Portrait Qui est Georges-Pierre Tonnelier ?
Il est jeune, mais est déjà passé par beaucoup de partis politiques. Georges-Pierre Tonnelier commence d’abord à militer au sein du Front démocratique des francophones (FDF). Après avoir dénoncé son président, Olivier Maigain, pour ses liens avec les “gauchistes” du Front antifasciste, Tonnelier est tenté par l’extrême droite. Il fréquente un moment Bruxelles-Identité-Sécurité (BIS), un mouvement animé par des anciens dirigeants d’un groupuscule néonazi bruxellois à la solde du Vlaams Blok (aujourd’hui devenu le Vlaams Belang). De la droite nationaliste pro-flamande indépendantiste, après avoir milité pour la cause francophone bruxelloise, Tonnelier va faire un premier tour au cœur du Front national belgicain de Daniel Féret (FN). Il va nourrir alors quantité de projets très variés pour développer le FN. Il tente même de lancer un journal toutes-boîtes. Très attiré par le pouvoir, Tonnelier va se rapprocher de Daniel Féret. Mais après des désaccords avec lui, il finit par adhérer au Front nouveau de Belgique (FNB, une dissidence du FN), en agissent toujours sur le même mode de fonctionnement. Résultat des courses, Tonnelier a plus de véritables ennemis farouches à l’intérieur même de la famille d’extrême droite qu’à l’extérieur. Ce nouveau poulain de Marguerite Bastien, la “Fondatrice” du FNB, attirera contre lui beaucoup de haine. Ces adversaires le décriront sous les pires aspects. Georges-Pierre Tonnelier va aussi fréquenter le milieu sectaire païen et deviendra, à l’époque de son passage TGV à l’Université libre de Bruxelles, l’ombre de Bernard Mengal, le gourou auto-proclamé d’une secte d’essence nordique et aujourd’hui financier d’un parti d’extrême droite suédois. Tonnelier arrive finalement à se brouiller avec sa nouvelle “marraine politique” Marguerite Bastien. Il retournera alors chez son ancien mentor, Daniel Féret. Ce qui n’empêchera pas Tonnelier d’organiser la contestation interne contre la “ligne Féret”, notamment avec la complicité des ‘’radicaux’’ du FN. Après l’échec de son opération d’éviction de Daniel Féret, Tonnelier quitte le Front national. En décembre 2004, il tente sans succès d’adhérer au Mouvement réformateur (MR, la fédération libérale-FDF-MCC). Orphelin d’une structure politique, Tonnelier va poursuivre l’animation d’un site Internet personnel qu’il ‘’gère’’ depuis plusieurs années déjà. Sur le forum de celui-ci s’expriment, surtout, des activistes de toutes les chapelles de l’extrême droite : du Front national, de Force nationale, des Identitaires de Bruxelles-Wallonie (une interface organisationnelle rassemblant la bannière wallonne de Terre & Peuple, le mouvement Nation et le réseau Synergies européennes de Robert Steuckers). Tonnelier va encore, sur son site, apporter son appui à l’association intégriste catholique Belgique & Chrétienté. Prochainement, Tonnelier devra répondre de ses actes devant la Justice, en compagnie de son ancien président, Daniel Féret. Suite à une plainte déposée contre eux pour racisme. Affaire à suivre… sur RésistanceS.be.
Extrait (revu et actualisé le 1er novembre 2005) de l’article de RésistanceS : ‘’Ils ne seront pas présents aux élections’’, publié le 15 mai 2004. Plus d’informations sur
Georges-Pierre Tonnelier : © RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles – Belgique – 1er novembre 2005 |
REACTUALISATION
du 31 novembre 2008 : |