| RésistanceS 04-05-2007 |
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Ancien de l'aile néofasciste de feue la Volksunie, Karel Dillen avait cofondé en 1977 le Vlaams Blok (VB). Il allait présider ce parti nationaliste d'extrême droite flamand jusqu'en 1996. Depuis Karel Dillen était devenu le « président d'honneur » du Vlaams Blok, transformé en 2004 en Vlaams Belang. Militant de la cause « national-flamand », Dillen avait également été l'un des piliers de Were Di, un groupe de réflexion politique nostalgique de l'Ordre nouveau nazi. C'est le manifeste idéologique de Were Di qui servit de base politique à la création du VB.
Par ailleurs, Le Pen et Dillen partageaient une admiration commune pour Robert Brasillach, l'un des plus importants collaborateurs français de l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Le leader historique du VB avait jadis, en 1952, traduit en néerlandais le livre négationniste de Maurice Bardèche, parent et « bras-droit » de Brasillach. Ce dernier - qui se revendiquait comme étant un « écrivain fasciste » (sic) - fut le modèle de nombreux dirigeants de l'extrême droite contemporaine, y compris auprès des nationalistes du Vlaams Blok. La présence de Jean-Marie Le Pen, ce samedi 5 mai à l'enterrement de Karel Dillen, confirme la longue et fidèle amitié entre ces deux leaders de l'extrême droite européenne, mais également la vraie nature idéologique des liens entre le Front national français et le Vlaams Belang. [M.AZ] © RésistanceS – Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 4 mai 2007.
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(18/03/2007)
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