)
Groupes
de jeunes polémistes nationalistes (GJPN)
Selon leur document de présentation, les GJPN "constituent
un cercle de jeunes lecteurs actifs" (de 16 à 35 ans) du journal
"Polémique-Info". A leur création, ce journal populiste,
antisémite et raciste annonçait fièrement qu'ils allaient organiser
des "activités diverses, tant ludiques que culturelles ou militantes".
Pour leur part, les GJPN promettaient au petit lectorat de "Polémique-Info"
de le tenir informé "régulièrement de ce qui se déroule, au
niveau politique, dans les campus universitaires et hautes écoles".
Les GJPN sont, en réalité, une véritable coquille vide.
Infos à la date du 22/08/2000
Institut européen de symbolique
et dhistoire Euroclio : voir à Euroclio
Jeune alliance
nationale (JAN)
Organisation de jeunes
membres du Font nouveau de Belgique (FNB), la JAN est apparue en
avril 2004. Son fondateur est Arnaud Franchini, un ancien des jeunes
du Front national (FN) de Daniel Féret. Après un conflit
interne, Franchini fut écarté par le baron Emmanuel
Licari di Castel, le « chef » des « jeunesses
frontistes » et protégé de Daniel Féret.
Franchini quittera alors le FN pour le FNB. Il fondera ensuite la
JAN avec d’autres transfuges du FN.
Basée à Mons, la JAN
est aussi active à Charleroi. Arnaud Franchini tente maintenant
de développer sa Jeune alliance nationale contre l’ensemble
des structures d’extrême droite encore présentes
sur le terrain. Il vise notamment à recruter les derniers
militants du groupuscule Nation-L’Assaut.
La JAN regrouperait déjà
une petite dizaine d’activistes (dont près de 50 %
sont des jeunes filles), ensentiellement à Mons et à
Charleroi. Fin avril 2004, elle préparait une campagne d’affichage
en vue des élections régionales du 13 juin 2004. Arnaud
Franchini venait alors d’annoncer qu’il serait l’un
des candidats du FNB.
Voir aussi : Front nouveau de Belgique
Fiche mise en ligne le
3 mai 2004
Jeune
Nation
Section jeunes du mouvement Nation. Sa première soirée s'est tenue
à Charleroi, le 20 mai 2000, en présence de plusieurs skinheads
et supporters nationalistes de football. Dont des membres des Wallon's
boys.
Infos à la date du 22/08/2000
La Ligue
Cette « ligue », qui se fait aussi parfois appeler «
Ligue nationale », a été fondée à
Charleroi, à la fin de l’année 2003. Elle est
l’une des énièmes dissidences du Front national
de Daniel Féret. Le responsable de cette ligue se nomme Olivier
Delcourt, le dernier responsable local du parti de Féret
dans la « région carolo ». Soutenue par Stéphanie
Meunier et Patricia Elaerts, cette nouvelle structure d’extrême
droite reprend comme emblème la « flamme tricolore
» (dont les droits appartiennent au patron du FN), se revendique
de la « droite sociale, nationale et populaire » (comme
le FN) et de « Jean-Marie Lepen » (sic).
Au début de l’année
2004, La Ligue a distribué massivement à Charleroi
un tract toute-boîte photocopié, de très mauvaise
qualité et avec un contenu incohérent.
Vu la qualité de son seul tract
et l’absence de réelle présence sur le terrain,
cette ligue est plus folklorique que dangereuse. Elle finira rapidement,
comme la majorité des « clones du FN », par disparaître
de la circulation.
Fiche mise en ligne le 3 mai 2004
Mouvement d'action civique
(Mac, premier du nom, Bruxelles, 1960-1962)
 |
La
croix celtique et Jean Thiriart, emblème et l'un des
principaux dirigeants du Mouvement d'action civique (premier
du nom). |
Le Mac est l'une des organisations
de référence de l'Histoire de l'extrême droite
belge.
En septembre 1960, directement issu du Comité d'action et
de défense des Belges d'Afrique (CADBA), le Mouvement d'action
civique va voir le jour. Il adopte pour emblème la croix
celtique et se singularise par un anticolonialisme extrémiste.
