Les
nouvelles du Front
Il y a deux Front
national en Belgique
«FN-canal historique» contre «nouveau FN»,
la guerre des clans frontistes n'est pas terminée. Fait exceptionnel
: il existe toujours deux Front national en Belgique. Leur enjeu :
la récupération légale du nom et du sigle du
parti d'extrême droite. Des contacts existent aussi avec Jean-Marie
Dedecker, le leader populiste flamand patron du parti poujadiste LDD.
Les ex-dissidents rejoignent pour leur part le bercail : le FNB retourne
au FN bis, et le FDB au FN féretiste. Daniel Féret,
le «président-à-vie» depuis 1985, s'est
momentanément mis en congé politique. C'est un ancien
militant d'un parti néonazi qui le remplace à la présidence.
Voici un état des lieux proposé par RésistanceS,
le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite,
pour mieux comprendre l'imbroglio frontiste.

Le nouveau paysage de l'extrême droite
belge francophone © Infographie : RésistanceS –
Obed - août 2008 – POUR AGRANDIR : Cliquez sur l'image
En Belgique, depuis l’automne dernier, il y a deux Front national.
Pour les distinguer, il faudrait parler du «FN-canal historique»
et du «nouveau FN». Le FN belge d'origine a été
fondé par Daniel Féret en s’inspirant de l’exemple
– et du nom ! – du parti dirigé - depuis sa fondation
en 1972 - par l’inamovible Jean-Marie Le Pen (80 ans depuis
juin dernier).
Daniel Féret a peu à peu
pris l’étoffe d’un «président-à-vie».
Mais il a toujours dû faire face à diverses tentatives
de prise de contrôle de «son parti» par des fractions
nationalistes agissant à l'intérieur même de celui-ci.
Jusqu’en 2007, le «président-fondateur» avait
réussi à contrecarrer toutes les déstabilisations
internes et tous les putschs organisés par ses opposants. Ce
qu’il ne put faire en septembre dernier, quand son beau-frère
et ami politique de toujours, l’avocat Michel Delacroix, et
un de ses ex-bras droit, Patrick Sessler, prirent le contrôle
de l’appareil de direction du FN. Cette prise des rênes
du pouvoir se fit avec la complicité d'autres membres du bureau
politique frontiste, les quatre députés régionaux
wallons : Daniel Huygens, Charles Pire (un ancien dirigeant wallon
du Parti social-chrétien, l'ancêtre de l'actuel CDH),
Charles Petitjean (ex-parlementaire du Parti réformateur libéral,
le pilier central du Mouvement réformateur) et Jean-Marie Borbousse
(un ancien cadre du Parti communautaire national-européen,
d'obédience «nationaliste-révolutionnaire»
et virulent opposant à l'époque du... Front national
!).
Depuis le clash de septembre 2007, le
FN est littéralement coupé en deux. Les deux fractions
en présence revendiquent le même héritage, utilise
les mêmes noms et symbole (la flamme tricolore). De part et
d'autre, chacune d'elle a entamé des démarches auprès
des diverses autorités compétentes (judiciaires et politiques)
pour se garantir la propriété du parti en question.
A l'heure actuelle, l'imbroglio structurel est tellement complexe
qu'il reste difficile de déterminer à qui appartient
réellement le sigle et la nomination «Front national».
Même une chatte n’y retrouverait pas ses petits…

