RésistanceS.be 06-06-2013

L'extrême droite a encore tué


Clément Meric assassiné parce qu'il était antifasciste


Ce mercredi 5 juin restera gravé dans la mémoire des militants luttant au quotidien contre l'extrême droite, ses organisations et ses discours de haine. Le jeune militant Clément Meric, 18 ans, est la dernière des nombreuses victimes de la violence fasciste. Une idéologie qui porte en elle des germes criminogènes.
 

Après une agression ultra violente commise par des nazis-skins (liés au groupuscule Troisième voie et ses Jeunesses nationalistes révolutionnaires), ce mercredi 5 juin à Paris, contre des militants antifascistes, l'un de ceux-ci, Clément Méric (18 ans), est mort.

Cette agression rappelle une fois encore que le développement de l'extrême droite s'accompagne systématiquement d'exclusions, de haines, de tensions et de violences. La droite nationaliste radicale porte en elle une agressivité intrinsèque et constante qui ne peut que déboucher sur des passages à l'acte dramatiques, dont les auteurs se retrouvent parmi ses disciples. Divers faits de l'actualité en témoignent régulièrement.


L'extrême droite tue
Clément Méric n'est donc pas la première victime tombée sous les coups de poing de nervis d'extrême droite. Avant lui, de nombreuses agressions et des meurtres ont déjà été commis pour des motifs politiques contre des antifascistes. D'autres personnes, parce qu'immigrés ou d'origines étrangères, ont été les cibles de brutes et d'hommes de mains au service de l'extrême droite.

Le 5 décembre 1980, un militant du Front de la jeunesse, un groupe néofasciste belge, après un entrainement dans un stand de tir, vidait son pistolet semi-automatique, dans un café bruxellois, sur un groupe de Nord-Africains, tuant Hamou Baroudi et blessant Louardani et M'hamed Ben Hamou.

Le 1er mai 1995, en marge du défilé annuel à Paris du Front national, des nazis-skins assassinèrent Brahim Bourham en le jetant dans la Seine.

A Bruxelles, le 7 mai 2002, un membre du Vlaams Blok abattait à coup de fusil ses voisins marocains, Ahmed Isnasni et Habiba El Hajji.

A Anvers, le 11 mai 2006, un jeune « tueur fou », mais issu d'une famille d'extrême droite, tirait en pleine rue sur des « cibles immigrées », tuant Oulematou Niangadou, une jeune nourrice malienne, et la petite Luna Drowart (2 ans) .

En Allemagne, entre 2000 et 2007, un groupuscule néonazi commit neuf assassinats de travailleurs immigrés

Le 22 juillet 2011, en Norvège, c'est le terroriste d'extrême droite Anders Behring Breivik qui massacrait 77 personnes et en blessa 151 autres 

 

 

Après Le Pen, la Kalachnikov !

« Hendrik Vyt, 80 ans, a été jusqu'au bout de ses convictions racistes. Comme il l'avait dit en apprenant le score de Jean-Marie Le Pen au premier tour des élections françaises (de 2002): '' Il va gagner... C'est bien. Il ne nous reste plus qu'à prendre une Kalachnikov et tous (les étrangers ) les tuer !'' » (extrait du quotidien La Dernière Heure, du 8 mai 2002). Quelques jours plus tard, il abattait ses voisins marocains...


Responsabilité politique
Depuis, le contexte et le climat politique se sont encore plus radicalisés. Cette situation, en France et ailleurs (en Grèce, par exemple ), s'observe constamment. Ce fut le cas, lors des manifestations contre la loi « pour le mariage pour tous », votée tout récemment par le parlement français. Pour s'en convaincre, il faut revoir les images des lynchages des militantes Femens, le 18 novembre 2012, et de journalistes lors de la dernière manifestation des opposants à la loi Taubira, le dimanche 26 mai dernier à Paris. Des nervis d'extrême droite s'en sont pris de façon extrêmement violente à des journalistes, faisant tout simplement leur métier.

Les dirigeants de la droite extrême, auteurs de « discours de guerre » incitant, avec un ton des plus agressifs, au rejet, à l'exclusion et à la discrimination, portent une responsabilité morale et politique quand certains de leurs « fidèles soldats » passent des paroles aux actes. 

Le meurtre du jeune Clément Méric en est le parfait exemple.

Manuel ABRAMOWICZ

 



Journalistes agressés par des activistes d'extrême droite, le 26 mai dernier à Paris – Image : Youtube

 

 


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© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 6 mai 2013.

 



© Photo : AFPB / Image : ResistanceS.be

NOUVEAU (14/06/2013)
Les liens de Serge Ayoub avec l'agresseur de Clément Méric


EXTREME DROITE ET VIOLENCE

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