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RésistanceS 18-11-2008 |
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Portrait du Zwarte orde-Ordre noir (Zoon) L'Ordre noir est-il de retour ?
Il y a des membres du mouvement Delta et du Centre d’études et de recherches socio-biologiques et raciales (Cersber), des activistes du Parti libéral chrétien, du Front national et du Parti des forces nouvelles. C'est ce dernier parti qui est à la base de l'association SOS Agression, présidée par l'un de ses fidèles militants de Molenbeek, Marcel Depoortere. A la mort de celui-ci, c'est le dénommé Luc Vankeerberghen qui présidera les destinées de cette association. Ce personnage est une vieille connaissance. Electricien de Diegem, il entre au Front de la jeunesse (FJ, ancêtre du Parti des forces nouvelles) en 1980. Très vite, il s'y fait remarquer par son discours et ses pratiques violemment anti-immigrés. En janvier 1981, il attaque, avec d'autres militants du Front de la jeunesse, un Espagnol qu'ils avaient pris pour un arabe. Campagne de terreur Luc Vankeerberghen dirigeait, à l'intérieur du Front de la jeunesse, une tendance «dure», néo-nazie, qui scissionna du FJ au moment du procès intenté contre son noyau dirigeant (1981-1982), jugeant la direction du mouvement trop molle. Dénommé Zwarte Orde-Ordre noir (Zoon), ce nouveau mouvement organisa quelques attentats à Bruxelles, entre autres à Molenbeek, dans des mosquées. Les tracts retrouvés sur place sont significatifs de l'idéologie du groupe. Trop faible pour assurer sa survie, le Zoon se rapprocha du Westland new post (WNP), une organisation clandestine terroriste néonazie également fondée par des ex-FJ devenue depuis tristement célèbre. Luc Vankeerberghen aurait même été membre du WNP. Après la chute de ce dernier, en 1983, le président de SOS Agression se rapprochera du Vlaamse militanten ordre (VMO), la plus célèbre et importante organisation néonazie flamande, et, en septembre 1984, il se promènait muni d'un t-shirt «White Power» devant la piscine de Schaerbeek, assurant la protection de Jean-Marie Le Pen venu prêcher la création d'un Front national belge. «La valise ou le cercueil» Vingt ans plus tard, à l'occasion des élections communales, le chef du Zoon fut élu sur une liste électorale du Vlaams Belang. Une preuve de plus que le VB recycle sans problème les ex-radicaux de l'extrême droite. A la même époque, Luc Vankeerberghen fréquentait aussi Michel Delacroix, un des avocats des incendiaires du journal «Pour», comme le démontra une immonde vidéo diffusée en novembre 2008. Sur celle-ci, durant des vacances en Espagne en famille, les deux amis chantent à une terrasse de café un chant antisémite de la pire espèce. La diffusion de cette vidéo privée suscitera un scandal et la démission de Michel Delacroix de son poste de président ff du Front national rénové. Quant à Luc Vankeerberghen, il fut exclu sur le champ du Vlaams Belang, dans un soucis de ne pas être touché par cette affaire. [extrait d'un article de Jacques Rouergue, publié dans le journal antifasciste franco-belge «Article 31», n°27, mars-avril 1987. Revu, corrigé, réactualisé et republié, le 30 novembre 2008, par RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite]. © RésistanceS –
web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite –
www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis
en ligne le 30 novembre 2008. |
Enquête
sur le Front national - chanson antisémite et Ordre noir
Au
sommaire de ce dossier : • Chanson antisémite à la tête du «nouveau» FN • Portrait du Zwarte orde-Ordre noir (Zoon) • Georges-Pierre Tonnelier et l'extrême droite : c’est fini
Sur le(s) Front national, lire également sur RésistanceS.be : • Les liens du président Front national and C° avec un hitlérien... • Il y a deux Front national en Belgique • Etat des lieux de l'extrême droite francophone
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