Le bureau politique du nouveau Front national.
Au centre avec les lunettes noires : le sénateur Michel Delacroix,
son président ff. A l'extrême droite : le député
régional Patrick Sessler, son secrétaire-général
et éminence grise – Document : DR
Le nouveau FN se développe
Question nombre d'affiliations et de ralliements, c'est le FN dirigé
par le sénateur Michel Delacroix et le député
régional bruxellois Patrick Sessler qui semble avoir gagné
la partie. Selon son bureau politique, il y a une véritable
«explosion du nombre des affiliations au FN».
Les nouveaux membres proviendraient des «milieux libéraux
et chrétiens», à en croire un communiqué
de presse de son bureau politique diffusé le 19 juillet dernier.
Le clan anti-Féret a aussi été capable d’organiser
une fusion avec les dissidents du «frontisme» qui agissaient
au sein du Front nouveau de Belgique (FNB) depuis 1995. Pour prouver
l'efficacité de cette fusion FN-FNB, le journal mensuel du
second, Le Bastion, est désormais l’organe de
presse officiel du «nouveau FN». On signale aussi la «migration»
d'élus et de militants de Force nationale, une autre dissidence
frontiste datant de 2004 (voir ci-dessous notre encadré).
Grâce à ce renforcement
militant, qui reste cependant tout relatif (la base néo-frontiste
ne dépassera pas la centaine de militants), des sections communales
en Wallonie ont été remises sur pied et de nouvelles
ont même été créées, d'après
la direction frontiste. Persuadés que la «droite
nationale» peut encore représenter une réelle
force politique, malgré des derniers sondages qui lui sont
défavorables en général (voir notre encadré
ci-dessous), les militants de ce FN récoltent déjà
des signatures d'électeurs pour pouvoir présenter des
listes aux prochaines élections régionales, en juin
2009, voire pour des élections législatives anticipées.
Par ailleurs, s’il affermit quelque
peu le pôle nationaliste, le ralliement du FNB au nouveau FN
a fait éclater la «mouvance identitaire» qui rassemblait
ce FNB, le mouvement Nation, la bannière wallonne de Terre
& Peuple (organisation racialiste) et l'association intégriste
Belgique & Chrétienté.
L'extrême droite
électorale diminue !
Selon des résultats
locaux obtenus aux dernières élections (voir notre
analyse sur ce sujet CLIQUEZ ICI)
et divers sondages récents, les scores électoraux
de l'extrême droite classique se tasse en général,
voire diminue. Cela concerne aussi bien le Front national (FN)
que le Vlaams Blok/Belang (VB). Ce qui n'est pas le cas de la
Lijst Dedecker (LDD). Nouveau parti populiste flamand fondé
en 2007 par le populaire Jean-Marie Dedecker (ex-parlementaire
libéral de l'Open VLD), la LDD n'est pas à proprement
parler un parti d'extrême droite. Néanmoins, par
ses slogans démagogiques et nationalistes, elle exerce
une force d'attraction évidente pour l’électorat
radical. La LDD est en augmentation constante.
Le FN dépasse le VB à Bruxelles...
A Bruxelles, l'extrême droite s'effondre de façon
extraordinaire. Aux élections régionales de 2004,
les scores additionnés des FN et VB la mettait à
9,4 % de l'électorat bruxelllois.
Selon le dernier
baromètre du quotidien La Libre Belgique, publié
le 16 juin dernier, elle n’obtiendrait que 3,4 %. Une
chute de 2/3. Autre enseignement : le FN arriverait désormais
devant le parti d'extrême droite séparatiste flamand.
Ceci pourrait signifier la fin du Vlaams Belang à Bruxelles
et la confirmation de l'échec de sa croisade, lancée
en 1999, pour conquérir la capitale. Croisade conduite
par Johan Demol, l'ex-commissaire de police de Schaerbeek. Cette
terrible diminution du VB devrait aussi accentuer la crise interne
qui a lieu, depuis plusieurs années, au sein de la section
bruxelloise du VB... en voie d'implosion !
Pour illustrer
ce phénomène nouveau, voici les résultats
comparatifs des élections régionales de juin 2004
au dernier baromètre du quotidien La Libre Belgique
(16 juin dernier).
Région
wallonne : résultats du Front national
| Parti |
Sondage
06 2008 |
Sondage
03 2008 |
Elect. lég.
06 2007 |
Elections rég.
06 2004 |
| FN |
5,1
% |
5,2
% |
5,6
% |
8,5
% |
Région
Bruxelles-capitale : résultats du Front National, du Vlaams
Belabg et de la LDD
| Parti |
Sondage
06 2008 |
Sondage
03 2008 |
Elect. lég.
06 2007 |
Elections rég.
06 2004 |
| FN |
1,9
% |
2,8
% |
2,9
% |
4,7
% |
| VB |
1,5
% |
2,6
% |
3,1
% |
4,7
% |
| LDD |
2,5
% |
1,8
% |
0,4
% |
N’existait
pas |
Région
flamande : résultats du Vlaams Belang et de la LDD
| Parti |
Sondage
06 2008 |
Sondage
03 2008 |
Elect. lég.
06 2007 |
Elections rég.
06 2004 |
| VB |
18
% |
18,9
% |
19
% |
24,2
% |
| LDD |
10,3
% |
8,2
% |
6,5
% |
N’existait
pas |
|
Des liens avec le parti de Dedecker (LDD) ?
Une évidence :
c'est seulement lors du prochain scrutin que nous saurons à
qui appartient pour finir le sigle «Front national». Quant
à son impact électoral frontiste, s’il devrait
diminuer, il demeurera cependant. Tout dépendra aussi de l'émergence
ou non en Wallonie et en Région bruxelloise d'une nouvelle
force politique poujadiste propulsée par le populiste, et de
plus en plus populaire, Jean-Marie Dedecker (parlementaire exclu du
VLD). Le nouveau FN comme le FN-canal historique pourraient alors
connaître des dégâts collatéraux au niveau
des voix récoltées. A moins qu'un accord avec la LDD,
le parti de Dedecker, soit conclu. Dernièrement d'ailleurs,
une réunion a eu lieu entre l'homme politique flamand et Michel
Delacroix, accompagné de Patrick Sessler, les big-boss du FN
anti-Féret. Si l'éventualité de listes communes
«FN-LDD» a été écartée, il
se pourrait néanmoins que des «collaborations ponctuelles»
soient effectuées entre les deux partis. Comme avec le Vlaams
Belang.
D'après une information de bonne
source reçue à la rédaction de RésistanceS,
un accord tacite existerait désormais entre l’état-major
du VB et celui du nouveau FN : ce dernier abandonnerait toute ambition
d'implantation en Flandre et laisserait le champ libre, lors des prochaines
communales, au parti nationaliste flamand dans les communes bruxelloises
à forte densité flamande (Berchem, Evere, Anderlecht...).

