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RésistanceS.be 27-02-2011 |
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Informations exclusives de RésistanceS.be
Il y a quelques temps encore cette photo de Marine Le Pen figurait sur un des sites du Front national belge. Il lui a été formellement ordonné de la retirer. Ce qui a été fait après la capture d'écran figurant ci-dessus et surtout le courrier de la présidente du FN français envoyé au secrétaire nationale du FN belge (Doc. Archives RésistanceS.be).
Marine Le Pen veut un FN «new look». Performant et irréprochable. Sans poids lourds néfastes. C'est pourquoi, les marinistes ont pour mission d'éliminer, un à un, les restes des oripeaux nauséabonds du parti qui fut géré d'une main de fer par Jean-Marie Le Pen, son paternel. Dans cette perspective les partisans de Bruno Gollnisch, ex-vice-président et candidat battu par Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle frontiste, ont été mis sur étroite surveillance. Le moindre faux pas pourrait leur coûter une mise au placard, voire une exclusion sur le champ. Avec la nouvelle présidente, il faut marcher au pas, enfin au sien. L'autoritarisme présidentiel reste ainsi le mode exclusif de fonctionnement au Front. Les marinistes ont donc lancé une grande opération de nettoyage interne, avec pour objectif la préparation et l’émergence d'un FN présentable, pouvant accéder au pouvoir. Cette opération se fait aussi dans la galaxie étrangère pro-FN. Alors que son père développait allègrement des relations internationales avec des formations d'extrême droite radicale et même des groupuscules néofascistes, Marine Le Pen ne veut plus rien avoir à faire désormais avec ces nostalgiques rétrogrades de l'Ordre nouveau, en vigueur à l'époque de l'occupation nazie de l'Europe.
En 1985, à Bruxelles, un Front national voyait le jour autour de Daniel Féret, ancien responsable wallon du parti libéral. Dans ses statuts, le FN belge représentait officiellement le FN de Le Pen. Les liens entre les frontistes français, les VBistes flamands et le FN belgicain se sont maintenus jusqu'il y a peu de temps encore, pas toujours sans tensions il est vrai. Aujourd'hui, par exemple, Filip Dewinter et Franck Vanhecke apportent également leur soutien politique aux dissidents du Front national français, qui se regroupent dans les rangs du Parti de la France (PdF) de Carl Lang et le mouvement Nouvelle droite populaire (NDP) de Robert Spieler. Les frontistes belges francophones avaient, à l’occasion de la présidentielle du FN français, clairement manifesté leur appui à Bruno Gollnisch contre Marine Le Pen. Ce fut ainsi le cas de l'avocat belge Ghislain Dubois, déjà cofondateur en 2007 du Comité belge de soutien à Jean-Marie Le Pen. Patrick Cocriamont, président du FN «réunifié», était jusqu'il y a peu encore un gollnischien belge inconditionnel. Plusieurs frontistes de Belgique, dont Cocriamont, sont membres par ailleurs de la bannière wallonne de Terre & Peuple, un mouvement de «résistance européenne identitaire» basé en France et violemment hostile à la ligne politique et à la stratégie de Marine Le Pen. Cependant, après l'élection de cette dernière à la tête du Front, des responsables du FN «réunifié» belge ont manifesté ouvertement leurs sympathies, opportunistes cela va de soit, à son égard. Ainsi, sur des sites, des blogs et des profils de comptes ouverts sur Facebook par des frontistes du plat pays, les photos de la nouvelle présidente du FN français ont fleuri. Souvent en compagnie de ces Belges devenus comme par enchantement des marinistes convaincus.
Cette rupture claire et nette du FN français avec ses «camarades» belges clôt définitivement des relations politiques vieilles de près de 26 ans. Ce clash et la cessation des liens avec les frontistes d'outre-Quiévrain est bien entendu un très mauvais coup pour le FN «réunifié». Effectivement, celui-ci espérait profiter d'un «effet Marine Le Pen» à la Présidentielle de 2012, pour pouvoir se relancer en Belgique et sortir de sa «groupusculisation» actuelle. Sans le «sponsor» mariniste, l'avenir des restes du FN belge est des plus sombres. D'autant plus qu'il doit faire face, à nouveau, à des «guerres de clans» s'exprimant à tous les niveaux en ce compris au grand jour sur le mur de son «groupe d'amis» de Facebook. Constat : le mur frontiste belge continue à se craqueler de partout... Manuel ABRAMOWICZ
Note de la rédaction
© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le dimanche 27 février 2011. |
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Sur le Front national français et Marine Le Pen, lire notre dossier Note de la rédaction Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite. Pour la reprise de nos informations sur des sites Internet, veuillez faire un hyperlien vers notre site : www.resistances.be
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