Dans cette optique, il apporte un appui logistique à l'Organisation
armée secrète (OAS). L'OAS est un réseau clandestin
d'extrême droite, constitué de militaires et de civiles,
spécialisé dans les actions terroristes afin d'empêcher
l'indépendance de l'Algérie française. La Belgique
deviendra l'une des bases arrières de l'OAS. Le Mac belge
est lui aussi réputé pour ses nombreuses et violentes
actions commandos contre ses adversaires. Pour les élections
législatives de 1961, il va tenter, sans succès, de
réunir les diverses formations d'extrême droite et
d'ultradroite de l'époque (Parti national, Parti indépendant,
Parti social-indépendant, Rassemblement national...) au sein
d'un cartel électoral.
Après des conflits internes,
déjà symptomatiques de l'extrême droite francophone
de jadis, le Mac disparaît en septembre 1962. Il donne directement
naissance à Jeune Europe, une nouvelle organisation qui marquera
les années 1960 et sera singularisée par son charismatique
dirigeant, Jean Thiriart, ancien des Amis du Grand Reich allemand
(Agra, un cercle collaborationniste durant l'occupation nazie),
du CADBA, du Mac et futur théoricien du « communautarisme
», un nationalisme européen préconisant une
alliance avec le Tiers-monde contre les Etats-Unis et le «
Sionisme international ». L'ancien « économiste
» du Mac, Henri Moreau, rejoindra pour sa part bien plus tard
le Front national de Daniel Féret, après sa création
en 1985. Le souvenir du Mac sera réactualisé en mai
2007, quand Jean-Pierre Borbouse, député régional
du FN, va mettre sur pied un mouvement d'action politique qui prendra
le même nom.
(M.AZ
– notice à la date du 30/05/2007).
Mouvement d'action civique
(Mac, deuxième du nom, Charleroi, ° 2007)
En mai 2007, il est annoncé à Charleroi la création
d'une nouvelle structure politique : le Mouvement d'action civique
(en abrégés : Mac). Ce nom fut déjà
utilisé au début des années 1960 par une organisation
considérée comme une des références
historiques de l'extrême droite belge (voir la notice précédente
de notre Dictionnaire). L'initiateur du Mac (deuxième du
nom) est Jean-Pierre Borbouse, conseiller communale, député
régional et responsable de la section de Charleroi du Front
national. Le fondateur de ce Mac fait par ailleurs partie des opposants
internes à Daniel Féret, le président-fondateur
du FN. Jean-Pierre Borbouse est fort proche de Patrick Sessler (ex-secrétaire
général du FN) et de Charles Pire (député
régional liégeois frontiste). Ensemble, ils tentent
d'exclure Daniel Féret du parti d'extrême droite et
de fonder un « nouveau FN ». En avril 2007, avec d'autres
adeptes belges du lepénisme (dont le président-fondateur
de Belgique & Chrétienté, l'avocat Ghislain Dubois),
ils avaient participé à la création du Comité
belge de soutien à Jean-Marie Le Pen (CBSJMLP). La création
du Mac fait suite à la disparition de ce CBSJMLP.
 |
Affiche
pour les élections communales d'octobre 2006 du fondateur
du Mac... (document : RésistanceS). |
Le but du Mouvement d'action civique
de Jean-Pierre Borbouse est de « créer une dynamique
militante et un réseau de citoyens résolus à
concevoir et à promouvoir une alternative viable pour Charleroi.
Car c’est bien à Charleroi que nous allons poser les
premiers jalons de notre action. Nous voulons faire de Charleroi
un laboratoire politique pour une droite socialement engagée
et résolument identitaire. Demain, si nous travaillons bien,
et si notre action touche le cœur de nos concitoyens, notre
exemple fera tache d’huile et, qui sait, serons-nous présents
dans l’ensemble de la francophonie ».
A l'occasion de la fondation du Mac,
Borbouse a notamment déclaré : « Ce n’est
pas parce que mon parti est malade que nous allons rester les bras
ballants à nous morfondre. Je n’en ai d’ailleurs
pas le droit vis-à-vis des électeurs du Front national
qui m’ont élu au Parlement wallon pour les représenter.
J’ai donc décidé de créer (ce) mouvement
qui n’est ni un concurrent, ni bien sûr un adversaire
du FN, bien au contraire, mais qui sera un moyen complémentaire,
aujourd’hui même indispensable, au développement
de notre action politique au Pays de Charleroi. »
Le Mac n'a donc, pour l'instant, que
l'ambition d’être un nouvelle structure au sein de la
« mouvance identitaire » du FN. Mais si ce parti reste
ankylosé par ses maux actuels, alors « il appartiendra
aux animateurs du Mac de prendre leurs responsabilités dans
l’optique de l’échéance électorale
régionale de 2009 », ambitionne Jean-Pierre Borbouse.