Affiche du nouveau parti populiste national-flamand
de Jean-Marie Dedecker – Document : DR
Le FN-Féret existe toujours...
Pour sa part, le FN-canal historique de Daniel Féret ne s'avoue
toujours pas vaincu. Pour lui, il n'y a qu'un seul FN : celui qu'il
représente. «En Wallonie, aujourd'hui comme hier,
n'existe qu'un seul parti : le Front National. Loin de moi l'idée
de dénigrer le travail d'autres groupes (Bannière wallonne
de Terre & Peuple, Belgique & Chrétienté, Nation),
ni de mettre en doute la sincérité, l'idéalisme
et le dévouement de leurs membres. Un constat s'impose néanmoins
: leurs actions demeurent limitées – faute de moyens,
non de courage. Mais en politique, seule l'efficacité compte»,
pouvait-on lire, en mai dernier, dans un «Appel aux militants»
publié dans Le National, le journal de ce FN.
Concernant l'autre FN, celui-ci serait
constitué de « traitres, fourbes, menteurs et accapareurs
exclus du parti. Définitivement». Dans le but de
se restructurer et pour faire face à l'émergence de
son concurrent homonyme, le Front national «officiel»
a proposé en mai dernier, dans cet «Appel aux militants»,
la tenue prochaine d'un «Congrès du Renouveau».
Comme le nouveau FN, le clan de Daniel Féret a repris contact
avec d’ex-membres du FN afin de leur proposer une réintégration
dans les structures frontistes. C'est dans cette perspective qu’en
juin dernier une «soirée de camaraderie» eut lieu
avec le Front des Bruxellois (FDB). Le président-fondateur
de ce FDB est Paul Arku, député régional bruxellois
élu en 2004 sur la liste du Front national. Avec ses quelques
partisans, il pourrait rejoindre à nouveau le bercail.
En Wallonie, le parti de Férét
peut encore compter sur un des anciens dirigeants des jeunesses frontistes
des années 1990, Salvatore Nicotra. Originaire de la commune
bruxelloise de Saint-Gilles, où il animait le conseil communal
de tonitruantes interventions entre 1994 et 2000, il siège
depuis les élections communales de 2006 dans la commune wallonne
de Fleurus. Où là aussi, il arrive à faire parler
de lui, par le biais d'une présence caractérisée
tant au Conseil communal que sur le terrain.

