| Chili
1973-2003 : un autre 11 septembre Baudouin Ier Lancien souverain des Belges aurait participé au financement, en 1964, dune campagne de manipulation de lopinion publique chilienne visant à empêcher lélection du démocrate Salvador Allende. Sous les hospices des services secrets nord-américain
En avril 2000, le quotidien flamand « De Morgen » jetait un pavé dans la mare en relayant les propos dun ancien ambassadeur des Etats-Unis au Chili, Edward Korry. Ce dernier affirmait en effet, dans un reportage canadien intitulé « The last stand of Salvador Allende » quen 1964, la CIA (les services secrets civils des Etats-Unis agissant à létranger) aurait conçu un plan visant à discréditer Salvador Allende. Dans le cadre de cette campagne de manipulation de lopinion publique, le candidat progressiste devait être décrit comme étant un « dangereux communiste ». Les services secrets nord-américains apportaient ainsi leur soutien à la campagne présidentielle dEduardo Frei, le rival chrétien-démocrate de Salvador Allende. Mais cette opération dintoxication ne pouvait pas se faire sans un apport financier. Les souteneurs de lombre de Frei iront chercher de largent près de 2,7 millions de dollars - auprès dinstitutions et de notables anticommunistes. Parmi les généreux donateurs qui auraient contribué à constituer cette somme rondelette : le Vatican, les mouvances démocrates-chrétiennes allemande et italienne, la famille royale italienne et la maison royale de Belgique ! Après le soutien avéré du roi Baudouin au dictateur zaïrois Mobutu ou à son homologue rwandais Habyarimana, après son amitié pour de tristes sires comme Hassan II ou Hiro-Hito, voici donc un énième dossier qui met à mal le mythe sacro-saint du roi « neutre et au-dessus de la mêlée ». Mais dès lors que le chilien Frei se réclamait de la mouvance chrétienne, comment sétonner que Baudouin, nécoutant que sa foi, ait courut à son secours ? On sait, ou on devrait savoir, que la famille royale belge, et ce fut particulièrement avéré sous le règne de Baudouin a toutes les indulgences pour ceux qui partagent ses convictions philosophiques, et que le respect de la démocratie et de lEtat de droit sont souvent passées au second plan dès lors quétait brandi le « spectre du communisme ». Nadia GEERTS
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