Famille,
avortement et homosexualité,
un vieux
combat de l'extrême droite
La défense de la famille est un thème
coutumier des partis et mouvements liberticides. « La famille
est la base de la Nation » proclame l’extrême
droite. La conception familiale de cette dernière se base sur
une approche conservatrice, voire « raciale », rappelant
le slogan « Travail – Famille – Patrie »
du Maréchal Pétain, le dictateur de l’Etat français
illégal. Dans cette perspective, les ennemis de la famille
traditionnelle (Mai 68, la « Haute finance apatride »…
) sont pour leur part désignés comme les responsables
d’un « complot » visant à son anéantissement.
A des fins de « domination mondiale »…

Une famille « blanche
et flamande » envahie par une foule cosmopolite manipulée
par la « haute finance vagabonde et anonyme »
(représentée par l’homme au chapeau haute forme).
Extrait de l'illustration principale d'un tract du Vlaams Blok (aujourd'hui
Vlaams Belang) pour les élections communales de 1988 - Document
: Archives Hugo Gijsels - RésistanceS.
Le 5 mai dernier, 300 personnes défilaient dans
les rues de Bruxelles sous le label de l'« European Family Pride
». Cette manifestation était menée par Alain Escada,
président de l'association intégriste Belgique &
Chrétienté (B&C), ancien dirigeant du Front nouveau
de Belgique au milieu des années 1990, puis partenaire, via
son journal Polémique (1995-2003), du Front national
de Daniel Féret. Aujourd'hui, Alain Escada et B&C sont
liés à Nation (1), un mouvement « identitaire
» francophone dont le dirigeant historique est Hervé
Van Laethem, leader d'un groupe néonazi, antisémite
et négationniste actif dans les années 1980-90.
Le mouvement Nation était l'un
des principaux soutiens de la « Pride » du 5 mai 2007.
Objectif de cette manifestation : « refuser l’inversion
des valeurs et rappeler (l’) attachement aux valeurs traditionnelles
» représentées par la famille et «
protester contre le lamentable cortège de la Gay Pride »
(2), qui devait avoir lieu quelques jours plus tard, le 12 mai, à
Bruxelles.
Race, réflexe biologique
et complot
La défense des valeurs familiales est un des plus vieux thèmes
du combat de l'extrême droite. Nous avons retrouvé, dans
les archives de RésistanceS, un article qui illustre parfaitement
ce « combat ». Il est extrait du numéro de décembre
1974 du Nouvel Europe magazine, le journal de référence
de l'extrême droite belge francophone. Cet article était
signé par un dénommé Guy Gauvin, responsable
bruxellois du Front de la Jeunesse, un mouvement néofasciste
notamment actif sur les campus universitaires jusqu’au milieu
des années 1980 et modèle des groupes d’action
qui lui succèderont. Extrait de l'article du Nouvel Europe
magazine :
« (...) La famille –
institution culturelle – repose sur une base biologique évidente
: elle est le milieu naturel dans lequel baigne l'enfant d'abord,
l'adolescent ensuite; c'est elle qui forge l'homme. En la détruisant,
on détruit la société; en la consolidant, en
la protégeant, on sauve la civilisation.
Loin de nous l'idée de juger les femmes qui se font avorter.
Certaines le font pourtant, les mêmes qui pourrissent la société
actuelle avec la pornographie, l'écroulement de toutes les
valeurs, la destruction de la famille. Pour nous, ces malheureuses
sont les victimes d'une politique, d'un COMPLOT plus général,
plus grand dont elles ne sont que les jouets. Il s'agit, en fait,
par l'avortement libre, de détruire ce qui reste encore à
l'Occident : la vie.
Comme par hasard, c'est la gauche qui réclame cet assassinat
collectif car le communisme sait où cela peut nous mener
: à l'écroulement de notre démographie avec,
comme conséquences, une population active raréfiée
(d'où une immigration étrangère accrue), un
manque de dynamisme social (d'où une facilité plus
grande à accepter la destruction). L'avortement libre est
une arme biologique entre les mains de la subversion. Il s'agit
de détruire la jeunesse, de la réduire au maximum.
Le taux de jeune représente l'avenir d'une race (...).
(...) Nous luttons contre l'avortement par réflexe. Par un
réflexe biologique : celui d'une race qui se sent menacée
dans ce qu'elle a de plus profond : son droit de vivre. Le Front
de la Jeunesse doit refuser le crime qu'on nous prépare.
Il ne suffisait pas de vouloir détruire les jeunes par la
drogue, la pop, le sexe; il fallait plus criminel encore : l'élimination
physique.
Face aux ennemis de l'Europe, il existera toujours une élite,
faite de jeunes et d'adultes, qui refuseront le génocide
préparé. Ils se battront car ils connaissent la valeur
de leur combat ».

