RésistanceS 22-08-2000

Bloc Wallon, un nouveau
parti d'extrême droite francophone?

Dans le numéro de lancement de son journal de propagande, le Bloc Wallon (BW) se présentait officiellement comme "le nouveau parti wallon". Un parti qui sera présent aux municipales du 8 octobre 2000 dans, au moins, sept communes (Herstal, Flemalle, La Louvière, Liège, Manage, Mons et Mettet).

Mis sur pied en avril 2000, par des dissidents du "groupe des intellos" du Front national, l'idée de ce nouveau parti est née après la défaite des frontistes aux élections législatives et régionales de 1999. Avec le soutien du Vlaams Blok, le BW souhaite dynamiser la cause identitaire en Wallonie. Il est présidé par Georges Hupin, un ex-responsable de section du FN qui fut l’éminence grise de la branche belge du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE), de 1972 à 1981. Auprès de lui, ont retrouve, un de ses compagnons de route de jadis, Willy Fréson. Ce dernier cofonda le "front wallon" AGIR (1989-1994) et passa ensuite quelques années au FN, comme "conseiller idéologique du président" (1996-2000).

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Willy Fréson accompagné de Robert Steuckers (à l'extrême droite), ancien leader de la Nouvelle Droite belge, lors d'un meeting du Club du Beffroi (un cercle national-libéral). Au même meeting, Philip Dewinter y représentait le Vlaams Blok.

Au BW, il y a aussi une partie de l'aile radicale d'AGIR qui avait entre temps fondé le mouvement REF. Depuis avril 2000, plus de 50 militants nationalistes se sont affiliés au BW. La plupart de ceux-ci proviennent du FN, du FNB, de REF et d'AGIR. Jean-Robert Debbaudt, le dirigeant de la Fondation européenne Léon Degrelle, apparaît aussi dans le sillage de ce "Vlaams Blok wallon". Comme plusieurs militants de base de Nation. Les principaux responsables du BW sont également actifs au sein des Amis de la Renaissance européenne. Cette association politico-culturelle païenne est liée aux Français de Terre et Peuple, la tendance la plus ultra du parti français d'extrême droite conduit par Bruno Mégret. L'une des figures de référence du Bloc wallon est Guillaume Faye. Cet ancien cadre du GRECE-France et ami de longue date de Georges Hupin, est l'auteur d'un récent livre raciste (une instruction judiciaire a été ouverte contre ce livre).

En août 2000, le BW se dotait d'un journal de propagande titré "Bloc-notes" (diffusé à plus de 2000 exemplaires). Il dispose également d'un site internet diffusant essentiellement des textes théoriques proches de la Nouvelle Droite d'antan. Ce bloc ambitionne encore de mettre sur pied, après les municipales du 8 octobre 2000, une "école de cadres" afin de former l'"élite nationaliste" de demain.

(Infos à la date du 22/08/2000).

 

A lire sur notre site sur le Bloc Wallon :

Bloc Wallon : un nouveau parti d’extrême droite francophone ? (22/08/00)

La fin du Bloc Wallon

Chronologie d'une fin annoncée

Un leader du Bloc Wallon condamné pour racisme (26/02/01)

Condamnation d'un dirigeant d'extrême droite pour appartenance à deux organisations racistes (REF et Bloc Wallon) 28/01/02)