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Le FNB perd sa tête
Daniel Féret (président-fondateur du Front national belge) et Marguerite Bastien (désormais ex-présidente-fondatrice du Front nouveau de Belgique), en 1995, quelques semaines avant leur divorce... politique.
La députée régionale bruxelloise Marguerite Bastien ne sera plus la présidente du Front nouveau de Belgique (FNB). Absente du Parlement bruxellois depuis la dernière rentrée politique et « exilée » dans le sud de la France, selon nos informations pour se reposer, elle vient de remettre sa démission. Fondatrice du FNB en 1995, Marguerite Bastien provenait en droite ligne du Front national (FN). Auparavant, elle était passée par le parti libéral. Adversaire redoutable de Daniel Féret (le président-fondateur du FN belge), elle avait tenté, après les élections législatives de 1995, un putsch pour prendre le contrôle du Front national. Bastien avait alors reçu le soutien de la moitié des élus et des responsables frontistes de lépoque. Mais, vite démasqués, les « comploteurs » durent quitter le parti manu militari. Cest pourquoi, Bastien avec ses partisans et des cadres de la Nouvelle Droite a fini par créer son propre parti, le Front nouveau de Belgique (FNB). Celui-ci était jusquà présent la deuxième formation dextrême droite en Belgique francophone (après le Front national de Daniel Féret). De 1995 à 1998, ce nouveau front attira divers groupuscules dextrême droite francophone et des transfuges de la direction du PRL (comme Marie-Françoise de Fays) et du PSC (comme lex-sénateur Maurice Noël de Burlin). Mais très vite, les tensions et les crises internes entres les multiples tendances le constituant (des nationaux-chrétiens intégristes menés par le lefebvriste Alain Escada aux nationaux-libéraux, en passant par les radicaux conduits par Hubert Defourny) provoqueront sa dérive. Après ses échecs électoraux successifs (aux législatives de 1999 et aux communales 2000), les départs se firent de plus en plus nombreux et la place de « leadership » détenue par Marguerite Bastien fut remise en cause. A tel point que rapidement, cette dernière ne se retrouva plus quentourée dun tout petit quarteron de fidèles et de courtisans, jaloux les uns et des autres. Sa relation privilégiée avec son dernier protégé, Georges-Pierre Tonnelier (un ex-FDF et ancien webmaster du FN), semble avoir été la goutte qui fit déborder le vase. En effet, Bastien défendait coûte que coûte ce jeune garçon pourtant considéré comme nuisible par lensemble des derniers membres du FNB. Dautant plus quil excellait dans le double jeu. Le départ de Bastien fait également suite aux tentatives de rapprochement voulues par beaucoup avec dautres fractions de lextrême droite francophone. Un retour au sein du cheptel du FN nétait pas exclu, par exemple, tout comme une alliance électorale avec le mouvement cofondé par lancien dirigeant du groupe néonazi lAssaut. A lheure actuelle, le FNB - qui devait balayer le FN du paysage politique - est bel et bien au tapis. La démission de Marguerite Bastien annonce clairement sa mort politique. A la veille des élections communales doctobre 2000, notre rédaction avait déjà prévu la disparition du FNB (relire notre article : « Le FNB, cest fini ?» Ce scénario est donc à nouveau dactualité. Un événement de plus confirmant la nullité de « notre » extrême droite locale.
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REMARQUE REACTUALISATION du 31 novembre 2008 : Georges-Pierre Tonnelier n'est plus d'extrême droite CLIQUEZ
Autres articles de notre rédaction sur le FNB : Les dissidents du FNB (16/09/2000) Panorama de l'extrême droite belge francophone (printemps 1999) Notre dossier sur les élections communales doctobre 2000Un Ervin à découvert (enquête sur lancien idéologue raciste du FNB)
La démission de Marguerite Bastien de son poste de présidente du FNB ne rangera pas au placard les multiples plaintes pour racisme qui ont été déposées, notamment, contre son parti. Marguerite Bastien devra un jour ou lautre répondre de ses activités politiques en contravention avec nos lois. Nous aurons donc loccasion de reparler de celle qui fut le cauchemar de Daniel Féret. Ainsi que de ses multiples complices impliqués dans son entreprise raciste. Le prochain rendez-vous de lextrême droite francophone (du FNB comme dautres groupuscules) ne sera pas électoral mais certainement judiciaire ! A suivre |