Le Nouvel Europe magazine
reste un modèle pour l'extrême droite d'aujourd'hui ©
photo RésistanceS – Archives RésistanceS / Centre
Guernica.
Toujours les mêmes discours
De nos jours, la ligne idéologique de l'article du Nouvel
Europe magazine (connu également sous le nom de ses initiales
: NEM) reste toujours en vogue au sein de l'extrême droite.
Le NEM fut l'un des modèles du journal Polémique,
fondé en 1995 par Alain Escada. Plusieurs rédacteurs
du premier se retrouveront dans les colonnes du second. Pour défendre,
entre autres choses, les mêmes valeurs. Après avoir soutenu
le Front nouveau de Belgique de la députée fédérale
Marguerite Bastien, Polémique va devenir vers 1999
l’un des trois partenaires officiels du Front national (FN)
de Daniel Féret.
Dès sa création, en 1985,
le FN avait lui aussi intégré la thématique de
la famille dans son corpus doctrinal. En avril 1990, l’un de
ses dirigeants, Patrick Sessler, posa aux lecteurs du «
National » (le journal du FN) la question suivante : «
Quelles sont les causes de la déliquescence de la famille européenne
et belge en particulier ? ». Selon lui, la première
cause se rapportait à un état d’esprit singularisé
par le « slogan gauchiste de mai 68 : ‘’famille
je vous hais’’ ». Résultat : les «
propagandistes de l’église du pessimisme »,
grâce à un « matraquage odieux… pardon…
audio-visuel et par une presse assez perverse en l’occurrence,
créèrent les conditions de l’avènement
du nihilisme génocidaire ». Derrière l’opération,
le responsable frontiste identifiait « une stratégie
» qu’il qualifiait de « démoniaque
» et informait les lecteurs du « National »
de l’objectif de « nos ennemis (…) : dominer
et asservir les peuples d’Europe, détruire une à
une les cellules de nos peuples. Et la famille est la première
de ces cellules ». Concernant cette « cellule »,
Patrick Sessler estimait qu’elle était aussi éclatée
par une deuxième cause expliquant « la déliquescence
de la famille » : « l’émancipation
des femmes ». Pour celui-ci, un travail professionnel simultané
pour l’homme et sa femme n’est pas « favorable
à l’équilibre du couple ». Contre cela,
le dirigeant du FN appelait à un « renouveau de la
famille ».

Autocollant des années
1990 pro-'famille nationaliste' du Front national belge - Document
: Archives CelsiuS-RésistanceS.
En mars 1998, un article du «
National », signé par l’une de ses conseillères
communales FN à Bruxelles-ville, Jacqueline Blaimont, reviendra
sur le programme frontiste en la matière. « Une nation
qui tue ses enfants est une nation qui n’a pas d’avenir
– c’est un autogénocide » affirmait-elle.
Poursuivant sur sa lancée, elle précisait : «
Le programme du FN est le seul qui affirme qui si les familles n’ont
pas leur place dans la société et dans l’Etat,
notre société et notre pays sont condamnés à
mort ».
A l’occasion des dernières
élections législatives, du 10 juin 2007, le Front national
mit à nouveau en avant la sauvegarde des valeurs familiales,
parce que la famille est « le fondement essentiel qui sous-tend
l'identité, la vitalité et la pérennité
d'un peuple ». Le mouvement Nation, au sujet de la famille,
affirmait pour sa part sur son site Internet, le 8 mars de cette année
: « Les forces qui continuent à tout faire pour détruire
la famille, qu’elles le fassent pour des raisons idéologiques,
commerciales (les célibataires et les gays consomment plus...)
ou subversives (un peuple sans repère est plus facile à
dominer), continuent (…) la guerre qu’elles ont entreprise
depuis bien longtemps contre notre Europe... ».
L'« European Family Pride »
du 5 mai dernier ne fut donc que la suite logique d'un vieux combat
de jadis... seulement remis au goût du jour pour l’occasion.
Manuel ABRAMOWICZ
(1) Les liens entre le
mouvement Nation et la mouvance de Belgique & Chrétienté
(B&C) d'Alain Escada sont nombreux. Sur le site du premier, le
second figure dans les hyperliens à la rubrique « réseau
associatif ». Les manifestations et conférences de B&C
- ou de ses pseudopodes - sont fréquentées par Nation.
Les militants de son organisation de jeunesse, connue sous le nom
de « Jeune Nation », constituent souvent les services
d'ordres des manifestations de l'association national-catholique,
comme le prouve la consultation du blog de Jeune Nation. Sur celui-ci
figurait un rapport d'activité au sujet d'une manifestation
qui s'est déroulée en juillet 2006. Ce rapport était
signé par l'un des responsables du mouvement. Il y était
mentionné :
« Service
d’ordre du 25 juillet. Ce 25 juillet, le service d’ordre
du mouvement a été mis à contribution afin
de protéger la manifestation organisée par le collectif
''Papa, maman et moi'' (NDLR : un groupe d'agit-prop mis en place
par le président de B&C). Je tiens à remercier
les 25 membres de ''Jeune Nation'' qui ont participé au service
d’ordre. C’est un boulot ingrat mais vous l’avez
accompli avec professionnalisme, discipline et sang froid. Cet exercice
grandeur nature a révélé aussi une grande disponibilité
de votre part. En effet vous êtes venu de Charleroi, Liège,
Bruxelles afin d’assurer ce travail. Il ne faut pas s’endormir
sur cette victoire car de minimes erreurs d’organisation se
sont produites. Il faut en tenir compte et les corriger. Je n’oublie
pas les autres qui sont venus participer à la manifestation
et qui, par leurs applaudissements et leurs tenues irréprochables,
ont montré notre attachement à ce combat identitaire.
Je sais que l’absence de contre-manifestation a été
une déception pour beaucoup mais cela ne doit pas être
un frein à votre motivation et à votre attention car
un jour peut-être nous aurons une confrontation. »
(2) Selon le compte-rendu de cette manifestation, réalisé
par le mouvement Nation (daté du 6 mai 2007).
Pour
la défense de la race
 
