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Scientologie 12 brochures La secte de Scientologie a de l’argent, et de
la suite dans les idées. Aussi, après s’être
rapprochée du Parlement européen, entreprend-elle maintenant
de diffuser ses brochures de propagande dans les différentes
instances parlementaires. Avec un objectif unique : faire passer l’idée
que la Scientologie est indispensable au bien-être de l’humanité. Janvier : Des outils pour réussir
sa vie Vous trouverez d'autres articles sur la Scientologie dans notre dossier Sectes.
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Brochure
n°4 : « Agir dans la société en aidant les
autres » Si pour vous, le mot « scientologie » évoque avant tout une secte immensément riche et extrêmement puissante, dont le succès repose essentiellement sur sa capacité à gruger ceux de nos concitoyens qui ont le portefeuille bien rebondi, vous n’y êtes pas du tout. La Scientologie, en effet, est en réalité une authentique institution de bienfaisance, dont les « ministres volontaires » sillonnent inlassablement le monde, dégoulinants de dévouement et de compassion. C’est en tout cas ce que la quatrième brochure publiée cette année par l’Eglise de Scientologie s’attache à démontrer. Le monde va mal. Insécurité, intolérance
religieuse, racisme, corruption, délinquance, chômage,
pauvreté… C’est sur cette énumération
peu réjouissante que s’ouvre la quatrième des
douze brochures de présentation par elle-même de la Scientologie.
Une énumération immédiatement suivie d’un
constat : tout ça coûte cher, très cher même
à la collectivité. Perpétuellement en alerte, ces hommes et ses femmes vêtus de jaune tendent une main secourable aux personnes en difficulté, « que ce soit au niveau personnel, familial, professionnel, au niveau d’un gouvernement ou lors de catastrophes naturelles ». On respire évidemment mieux à l’idée que si d’aventure Guy Verhofstadt rencontrait un problème dans la gestion des tensions liées aux projets de scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles–Hal–Vilvoorde, il rencontrerait l’aide compétente, efficace et désintéressée d’un ministre volontaire de la Scientologie qui n’attendait que l’occasion de mettre en pratique son « programme caritatif », riche en « techniques d’assistance de base de Scientologie » que Ron Hubbard, fondateur de la secte, a mis sur pied au milieu des années 1970. Bien que ces technique puissent être appliquées par tous, il s’avère impossible, à la lecture de la brochure, de se faire une idée un tant soit peu précise de ce que sont ces miraculeuses techniques qui, si elles avaient bénéficié d’une écoute plus attentive, auraient certainement évité à l’humanité Tchernobyl, le Sida, le génocide rwandais, les attentats du 11 septembre et l’affaire Dutroux. Tout au plus saura-t-on qu’il s’agit de « conseils spirituels simples », de « méthodes spécifiques » et autres recettes de grand-père Ron reposant sur le fait que « les ministres volontaires connaissent la loi naturelle et fondamentale qui gouverne les relations humaines et qui explique pourquoi il est souvent si difficile de démêler et de résoudre des conflits entre les personnes ». Les esprits avertis reconnaîtront là le spectre de l’ « hostile caché » (voir notre article publié sur ce site) cher aux Scientologues, une drôle de bête plus communément appelée « tête de Turc » ou « bouc émissaire » – mais ça fait moins scientifique… Soit. À la rédaction de RésistanceS,
nous sommes évidemment ravis d’apprendre que le monde,
loin d’être cette jungle qu’on nous présente
parfois, regorge de milliers de bonnes âmes qui ne demandent
qu’à se dévouer corps et âme, et bénévolement
qui plus est, pour la collectivité en péril. La Scientologie voudrait nous attirer dans les filets
de son lucratif « bénévolat » qu’elle
n’agirait pas autrement. Qu’on s’engage dans le
bénévolat scientologue ou qu’on recoure aux services
de celui-ci, la secte en est l’immédiate et exclusive
bénéficiaire. Derrière le verni caritatif se
cache en réalité une redoutable entreprise commerciale. Nadia GEERTS |