Le mensuel du Front national de Daniel Féret
est toujours publié. Dernier numéro sorti : celui du
mois de juillet 2008 © Document : RésistanceS –
Obed 2008.
... mais Féret n'est plus son président
Dernière information à propos du FN-canal historique
: «afin de préparer sa défense en justice»,
suite notamment à sa dernière condamnation à
un an de prison ferme, Daniel Féret a manifesté son
«désir (de) se mettre en retrait provisoire»,
informe le dernier numéro sorti du National. C'est Patrick
Cocriamont, son député fédéral, qui le
remplace, depuis le 21 juin dernier, à la présidence
du Front. Dans sa nouvelle tâche présidentielle, le parlementaire
frontiste reçoit le soutien de Daniel Leskens, son «compagnon
de route» de toujours, depuis leur militance commune au Parti
des Forces nouvelles, d'inspiration néonazie...
Malgré leur scission, les partisans
du Front national belge n’ont pas oublié leur nature
idéologique. Celle-ci se maintient, bec et ongles, en place.
Dans les derniers numéros du National, les références
politiques à l'égard de la droite nationaliste radicale
se descellaient toujours, comme le confirment les sympathies affichées
pour le journal «révisionniste» français
Rivarol (1), le mouvement racialiste Terre & Peuple,
les nationalistes-révolutionnaires éditant la revue
Réfléchir & Agir et pour bien d'autres
nostalgiques de l'Ordre nouveau... Pour les deux FN, comme pour l'ensemble
des organisations nationalistes et identitaires, il n'y a rien de
nouveau : l'héritage doctrinal nauséabond d'origine
se transmet de génération à génération.
Manuel Abramowicz
(1) Selon une enquête interne,
réalisée en 2004, par l'hebdodmadaire Rivarol
plus de trois-quarts (75 %) de ses lecteurs se disaient «révisionnistes»
(Rivarol du 26 novembre 2004, p. 12). Le terme «révisionniste»
est utilisé par l'extrême droite pour désigner
les négationnistes. Le négationnisme est un courant
à but idéologique qui nie l'existence des chambres à
gaz homicides utilisées par les nazis, durant la Seconde Guerre
mondiale, pour exterminer les Juifs. Engagé dans une croisade
contre le pouvoir qui serait, selon lui, aux mains des Juifs, Rivarol
bénéficie en Belgique de quelques lecteurs. Plusieurs
organisations, mouvements ou partis de l'extrême droite belge
apportent par ailleurs un soutien affiché au journal négationniste
français : le Front national, le mouvement Nation, Belgique
& Chrétienté, Terre & Peuple, l'Association
bruxelloise conre le déclin (ABCD, structure regroupant des
bruxellois francophones partisans du Vlaams Belang)...

Totalement marginalisé au sein de la
droite nationaliste, le FN-Féret continue néanmoins
d'exister, sur Internet (cf. notre illustration ci-dessus) et lors
de réunions confidentielles avec le Front des Bruxellois (FDB),
une ancienne dissidence frontiste de retour au bercail © Document
: RésistanceS – Obed 2008.
|
De
Force nationale
à «Wallonie d'abord !»