L'extrême droite d’aujourd’hui
défend toujours les mêmes valeurs familiales que
celle des années 1970, et pour les mêmes motifs.
Les ennemis désignés de la « famille traditionnelle
» restent eux aussi les mêmes. Les néonazis
iront encore plus loin en se référant officiellement
à une « conception raciale » de la famille,
comme le prouve la consultation de divers journaux nostalgiques
de l'Ordre nouveau ; c’est le cas de Bloed, Boden,
Eer & Trouw (BBET) et de Tribune nationaliste
(dont deux couvertures sont reproduites ci-dessus). Le premier
était le journal du groupe « NS » (national-socialiste)
flamand du même nom. Dissidence de Blood and Honour (une
organisation néonazie internationale), BBET fut démantelé
en septembre 2006 par la justice : constitué de plusieurs
militaires de carrière de l'armée belge, il préparait
des actions terroristes pour défendre la «
race blanche » en péril, selon lui, face à
l’« l’invasion étrangère
».
Tribune nationaliste
fut quant à lui édité dans les années
1980-90 comme organe de presse du Parti nationaliste français
et européen (PNFE), un groupuscule paramilitaire lié
en Belgique au groupe L'Assaut d'Hervé Van Laethem (cofondateur
en 1999 du mouvement Nation).
Le PNFE revendiquait dans
son programme l’« instauration d’une politique
démographique et familiale hardie », ainsi
que la « défense de l’identité
raciale et (la) protection de la santé de notre peuple
». La dirigeante de la branche féminine du
PNFE, Combat nationaliste féminin (CNF), Christelle Dugué
précisera dans Tribune nationaliste d’avril
1989 : « Défendre notre identité raciale,
c’est tout d’abord développer en nous cette
conscience de race qui est actuellement refoulée honteusement
par une trop grande partie de nos compatriotes ; c’est
mettre un terme au métissage, ce crime contre la race,
qui favorise la naissance d’être débiles,
contrefaits et déracinés que l’on nous impose
ensuite comme de nouvelles idoles ».
Elle précisera encore
: « (…) la véritable place d’une
femme est au foyer, au milieu de ses enfants ».
[M.AZ]