L'annonce de la création de
ce Mouvement d'action civique n'est qu'un élément
de plus dans la déconfiture généralisée
de la « droite nationale » incarnée par le FN
de Daniel Féret. Après la fondation de nombreuses
structures dissidentes et concurrentes, le Mac rejoindra bien vite
la longue liste des déçus du frontisme, souvent eux-mêmes
caractérisés par leur incapacité politique
et leur folklore désuet.
(A.V – notice à
la date du 30/05/2007).
Nation
Ce mouvement a été fondé à Bruxelles, le 11 septembre 1999, lors
des "Etats généraux du nationalisme". Le premier objectif
de ceux-ci était de tirer les conclusions de la récente défaite
électorale des listes de la "droite nationaliste" francophone.
Le second objectif visait à unir les "vrais nationalistes"
(sic). Mais, durant ces "états généraux", deux lignes
stratégiques s'opposèrent. D'un côté, le clan d'Hubert Defourny
(ex-vice-président d'AGIR et "Fondateur" de REF), de l'autre
celui d'Hervé Van Laethem (alors responsable de la revue "Devenir",
ex-chef du groupe néonazi l'Assaut et leaders des Jeunesses du Front
nouveau de Belgique jusqu'en 1997). Le premier clan proposa que
l'union se fasse autour de son sigle. Le clan de Van Laethem était
pour sa part favorable à la création d'une nouvelle formation politique
: le mouvement pour la Nation.
"Le
barbu", Hervé Van Laethem (avec le mégaphone), lors d'une manifestation
néonazie internationale avec le feu Odal aktiekomitee à Bruges,
en 1997.
Alliés depuis plusieurs années, les
deux chefs nationalistes finiront par se séparer. Quelques mois
plus tard, le mouvement REF avouera pour finir qu'il n'"appréciait
guère l'imagerie de type socialo-maçonnique qui envahit les publications
de l'équipe DEVENIR-NATION" (in "Refractaire", édition
spéciale, décembre 1999).
Le divorce avec Defourny n'empêchera
pas Hervé Van Laethem de mettre sur pied sa formation avec le soutien
de Michel Demoulin (un ancien attaché parlementaire de Marguerite
Bastien, la présidente du FNB) et Robert Ervin (un acharné croisé
de la "race des Européens blancs" proche du groupuscule
sectaire Thule Sodalitas). Plusieurs déçus du FN et du FNB les rejoignèrent.
Ce fut le cas de Jacques Hubert (décédé le 24 juin 2000), un ex-député
wallon frontiste et président-fondateur du feu Front de la Nation
belge.
Le premier meeting de Nation regroupa
à Bruxelles, le 18 décembre 1999, plus de 80 personnes. Son thème
était "Un nationalisme pour l'an 2000" et son invité Roland
Gaucher, l'un des fondateurs du Front national français et depuis
lors en brouille idéologique avec son président, Jean-Marie Le Pen.
Au début, Nation pris très vite de
l'ampleur. Il se vantera ainsi d'être "le premier mouvement
de Belgique francophone sur le plan militant". Rapidement,
la tenue de formations afin d'"armer politiquement" les
futurs cadres du "Mouvement nationaliste" (dont Nation
serait bien entendu le fer de lance !), furent organisées. Essentiellement
implanté dans la capitale, au printemps 2000, Nation bénéficiait
d'autres contacts locaux en Wallonie (Charleroi, Herstal, La Louvière,
Mons, Mouscron, Spa et Verviers). Pour se donner de l'importance,
plusieurs structures thématiques furent mises sur pied : comité
des Nationalistes contre lOTAN, comité pour l'expulsion des
faux réfugiés, Résistance verte, Révolte sociale
Une section
regroupant les jeunes existe, c'est Jeune Nation. Plusieurs bulletins
locaux sont réalisés par ses sections locales ou ses "associations
amies", comme par exemple, "Le Parvis" (à Saint-Gilles)
ou "Racines et Nation" (à Ixelles).
Contrairement aux autres mouvements
d'extrême droite, Nation n'a pas ouvert de site internet, mais édite
régulièrement son propre mensuel "Nation-Info". Quant
à la revue "Devenir" (fondée et animée par Hervé Van Laethem
jusqu'en septembre 1999), elle reste proche de Nation. Un mouvement
qui se caractérise par sa haine des "faux nationalistes".