Le dernier mouvement d'extrême
droite francophone fondé, «Wallonie d'abord !»
provient de Force nationale, elle même issue du Front
national et du Bloc national... © Document : RésistanceS
– Obed 2008.
Le parti Force
nationale (FNationale), dissidence frontiste portée par
le sénateur FN Francis Detraux, n’existe désormais
plus. Comme l’avait annoncé en mars dernier, RésistanceS,
le web-journal de l’Observatoire de l’extrême
droite, les initiateurs de cette formation politique - qui était
resté jusqu’à sa disparition à l’état
groupusculaire - ont lancé récemment un nouveau
mouvement : «Wallonie d’abord !». Son objectif
reste le même que celui de FNationale : récupérer
l’électorat frontiste dans le sud du pays en profitant
de la mauvaise situation sociopolitique de celle-ci et du désarroi
démocratique qui en découle.
Force nationale
avait été fondée en décembre 2004
par des cadres scissionnistes du FN de Daniel Féret et
des membres du Bloc national, un parti nationaliste n'ayant
existé que quelques mois. En 2006, cette «force»
se présenta aux élections communales. Elle y engrange
des scores ridicules en général, mais néanmoins
quelques élus communaux et deux conseillers provinciaux.
Parmi eux : le secrétaire politique du parti FNationale,
Juan Lemmens, un ex-député régional bruxellois
du Front national (entre 1995 et 1999) qui passa au Front nouveau
de Belgique (FNB).
Lorsqu’en
septembre 2007, le clan des anti-Féret s’empare
du bureau politique du FN historique et évince son «président-à-vie»,
plusieurs affiliés de Force nationale rejoignent ce FN
«rénové». Juan Lemmens et Francis
Detraux, les deux derniers dirigeants de Force nationale, s’abordèrent
alors leur parti pour fonder le mouvement «Wallonie d’abord
!». Le modèle de leur nouvelle invention : le mouvement
régionaliste «Alsace d'abord !», une dissidence
du Front national français. Affirmant être un mouvement
à but électoral, «Wallonie d'abord !»
garde le langage typique de l’extrême droite la
plus classique. Comme en témoignent plusieurs extraits
de son manifeste de fondation :
«Wallonie
d'abord est née de la constatation que les partis politiques
actuels ont conduit la Wallonie à la faillite et sont
incapables de résoudre les maux qui rongent la Wallonie
: chômage, immigration abusive, santé, insécurité,
etc…»
«La
Wallonie doit rester wallonne, belge et européenne.
Elle n'a pas vocation à accueillir des populations
majoritairement inassimilables qui posent de graves problèmes
de cohabitation, de sécurité et de coût
social pour notre communauté.»
«Nous
sommes fermement opposés à l'extension du droit
de vote aux résidents non-européens.»
«Nous
voulons que la Wallonie prenne ses distances avec une politique
de connivence envers les immigrés qui a montré
ses limites.»
«Pour
ramener la sécurité dans nos villes et communes,
il faudra appliquer une politique de tolérance zéro.
Cela veut dire réagir contre chaque forme de criminalité,
vandalisme ou délabrement».
Le discours d’extrême
droite, teinté d’accents sarkozystes, ne permettra
néanmoins pas à ce nouveau mouvement politique
de se développer comme il l’espère. En effet,
les concurrents au sein de la droite nationaliste francophone
sont très nombreux. Au procahin scrutin, le mouvement
«Wallonie d’abord !» se retrouvera dans la
même catégorie que celle du mouvement Nation, par
exemple : dans la catégorie des perdants. Seul le label
«FN» est une garantie de succès électoral.
Manuel
ABRAMOWICZ

Le modèle du mouvement «Wallonie
d’abord !» est le mouvement «Alsace d'abord
!», une dissidence régionaliste du Front national
français. Comme le montrent ces deux affiches ©
Documents : RésistanceS – Obed 2008
|
© RésistanceS
– web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite
– www.resistances.be – info@resistances.be – Article
mis en ligne le 4 août 2008.
|
La
nouvelle enquête de RésistanceS sur les deux
FN belges - que nous vous proposons ici - est également sortie,
sous la forme d'un article, dans Le Journal du Mardi , notre
partenaire média, du mois d'août. Il sera en vente en
librairie jusqu'au lundi 1er septembre prochain.