Couverture
d'un des numéros de 1993 du journal du groupe l'Assaut.
Contact belge du PNFE français (évoqué
ci-dessus), ce groupe néonazi francophone défendait
une conception raciale de la famille. Le dirigeant-fondateur
de l'Assaut est de nos jours toujours actif au sein de l'extrême
droite : après un passage au Front nouveau de Belgique
(issu de l'aile radicale du Front national belge), il cofonda
en 1999 le mouvement Nation, qu'il dirige encore en 2007 tout
en participant aux activités organisées par l'association
intégriste d'ultradroite Belgique & Chrétienté
- Document : Archives CelsiuS-RésistanceS.
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© RésistanceS - www.resistances.be
- info@resistances.be - Article mis en ligne le 20 juillet 2007- Réactualisé
le 1er novembre 2007.
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A propos de la
famille
« (…) Composée d'un homme et
d'une femme liés par une promesse de fidélité
librement consentie, la famille est la cellule de base, le fondement
de la société européenne. Elle est source de
vie, condition de l'épanouissement harmonieux de l'être
humain. Elle est le lieu premier de l'éducation et de la transmission
de la culture. Elle est le fondement essentiel qui sous-tend l'identité,
la vitalité et la pérennité d'un peuple.
Or la démographie de la Wallonie et de l'Europe entière,
hélas est préoccupante pour tous ceux qui entendent
maintenir identité et culture. Le Front National préconise
une politique familiale volontariste, davantage tournée vers
l'enfant (…) ».
Extrait
du programme du Front national belge pour les élections législatives
2007
A propos de
la destruction des valeurs familiales
« (…)
L'idéologie de gauche (…), surtout depuis 1968, a détruit
consciencieusement, et avec le succès que l'on constate aujourd'hui,
valeurs familiales et morales. Qui, dans la même logique, a
encouragé à fond immigration et islamisation pour mieux
faire disparaître nos nations et nos identités. D'ailleurs,
gauche, mondialisme et islamisme s'entendent fort bien. Ils sont tous
aujourd'hui alliés face à l'ennemi commun à abattre
: les peuples enracinés, porteurs de valeurs fortes. Européens
de préférence. »
Anne
Kling, dirigeante du mouvement d’extrême droite
« Alsace d'Abord », présidente des associations
« Femmes Pour Strasbourg » et « Défendons
notre Identité », interviewée par le site Internet
français « Les Identitaires », le 17 décembre
2003
« (…)
Les valeurs familiales se sont écroulées, l’école
a été sabotée par les idéologues version
68, l’Eglise s’étiole pendant que l’Armée
agonise. Les piliers de notre société ont été
sciemment détruits par la cohorte des irresponsables qui se
sont succédé au pouvoir. N’est-il pas surprenant
de voir aujourd’hui les tenants du désordre tenter de
fortifier les digues qu’ils ont contribué à fissurer
depuis très longtemps ? L’eau monte, la barbarie moderne
s’installe et le système est prêt à s’écrouler
définitivement. Que de gâchis, que de générations
sacrifiées, que de moyens gaspillés, que de temps perdu
pour nos jeunes ! Le délabrement n’a pas encore atteint
le point de rupture. Patience, nous ne sommes qu’au début
de la fin ! (…) »
Jean-Marie
Le Pen, président du Front national français,
extrait de son discours devant le Conseil National du parti, le 20
septembre 2003
A propos de l’«
European Family Pride » du 5 mai 2007
« Cette Family Pride (fierté de la
famille) est également utile pour rappeler que défendre
son peuple et sa nation, cela passe aussi par la défense du
principe de la famille. De plus, si les gays peuvent avoir ‘’leur
jour de la fierté’’, nous ne voyons pas pourquoi
la famille ne pourrait pas avoir le sien. »
Lu sur le site du mouvement Nation (23 avril 2007)

Affiche de la manifestation pour la défense
des valeurs familiales, version « extrême droite ».
Travail - Famille
- Patrie
« L'Assemblée nationale donne tout
pouvoir au gouvernement de la République, sous l'autorité
et la signature du maréchal Pétain, à l'effet
de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle Constitution
de l'État français. Cette Constitution devra garantir
les droits du travail, de la famille et de la patrie. »
Article unique de la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 créant
l’Etat français
« (…)
Malgré d'immenses difficultés, aucun pouvoir n'a plus
que le mien honoré la famille et, pour empêcher la lutte
des classes, cherché à garantir les conditions du travail
à l'usine et à la terre. (...) Je représente
une tradition qui est celle de la civilisation française et
chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies (...).
»
Déclaration
du Maréchal Pétain à son procès le 23
juillet 1945

Le régime du Maréchal
Pétain, dictateur de l’Etat français illégal
mis en place après la défaite face à l’invasion
nazie en 1940, a été à la base d’un corpus
doctrinal d’essence national-catholique.
Reposant sur le principe
des valeurs du travail, de la famille et de la patrie, l’idéologie
pétainiste incorpore des références politiques,
nationalistes et religieuses. Ce régime, installé dans
la ville de Vichy, collabora avec le IIIe Reich hitlérien,
notamment dans la déportation des Juifs de France et dans la
répression de la résistance antinazie.
Ses principaux dirigeants,
dont Philippe Pétain, seront après la chute du nazisme
poursuivis devant les tribunaux de la République française,
et souvent lourdement condamnés. Aujourd’hui encore,
la dictature pétainiste reste une référence positive
et un modèle pour l’extrême droite. La Fraternité
sacerdotale Saint-Pie X (dissidence intégriste de l’Eglise
catholique) revendique souvent dans ses écrits son héritage
pétainiste, tout comme l’hebdomadaire Rivarol.
Ceux-ci sont, entre autres, liés à l’association
Belgique & Chrétienté.
[M.AZ]
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: homophobie ! Du mépris au fascisme…
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droite
Sur l’extrême
droite contre les femmes
Lire l’ouvrage collectif :
L'extrême droite contre les femmes
sous la direction de Jo De Leeuw et Hedwige Peemans-Poullet
Coédition des éditions Luc Pire, Charte 91 et Université
des Femmes Bruxelles, 1995, 239 pp.

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