RésistanceS 23-05-2013

Les « années de plomb » belges

Au tout début des années 80, diverses opérations violentes eurent lieu en Belgique. Les attaques « aveugles » de supermarchés par les dits « tueurs fous du Brabant wallon » (28 tués officiellement !), les attentats des CCC (plusieurs actions terroristes), les manigances du groupe néonazi clandestin WNP (deux assassinats, le "suicide" de son führer, divers complots, différents projets d'élimination, dont celle du Ministre de la Justice de l'époque), les affaires qui éclaboussèrent la Sûreté de l’Etat (manipulation ou infiltration du WNP, par exemple) ainsi que la gendarmerie (présence d'un groupe clandestin d'extrême droite préparant un coup d'Etat !), le noyautage systématique de plusieurs organes policiers belges par les services secrets nord-américains (come la CIA, le DEA et des agences militaires), les manœuvres de notables au sein d’une mouvance extrémiste (celles du CEPIC, l'aile d'ultradroite du PSC), etc. etc. furent des éléments profondément déstabilisateurs pour notre pays.

fjrat.jpg (39965 bytes) Dans le dossier des « années de plomb », des services secrets belges et étrangers (essentiellement nord-américains) sont régulièrement cités. Comme l’extrême droite en général, le Front de la jeunesse en particulier. Ci-dessus, un autocollant de cette organisation néofasciste belge qui sera manipulée, dans les années septante et quatre-vingt, par des organismes étatiques dans le cadre d’opérations « barbouzes ».

Une atmosphère d’état de siège se fit sentir quand les parachutistes s’approprièrent la rue afin de « rassurer » l’opinion publique. Une opinion profondément terrifiée par ces « années de plomb ». Tout comme le fut une décennie plutôt, l'opinion publique italienne.

Malgré la présence de gendarmes dans plusieurs dossiers chauds de l’époque, la gendarmerie renforça sa puissance. Et souvent, le pouvoir ferma les yeux sur ses agissements pourtant indignes d’une démocratie. C’était le temps de la stratégie de la tension.

Maintenant, les armes se sont tues, mais, la loi du silence continue à régner. Parce qu’ils sont trop nombreux à souhaiter que cet épisode sanglant de l’Histoire de la Belgique soit oublié à jamais. Cette mise au placard se fait au profit des théoriciens de cette stratégie… et de leurs multiples complices. Dès lors, nous sommes en droit de nous demander : la Justice sera-t-elle un jour rendue ?

C'est pour cette raison, pour ne pas oublier et poursuivre le combat pour la vérité, que le site RésistanceS vous propose cette rubrique consacrée aux « années de plomb » belges.

© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Actualisé mai 2013.

Les dernières nouvelles

NOUVEAU (30/04/14)
INFOS EXCLUSIVES de RésistanceS.be sur les Tueries du Brabant. Fouilles à Escouffiaux : les questions qui dérangent


L'enquête sur les « tueries du Brabant » victime de manipulation (23/05/13)

Eric Lammers, ex-néonazi du WNP, est de retour en Belgique (06/06/2009)

Tueurs du Brabant, la piste d'extrême droite relancée (05/10/2008)

Un Coup d'Etat en Belgique? Walter De Bock, l’un des meilleurs journalistes d'investigation de notre pays, témoigne sur www.resistances.be (25/02/04). Cliquez ici

Une cellule combattanteau cœur de l’enquête (06/2003)

L’étrange disparition d’un homme clé (05/2001)

La piste terroriste, enfin !
(05/2001)

L'OTAN derrière les tueries du Brabant ? (02/2002)

L'OTAN derrière les "années de plomb" italiennes ! (03/2002)

Assasinat du pape: une piste belge ?. (07/2000)

Tueurs du Brabant: Le milieu néonazi wallon perquisitionné (07/2000)



Contenu du dossier

WB00882_.GIF (263 bytes) Bienvenue en Brabant Wallon
Une mission (terroriser la population) et 5 hypothèses sur les raisons des tueries du Brabant wallon.

WB00882_.GIF (263 bytes) La chronologie des « années de plomb » (1971-1989)
Les principales dates. De la préparation à l'action.

WB00882_.GIF (263 bytes) L'ombre de l'extrême droite ?
Plusieurs organisations néofascistes ou d'ultradroites ont été citées dans le cadre des enquêtes sur les « années de plomb » belges. « RésistanceS », en collaboration avec le mensuel belge « Avancées », vous propose une radioscopie de celles-ci.

WB00882_.GIF (263 bytes) Portrait de Paul Latinus
Fondateur du WNP, un groupe secret néonazi belge, il est l’une des pièces maîtresses des « années de plomb ». Et un lien avec les services secrets nord-américains ?

WB00882_.GIF (263 bytes) Portrait d’Emile Lecerf
Ancien proche de la SS durant l’Occupation, il servit ensuite les intérêts pro-atlantiques (c’est-à-dire nord-américains), tout en restant actif au sein de l’extrême droite.

WB00882_.GIF (263 bytes) Témoignages et citations
Les avis personnels de journalistes d'investigation, d'un Procureur du Roi, d'un gendarme d'extrême droite, d'un ex-commissaire de la police judiciaire,…

WB00882_.GIF (263 bytes) Les « années de plomb » en Italie
L'extrême droite italienne (soutenue aussi par des services secrets nord-américains !) fut la première au hit-parade du terrorisme.

WB00882_.GIF (263 bytes) Les USA derrière les « années de plomb » ?
Cela serait le cas selon un ancien ministre allemand

WB00882_.GIF (263 bytes) Aginter press
Radioscopie d’une organisation internationale d’extrême droite qui joua un rôle central dans la « Stratégie de la tension ».

WB00882_.GIF (263 bytes) Tueries du Brabant Wallon – L’enquête
Une cellule combattante au cœur de l’enquête

WB00882_.GIF (263 bytes) Bibliographie
Pour continuer à s'informer et à combattre pour la vérité, « RésistanceS » vous propose la liste des principaux livres à lire sur le sujet.