| RésistanceS 05-11-2006 |
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Un problème ? Une preuve encore que les idées d'extrême droite influencent - de plus en plus - les partisans de la démocratie musclée. Y compris ceux des rangs socialistes.
Sans éprouver la moindre sympathie pour le Hezbollah, beaucoup se sont en effet questionnés sur l’opportunité et les objectifs réels de cette guerre qui a durement touché, en premier lieu, la population civile libanaise et a eu, pour principale conséquence, de renforcer la popularité du parti nationaliste islamiste et d’affaiblir l’Etat libanais, dans son ensemble. L'extrême droite israélienne
au gouvernement Israël Beitenou est une formation raciste : elle revendique clairement des mesures ségrégationnistes visant à séparer les Israéliens : d'un côté, les Juifs, de l'autre, les Arabes du pays. Il propose également d'isoler et d'enclaver plus encore les Palestiniens, ainsi qu'une redéfinition des frontières d’Israël visant à son élargisement par l'annexion de colonies en Cisjordanie. Israël Beitenou, c'est un peu, au niveau politique, le Hamas israélien !
Banalisation de l'extrême
droite Chez nous, lors des récentes élections communales, des conseillers communaux d'origine immigrée et d’extrême droite ont été élus sur plusieurs listes de partis dits démocratiques (dont la liste PS menée par la vice-Première ministre Laurette Onkelinx dans la commune bruxelloise de Schaerbeek). En Slovaquie, en juin, un nouveau gouvernement s'est constitué autour du parti de ''gauche'' Smer (également membre de l'Internationale socialiste) avec l'appui de deux formations d'extrême droite (le Parti national slovaque, SNS, et le Mouvement pour une Slovaquie démocratique, HZDS). En Bulgarie, le leader ultranationaliste Volen Siderov, ouvertement xénophobe, est passé au second tour de l’élection présidentielle en octobre dernier. En Hongrie, à l'occasion du cinquantième anniversaire du soulèvement populaire de Budapest, Wilfried Martens, ex-premier ministre social-chrétien belge (1979-1992) et président du Parti populaire européen (PPE), défilait récemment dans une manifestation anti-gouvernemental conduite par la droite et l'extrême droite locale. En France, dans quelques mois, c'est Jean-Marie Le Pen qui pourrait à nouveau faire, comme en avril 2002, la surprise du premier tour des présidentielles... Ces cinq exemples européens révélent à nouveau la dangereuse recrudescence de l’extrême droite ainsi que sa banalisation (les deux problématiques étant intimement liées). Ni extrême droite ni Ordre
nouveau religieux Qu'il faut aussi – et surtout – refuser que les idées nauséabondes des VB, des FN, des néofascistes des Loups gris turcs ou des intégristes islamiques revendiquant un Ordre nouveau religieux contaminent le monde politique. Un monde aujourd'hui essentiellement aux mains de gestionnaires imperturbables. Des gestionnaires, hélas, de plus en plus enclin – dans le seul but de rester au pouvoir ! - à accepter la transformation des démocraties parlementaires en démocraties musclées. Le réflexe de la forteresse assiégée ne peut conduire qu'aux pires dérives. En Israël comme en Slovaquie, en passant par la Bulgarie, la Honrie, la France et la Belgique... aussi. Manuel ABRAMOWICZ et Pierre EYBEN
© Manuel
Abramowicz & Pierre Eyben - RésistanceS – www.resistances.be
– info@resistances.be – Article mis en ligne le 5 novembre
2006
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RésistanceS contre la pensée unique RésistanceS n'aime pas la pensée unique ni son politiquement correct. Pour cela lire, notamment, sur notre site : • Combattants marocains contre le nazisme… • Combat contre les négateurs et leurs complices • Ne dites plus "Holocauste" , SVP ! • La guerre des mots, le retour des nazis ? • L'extrême droite est criminogène ! • Combattre l’extrême droite, autrement • Les Loups gris au service du national-islamisme
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