Sont visés : les dirigeants du Bloc wallon, des divers FN et ceux
du Vlaams Blok.
En Flandre, Nation est lié à la mouvance
néonazie qui recrute essentiellement ses troupes de choc au sein
des bandes de skinheads et d'hooligans. Parmi les organisations
de cette mouvance, citons : l'Odal aktiekomitee (officiellement
autodissout depuis avril 2000) et la Vlaamse Jongeren Mechelen (VJM).
Ensemble, ils font partie d'un réseau national-socialiste, dont
les tentacules sont internationales.
A l'étranger, plus précisément, les
contacts de Nation sont le GUD (un mouvement étudiant français néofasciste
connu pour ses ratonnades), l'Unité radicale (la fraction regroupant
les purs et durs du Mouvement national républicain de Bruno Mégret),
l'Alternative nationale (une autre dissidence du FN lepéniste) ainsi
qu'une mouvance néonazie allemande en semi-clandestinitée. En février
2000, Nation organisa une série d'initiatives en vue de soutenir
l'arrivée de l'extrême droite autrichienne au pouvoir.
A plusieurs reprises, Nation a apporté
son soutien politique aux "supporters belges (de football)
de tendance nationaliste et provenant de plusieurs Sides de supporters".
Dans son bulletin de liaison, en juillet 2000, Nation affirmait
- entre les lignes - que parmi les hooligans anglais qui s'étaient
livrés à une véritable "bataille" contre des jeunes issus
de l'immigration, au cours de l'Euro 2000, des "militants nationalistes-révolutionnaires"
se trouvaient, "partout où ça chauffait : aux côtés des Anglais
comme, et surtout, aux côtés du "White Side" belge"
(Nation-Info, n° 9, juillet-août 2000, p. 5). Il faut savoir que
depuis plusieurs années, les organisations à la base de Nation infiltrent
les clubs de supporters regroupant des activistes nationalistes,
comme les Wallon's boys (à Charleroi) et les Brussels boys (à Molenbeek,
une commune de Bruxelles).
Malgré le souhait d'être le principal
mouvement nationaliste en Wallonie, Nation ne sera cependant pas
présent aux élections municipales du 8 octobre 2000. Ainsi en ont
décidé ses dirigeants qui se donnent comme mission de "construire
un mouvement solide et crédible". D'ailleurs pour eux, "les
élections restent un moyen et ne seront jamais une fin en soi".
Cette décision est la preuve que les difficultés rencontrées par
ce mouvement pour se développer, surtout depuis l'apparition en
avril 2000 du Bloc wallon, sont bien réelles, malgré ce qu'il affirme
dans sa propagande. (Infos à la date du 22/08/2000).
Nationale
liga-Ligue nationale
Le 4 juin 1998, la Nationale liga (NL) a refait parler delle
par un communiqué de presse sattaquant à Marguerite Bastien.
Animée par lex-conseiller communal FN de Ganshoren, Kris Roman,
la NL (basée pour linstant à Dendermonde) estime que le FNB
est un « venin belge » (sic). Pour elle, Bastien « est
la plus grande ennemie du peuple flamand ». Cette ligue, complètement
loufoque, est issue dune dissidence du Front national qui
avait rejoint le nouveau front de M. Bastien. Son dirigeant (et
sans doute seul membre), Kris Roman, est un véritable « militant
sans frontière » qui ne cessa de muliplier les cartes de parti.
Il fréquenta même pour un temps une secte chrétienne intégriste
installée près de la place Flagey à Bruxelles. Celle-ci avait également
abrité le négationniste français Olivier Mathieu alors en fuite
chez nous. (RésistanceS, n° 4, automne 1998)
« Nation-Info »
Mensuel du Mouvement pour la Nation > voir plus haut
« Le
Parvis »
Bulletin de propagande édité par la section de Saint-Gilles (Bruxelles)
du mouvement Nation. Cette section est en particulier constituée
d'une bande de jeunes issus de l'immigration portugaise connue pour
ses nombreuses bagarres avec des jeunes marocains. (Infos
à la date du 22/08/2000).
« Polémique-Info »
Depuis septembre 1995, un journal dextrême droite est publié
sous le titre de « Polémique ». A ses débuts, il affirmait
appartenir à la droite nationale, monarchiste et ultra-catholique.
