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Scientologie 12 brochures La secte de Scientologie a de l’argent, et de
la suite dans les idées. Aussi, après s’être
rapprochée du Parlement européen, entreprend-elle maintenant
de diffuser ses brochures de propagande dans les différentes
instances parlementaires. Avec un objectif unique : faire passer l’idée
que la Scientologie est indispensable au bien-être de l’humanité. Janvier : Des outils pour réussir
sa vie Vous trouverez d'autres articles sur la Scientologie dans notre dossier Sectes.
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Brochure
n°2 : « Sauver des vies de la drogue » La lutte contre la toxicomanie, cheval de Troie de la Scientologie On le sait, la secte de Scientologie a fait de la lutte contre la toxicomanie, avec la lutte en faveur des droits de l’homme, un de ses chevaux de bataille. Mais peut-être devrait-on plutôt parler de chevaux de Troie, tant elle se sert de ces instruments pour infiltrer les différentes instances politiques belges et européennes.La lutte contre la toxicomanie est pourtant une bien belle chose. Ne devrait-on pas alors saluer l’énergie mise par une association, quelle qu’elle soit, à débarrasser l’humanité de ce fléau ? Réponse dans ce dossier.
La Scientologie : seule dépendance
admise Narconon : une association « laïque
et indépendante » Narconon, de l’aveu même des rédacteurs de la brochure, est « soutenu dans le monde entier par des scientologues ». Remarquez la nuance : « des scientologues », ce n’est pas « la Scientologie », ce qui permet aux mêmes rédacteurs de présenter sans rougir Narconon comme un « programme caritatif, autonome, indépendant des Eglises de Scientologie ». On en oublierait presque que la méthode proposée par Narconon est directement inspirée de Ron Hubbard, gourou de la Scientologie, et que cette filiation se lit, tantôt en filigrane, tantôt en toutes lettres, d’un bout à l’autre de la brochure. Une filiation aussi évidente qu’inquiétante Pourtant, l’idéologie scientologique
n’est jamais loin. Le programme de désintoxication, tel
qu’il est décrit dans la brochure, prévoit, après
une phase de sevrage, une « phase éducative » qui
repose sur des « programmes d’apprentissages destinés
à aider l’étudiant à communiquer avec ses
semblables et avec son milieu ». Communiquer, précise-t-on
d’emblée, afin d’être capable d’assumer
ses responsabilités envers soi-même et envers les autres.
Fort bien, sauf qu’on trouve deux pages plus loin une brève
description de la manière dont la Scientologie s’occupe
des facteurs mentaux et spirituels : l’audition. Sous ce vocable
mystérieux, censé traiter les causes premières
de l’entrée en toxicomanie, et défini comme une
« forme de conseil spirituel », se cache une redoutable
technique de lavage de cerveau, qui est à la véritable
communication libre ce que la dictature est à la démocratie.
Dans l’audition, en effet, nulle égalité entre
l’ « auditeur » et l’ « audité
». La communication est hyper-hiérarchisée et
hyper-dirigée. On mentionnera également pour mémoire l’hostilité déclarée de la Scientologie à l’égard de la psychiatrie et de la médecine en général, hostilité qui se retrouve également en filigrane tout au long de la brochure. Certes, la médecine a ses indications, mais exclusivement pour le traitement de maladies d’ordre physique, et en ne perdant pas de vue le fait que les médicaments ont des effets nocifs… dont le Programme de purification et le conseil pastoral pourront heureusement nous soulager. Ainsi que de quelques liasses de billets : un témoin interrogé par la Commission d’enquête parlementaire déjà mentionnée avançait la somme de 250.000 francs belges – 6250 € – pour une cure de désintoxication qui n’avait d’ailleurs finalement duré que trois jours, le « bénéficiaire » s’étant enfui… Une stratégie d’infiltration
manifeste Dans une émission « Face à l’Info » (RTBF) du 30 septembre 2003, la députée européenne Anne André-Léonard avait déjà dénoncé l’infiltration dont les institutions européennes étaient victimes : distribution d’invitations par courrier interne, tentative d’organisation de colloques au sein des institutions européennes, sous le parrainage d’un député « naïf », accréditations permettant à des scientologues de circuler au sein des institutions européennes, autant d’indices inquiétants de la puissance d’infiltration de la secte jusque dans les hautes sphères de la décision politique, où elle tente d’exercer son influence dans ses domaines de prédilection, c’est à dire essentiellement la liberté religieuse… Par le biais de sa brochure « Sauver des vies
de la drogue », la Scientologie se vante d’ailleurs d’avoir
mis sur pied, en Espagne, une équipe de football censée
promouvoir une vie sans drogue auprès des athlètes de
toutes disciplines, d’avoir suscité le questionnement
sur le problème de la toxicomanie à l’intérieur
même du Parlement français, ainsi que d’avoir diffusé
son livret d’information sur la cannabis auprès de tous
les députés fédéraux et régionaux
et de tous les maires allemands. En utilisant pour cela les mêmes
techniques que celles utilisées chez nous ? Sans doute… Enfin, au niveau européen, le lobby scientologue a réussi, en janvier 2003, à faire adopter par le Conseil de l’Europe une déclaration vantant les mérites de Narconon… De Tchernobyl au World Trade Center Curieusement, on n’a guère entendu parler de ce bond immense dans la recherche scientifique que semble constituer la pompeuse « découverte du facteur biochimique » à la base de ce programme. Or, ce « facteur biochimique », qui consiste en l’accumulation de toxines et autres drogues dans l’organisme, et ce des années durant, serait responsable d’une sorte d’insensibilité : ceux qui en sont atteints se reconnaissent à ce qu’ils sont « sans émotions, ne ressentant rien, incapables et peu dignes de confiance ». Revoilà les hostiles cachés, auxquels la Scientologie va s’atteler à rendre leur faculté de s’émouvoir – devant le génie des écrits de Ron Hubbard –, de ressentir – la justesse des théories du gourou –, capables – de verser beaucoup d’argent à la secte pour atteindre des niveaux de « conscience » toujours plus élevés – et dignes de confiance – puisque entièrement soumis à leur bienfaitrice : la Scientologie. Conclusion Nadia GEERTS © RésistanceS – Bruxelles
– Belgique – 28 mai 2004 |