POUR AGRANDIR : Cliquez sur l'image
© Journal du Mardi – août 2008 – RésistanceS.
Sur les Fronts nationaux,
lire sur RésistanceS
• Etat
des lieux de l'extrême droite francophone
• Direction
la prison pour le président du FN
• Le
« nouveau Front national » arrive au Parlement bruxellois
• Le
Pen invité par le nouveau FN à Bruxelles !
• Les
« Fronts » (FN-FNB) se réunifient
• Le
putsch anti-Féret a réussi
• Le
FN-Delacroix en voie de développement
• Daniel
Féret, un « gourou » en voie d'extinction
• Le
Front national coupé en deux
• L'extrême
droite n'est plus un danger ?
Consultez
les derniers dossiers et enquêtes de RésistanceS (service
gratuit)
•
L'antiterrorisme, version extrême
droite
• L'escroquerie
pseudo rebelle: L'extrême droite manipule « sa »
jeunesse
• Belgique
& Chrétienté : une association illégale
• Les
libéraux schaerbeekois liés à l'extrême
droite turque ?
• Création
d'un mouvement politico-ethno-identitaire panafricain à Bruxelles
• Actions
devant les tribunaux contre l'extrême droite
• Direction
la prison pour le président du FN
• Mai
68 : l'inhibition de l'extrême droite
L'extrême
droite en Flandre ?
Vous souhaitez plus d'informations sur le Vlaams
Belang et les organisations d'extrême droite flamandes, consultez
alors nos articles en français sur notre site, mais également
les sites et blog des antifascistes flamands :

Site avec des articles d'analyse et d'actualité sur l'extrême
droite en général, sur celle active en Flandre en particulier.
Blog actualisé quasi quotidiennement de l'Antifascistische
front (AFF), organisation militante active à Anvers et dans
d'autres villes flamandes depuis la fin des années 1970, animé
par le responsable de notre rédaction en Région flamande,
Wim Haelsterman.

Ce site n'est plus actualisé depuis la fin de l'année
2007, mais il est toujours en ligne. Vous y retrouverez une excellente
« banque d'informations détaillées » sur
l'extrême droite du Nord du pays. Avec en plus de superbes visuels
antifascistes. Pour tout comprendre sur l'histoire du mouvement nationaliste
d'ultra droite en Flandre, consultez donc Blokwatch.
Comité
de soutien de RésistanceS

Pour
bénéficier de nos services: que faire?
Soutenez vous aussi RésistanceS...
Média gratuit
proposé par l'Observatoire belge de l'extrême droite,
RésistanceS se réalise uniquement grâce à
l'apport financier de son équipe et de certains lecteurs qui
lui font des dons.
Vous lisez gratuitement les articles de RésistanceS !
Soutenez financièrement
ce service exceptionnel en versant un don sur son compte bancaire
:
n° 310-1618732-82
IBAN :
BE25 3101 6187 3282
Avec en communication
: « 04-08-2008 »
... et abonnez-vous gratuitement
à sa Newsletter !
Vous souhaitez recevoir
des informations sur l'Observatoire de l'extrême droite, le
journal RésistanceS et les réactualisations de son site
Internet :
=> Abonnez-vous (c'est en plus gratuit, mais cela n'empêche
pas de faire un don : revoir ci-dessus) à sa Newsletter : CLIQUEZ
ICI

Affiche de RésistanceS,
le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite
© asbl RésistanceS 2008
|