Son fondateur, Alain Escada, venait en droite ligne de cette vieille
famille politique, via Pro Belgica notamment. Celui-ci se disait
modéré et opposé au Front national. Cest dans les bras de
Marguerite Bastien quil ira refaire de la politique après
les échecs successifs de ses expériences électorales précédentes
(au BEB et à Unie). Il devient le porte-parole du Front nouveau
de Belgique (FNB). Il la quitté depuis lors suite à des ennuis
financiers et se livre à une guerre sans merci avec sa présidente.
A côté darticles teintés de nationalisme
belge et de défense de lOccident chrétien, « Polémique »
ouvrira ses colonnes au chef du groupe néonazi lAssaut (voir
plus haut à Devenir), à un ancien proche de la secte Ecoovie, à
Robert Steuckers et au Dr. Soas. Ce dernier est le pseudonyme dun
véritable médecin qui joue, depuis plus de trente ans, un rôle clé
au sein dun réseau ésotérique constitié de nostalgiques du
national-socialisme. Ce réseau fut en 1973, selon une enquête de
la gendarmerie, à la base dun projet de coup dEtat à
la chilienne ! La dernière fois que lon avait trouvé
la signature du Dr. Soas, cétait en avril 1995, dans « Periodieck
Contact », le bulletin de liaison dune amicale dex-SS
flamands.
Les derniers numéros de « Polémique »
confirment les nouveaux amours politico-historiques dAlain
Escada. Le 18 septembre 1997, en effet, un article fut publié en
hommage à un ancien de la Légion SS Wallonie récemment décédé. Le
25 septembre, « Polémique » consacra cette fois-ci un
article vantant les mérites de lassociation des Amis de Robert
Brasillach, un des plus illustres collaborateurs français pronazi.
Avec une telle évolution, le patriotisme revendiqué au début par
cet opuscule nest dès lors plus quun médiamensonge.
(RésistanceS, n° 1, automne 1997, p. 6)
"Racines
et Nation"
Bulletin de propagande édité par la section d'Ixelles (Bruxelles)
du mouvement Nation. Cette section est animée par Hervé Van Laethem
(la figure de proue de Nation) et Micheline Gils (une ancienne conseillère
communale élue, en 1994, sur la liste du Front national). Comme
par hasard, ce bulletin porte un titre fort proche de "Race
et Nation", le feu "organe de combat du groupe "Brasillach"
du PNFE", un parti néonazi français violent avec qui Van Laethem
entretenait, dans les années 90, des contacts réguliers. (Infos
à la date du 22/08/2000).
REF
Année dapparition : 1995. Origine : dissidence rassemblant
les éléments les plus extrémistes et douteux dAgir. Ligne
politique : nationale-solidariste, autonomiste, raciste de type
ethniste (défense de la Race blanche) et pro-Vlaams Blok. Il semblerait
que REF prenne pour modèle politique le mouvement Rex de Léon Degrelle
(nom quasi identique, même symbole, même slogan
). Caractéristiques
: persuadé dêtre le meilleur des partis nationalistes, donneur
de leçons aux autres formations, adoration de ses adeptes pour leur
Fondateur (sic), allures et discours violents, insultants et ultra-racistes
et développement dune « culture sectaire » (attitudes isolationnistes,
vocabulaire codé
). Président-Fondateur : Hubert Defourny (ex-gendarme,
ex-vice-président dAgir et ex-membre de la direction du FNB).
Fidèles : Alain Pauchen (ex-Agir, garde du corps de Defourny), Christian
Nokin (ancien responsable liégeois du FN), Marc Levaux (ex-Agir,
ex-FN) et Grégory Bourguignon (responsable de la section du Hainaut
occidental de REF). Siège : Liège-ville. Implantations géographiques
: Bruxelles, La Louvière, Liège, Mouscron et Verviers. Précédent
score électoral : 0,02 % (379 voix) aux régionales de 1995. Nombre
de militants : une petite dizaine. Publication : « REFractaire »
(trimestriel).
Nébuleuse : Comité de soutien Le Pen-Liberté,
Devenir (ex-lAssaut) et ses pseudopodes (Centre de formation
nationaliste Jacques Borsu, Action anti-Sioniste, Comité pour lexpulsion
des faux réfugiés politiques
), Bruxelles-Identité-Sécurité
(structure francophone de soutien au Vlaams Blok dirigée par le
trio Steuckers-Kerstens-Defourny), les néonazis flamands de lOdal
aktiekomitee, des bandes de jeunes (skinheads), les Wallons Boys
(hooligans du sporting club de Charleroi) participent aux actions
anti-réfugiés organisées par REF. (RésistanceS, n° 6, printemps
1999).
