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réactualisée le 29 novembre 2009
«Le Vlaams
Belang en voie d'implosion ?». Tel était le
titre d'un article de RésistanceS.be publié en
2007. Article suivi d'un dossier complet sur les zizanies secouant
ce parti d'extrême droite flamand depuis sa fondation,
en 1978. Cet article expliquait déjà la crise
interne qui secoue actuellement le VB et qui vient de déboucher,
ce 29 novembre 2009, sur la démission de sa direction
de son ancien président, Frank Vanhecke.
C'est pour cette
raison que RésistanceS.be vous propose de relire cet
article et ce dossier.
NOUVEAU
(09/03/2010) : C’est
la guerre totale au Vlaams Belang : son ex-président
dénonce des magouilles internes et revendique un coup
de balai !
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Déstabilisé
de l'intérieur
Le Vlaams Belang en voie d'implosion ?
Récemment, des médias se sont fait l'écho
d'un (nouveau) conflit interne survenu au sein de la direction du
Vlaams Belang. RésistanceS, journal de l'Observatoire belge
de l'extrême droite, s'est régulièrement penché
sur les précédentes "zizanies" apparues dans
ce parti qui pourtant se présente comme la seule force unie
contre les partis du pouvoir. L'avenir de celui-ci est-il désormais
menacé ? Une évidence : le VB est en déclin...

Comme au Front national belge hier, la présidence
du Vlaams Belang est l'enjeu aujourd'hui d'un important conflit interne
© Dessin Hajime – RésistanceS.
La crise actuelle qui sévit à l'intérieur même
de la direction du Vlaams Blok / Belang (VB) relève d'une importance
capitale et fait suite à un long processus de déstabilisation
entre deux clans distincts. Celui conduit par son président,
Frank Van Hecke, et sa nouvelle compagne, la députée
Marie-Rose Morel, contre celui conduit par Filip Dewinter et Gerolf
Annemans, les numéros 2 et 3 du parti d'extrême droite
flamand.
Pragmatiques contre purs et durs
Cette zizanie a officiellement pour raison la future élection
présidentielle interne. Frank Van Hecke souhaite rester le
président du VB. Il l'est depuis... 1996. Mais, il est surtout
considéré de plus en plus comme trop proche des "pragmatiques"
de la formation nationaliste séparatiste. Ces pragmatiques
souhaitent voir le VB se "démocratiser" en adoptant
un style moins extrémiste. Objectifs : faire sauter le "cordon
sanitaire" qui diabolise le VB et l'établissement ensuite
d'accord électoraux (pré ou post) avec les autres partis
de droite (Open VLD, CD&V, NV-A), d'abord au niveau communal,
puis régional. Leur modèle : l'Alliance nationale italienne,
prolongement "libéral" du Mouvement social italien
(MSI), l'ex-parti national fasciste historique. Dewinter et Annemans
représentent pour leur part les héritiers du "noyau
pur et dur" du parti.
La crise interne actuelle est la confirmation
de la situation défavorable dans laquelle le VB se trouve désormais
: son ascension électorale - systématique à chaque
scrutin - a été stoppée nette aux élections
communales de 2006 puis lors des dernières élections
législatives de juin passé. Notamment pour deux raisons
:
1 - Le VB est un vieux parti d'opposition
(il a été fondé en 1978) qui est de plus en
plus banalisé dans le paysage politique.
2 - Cette présence continuelle
dans l'opposition est aujourd'hui concurrencée par la NV-A
et la Lijst Dedecker, deux formations nationalistes qui paraissent
bien plus crédibles aux yeux d'électeurs protestataires,
xénophobes et poujadistes. Crédibles parce que leur
chance d'être au pouvoir (en coalition) est possible. Ce qui
est d'ailleurs le cas pour la NV-A ici et là.
Le curseur d'attraction dont bénéficiait
le VB depuis la fin des années 1980 semble aujourd'hui s'être
déplacé. Et la perde de son leadership en la matière
le déstabilise de l'intérieur.
Premiers craquements
Le phénomène est connu en sciences politiques (mais
aussi en psychologie) : lorsque que le danger extérieur devient
réellement menaçant et l'alternative pour s'en prémunir
absente, c'est de l'intérieur que les premiers craquements
annonçant une fin politique s'observent.
Il est dès lors bien possible
que le VB, comme le Front national français ou le FPOe autrichien,
connaisse prochainement un réel reflux de sa force de frappe.
Et une réduction de son poids sur l'échiquier politique.
Sa taille devrait, elle aussi, diminuer. Le rêve de devenir
un parti de masse pourrait se transformer en mauvais rêve pour
ses dirigeants. Le VB va-t-il connaitre des scores électoraux
en sens inverse ? Désormais, c'est bien possible.
Manuel ABRAMOWICZ
© RésistanceS – Observatoire
belge de l'extrême droite – www.resistances.be –
info@resistances.be – Article mis en ligne le 12 décembre
2007.
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PLUS D'INFOS
?
Pour plus d'informations pour comprendre l'actuelle crise interne
ravageant la direction du Vlaams Belang, lire notre dossier :

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