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RésistanceS.be 30-04-2014 |
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INFOS EXCLUSIVES de RésistanceS.be
Ce site de l'Escouffiaux est situé dans la province du Hainaut au « Petit Hornu », dans l'entité de Boussu, section Hornu, et se trouve non loin du lieu-dit « Champ des Sarts », où réside l'ancien homme politique Robert Urbain. Il y a là une vaste friche, d'anciennes terres de charbonnage, qui avaient été rachetées par un particulier. Situé entre la petite place du Champ des Sarts et le bas de la rue du Tour, l'endroit s'est recouvert d'une végétation abondante : tout est laissé à l'abandon depuis des années. Il est utile de se rappeler que ce que les enquêteurs cherchaient en 1990 au même endroit, sur cet ancien site minier, c'était la « presse » d'un ferrailleur. Elle aurait pu réduire en petit cube la Golf qui manque à l'inventaire des voitures utilisées par les Tueurs.
Un élément jusqu'ici inconnu est le nom du propriétaire (aujourd'hui décédé) du terril: il s'agit de Georges Herbint, qui n'est pas un inconnu des services de renseignements et de sécurité militaire. Il avait fait l'objet d'une note de signalement pour ses relations et actions en 1989, à la requête du patron du G2, le Colonel Smulder. Les hommes de ce dernier, avaient remonté toute la filière mais n'avaient pas pu achever leur enquête, leur patron étant tombé malade, puis muté pour sa fin de carrière à l'Otan avant de décéder quelques mois plus tard. Son successeur ne jugera pas utile de reprendre ce dossier.
Pour compléter le tableau, Georges Herbint était un ami de Simon Genevois, un facho bon teint, avec qui il partageait une série d'idées. Il lui rendait régulièrement visite dans sa ferme à Honnelles. Simon Gevenois est passé par toute une série de chapelles d'ultra-droite : il fut chef de la section Borinage du Bloc Belge, ouvertement national-socialiste. Il y a aussi des liens avec le Front National, le Westland New Post (dont plusieurs activistes sont cités dans le dossier « Tueurs du Brabant ») ainsi qu'avec divers groupuscules de militaires nostalgiques. Gevenois est une grande gueule et n'est pas galonné. Mais une bonne partie de ses fréquentations l'était. On pense entre autres aux gens du C-INT (contre-espionnage) mais aussi des commandants de réserve para-commando, proches de l'Organisation armée secrète (OAS), une structure politico-militaire clandestine, formée au début des années 1960 par de hauts-officiers de l'armée française, qui s'opposa à coup de bombes et d'assassinats à l'indépendance de l'Algérie française.
Comme lui, Genevois fut dans les années 1980 l'une des têtes de liste de ce parti d'extrême droite qui par la suite, en 1991, fusionnera dans le Front national belge de Daniel Féret. Ensuite, il sera le point de contact et militera au Bloc Belge, mais aussi au « front wallon » AGIR. On retrouve aussi le même Simon Genevois dans l'ombre de la section wallonne d'un très clandestin « Parti national-socialiste belge » (PNSB). Ce groupuscule néonazi avait apporté, en 1996, selon le collectif antifasciste « Résistance européenne » du Parti Communautaire National-européen (PCN), son soutien au Front nouveau de Belgique (FNB). Très proche de sa présidente, dans cette dissidence du FN se trouvait le dénommé Claude Nancy, alias « Docteur Soas », chef d'une organisation occulte national-socialiste liée à d'autres cercles clandestins d'extrême droite formés de militaires et de policiers, dont des membres sont cités dans certains des dossiers des « années de plomb belges ». Pour des informations plus détaillées sur Simon Genevois, il faut relire l'article de RésistanceS.be « Tueries du Brabant : Le milieu néonazi borain perquisitionné »
La fille de ce dernier - Sylviane - a reçu plusieurs fois la visite des enquêteurs de la cellule, sans que cette piste n'ait jamais réellement été creusée... Pourquoi ? Les relations au plus haut niveau de feu son père étaient-elles embarrassantes ? Pourquoi son nom n'a jamais été cité, malgré ses fréquentations, ses connections et le fait qu'il soit propriétaire d'un site aujourd'hui fouillé pour la troisième fois depuis le début de l'enquête ? S'agissait-il d'un agent double ? D'un gladiateur allant au charbon ? Autant de questions qui restent à ce jour sans réponse... BRICE POIRIER [Spécialiste des dossiers noirs de notre pays, Brice Poirier est un nouveau collaborateur de la rédaction de RésistanceS.be].
© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 30 avril 2014.
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LES TUERIES DU BRABANT : Au début des années 1980, la Belgique fut déstabilisée par les attaques contre des grandes surfaces commises par lesdits « Tueurs fous du Brabant wallon ». C'est au total 28 personnes qui furent officiellement tuées par cette bande criminelle énigmatique. Leurs tueries restent de nos jours un des plus grands mystères de l'histoire de notre pays. Dans l'article ci-contre, Brice Poirier, un nouveau collaborateur de la rédaction de RésistanceS.be, revient sur une piste d'enquête inexploitée jusqu'à présent. Elle plonge ses racines dans une zone géographique du Hainaut bien particulière dans laquelle se localisait une étrange mouvance politico-militariste. Formée d'officiers de l'armée belge, de soldats perdus, d'anciens contacts belges de l'Organisation armée secrète (OAS) auteure d'opérations terroristes lors de l'indépendance de l'Algérie française et de desperados d'extrême droite. Cette piste pourrait-elle permettre la découverte des auteurs des tueries du Brabant et surtout de leurs commanditaires ? L'évolution de l'enquête actuelle aboutira-t-elle à des éléments intéressants pour enfin faire éclater la vérité ? Une chose est sûre : il semble que nous n'avons jamais été aussi près de cette dernière. [ M.AZ / RésistanceS.be ]
A lire sur ce même sujet sur RésistanceS.be : NOTRE DOSSIER TUERIES DU BRABANT WALLON Note de la rédaction Pour être régulièrement informé sur l'extrême droite, le racisme, le sectarisme et l'intégrisme, retrouvez également le journal RésistanceS.be sur le réseau social Facebook
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