Depuis les informations sur REF publiées
dans ce numéro de RésistanceS, REF a participé à la création, en
avril 2000, du Bloc Wallon.
« Renaissance Européenne » :
voir à Amis de la Renaissance européenne
Résistance
verte
Cette organisation écologiste d'inspiration NR (nationaliste-révolutionnaire
!) est dirigée à Mouscron par le mouvement Nation. Le 11 novembre
1999, elle organisait avec celui-ci une action de protestation contre
l'ouverture d'un nouveau Mac Donald's. Cette action avait pour but
de dénoncer l'impérialisme culturel et économique américain.
Infos à la date du 22/08/2000
Révolte sociale
Malgré un nom plutôt habituel à gauche, ce comité provient de la
droite nationaliste, populiste et rétrograde. En effet, son adresse
postale est la même que celle de la section du Hainaut oriental
de Nation. Ce comité est apparu, vers la fin 1999, à Schaerbeek,
pour protester contre "l'expulsion d'une dame belge de son
domicile par l'organisme des logements sociaux", signalait
au printemps 2000, "Devenir". Cette revue nationaliste,
héritière du groupe néonazi l'Assaut, écrivait aussi que ce comité
avait pour but de "ne pas laisser le champ libre sur le plan
social aux gauchistes". (Infos à la date du 22/08/2000).
Terre et Peuple
- Bannière wallonne
Depuis 2000, une "bannière wallonne" de Terre et Peuple
existe. Terre et Peuple est une association
identitaire française qui constitue la colonne vertébrale du courant
païen et radical du Mouvement national républicain de Bruno Mégret.
Le "gourou" de Terre et Peuple est Pierre
Vial, l'ex-chef de file des radicaux du Groupement de recherche
et d'études pour la civilisation européenne (GRECE). Son association
se revendique de la tradition gauloise. Terre et Peuple défend,
comme jadis les nazis, les thèses volkischs (un nationalisme basé
sur une Communauté ethniquement homogène). La mission que s'est
donnée le groupe sectaire de Pierre Vial est de préparer "intellectuellement,
politiquement et physiquement" les "Européens blancs"
à la "guerre ethnique" à venir, selon lui.
Depuis sa création, vers 1994, diverses
organisations de l'extrême droite belge ont manifesté leur soutien
à Terre et Peuple. Pierre Vial fut, à plusieurs reprises, invité
par Thule-Sodalitas. Le mensuel du Vlaams Blok parlera favorablement
de son association. Roland Raes, le vice-président et idéologue
du VB est d'ailleurs une connaissance de longue date de Vial. Les
"chefs de guerre gaulois" de la "bannière wallonne"
sont par ailleurs les mêmes que ceux des Amis de la renaissance
européenne et du Bloc wallon. Avec le soutien de nationalistes flamands
proches du VB, les activités de cette bannière, comme des autres,
se résument essentiellement par l'organisation de ballades historiques
et le maintien en vie des traditions païennes de la vieille Europe.
Elle sert également de sanctuaire, en Belgique, au réseau politique
paneuropéen de Terre et Peuple (Infos à la date du 22/08/2000).
Thule Sodalitas
(nouveau nom de lassociation lAnneau)
A la disparition du GRECE-Belgique (cercle de réflexion dextrême
droite), vers 1982, certains de ses « soldats politiques » continuèrent
le combat dans dautres structures de la Nouvelle Droite, notamment
à lassociation lAnneau, au cercle Eroe et ensuite au
Club du Beffroi. Les deux premières étaient dorientation «
nationaliste-révolutionnaire » (liées à la Vlaamse Jeugd, le mouvement
de jeunesse dune amicale danciens SS flamands), la troisième
deviendra la section belge du Club de lHorloge (la scission
nationale-libérale du GRECE). Lassociation lAnneau a
changé de nom en 1996. Désormais, elle agit sous le nom de Thule
Sodalitas, un « groupe de combat » (sic) jusquà
présent lié au Front nouveau de Belgique, mais, depuis peu, également
en contact avec les Amis de la Renaissance européenne. Concernant
le curriculum politique de son « gourou », Ralf Van den Haute :
revoir notre n° 0, page 15.
(RésistanceS, n° 5, hiver 1998-1999)