RésistanceS 11-02-2009

INFO EXCLUSIVE : condamné à la prison ferme et en fuite

RésistanceS.be et Paris Match ont retrouvé Vincent Reynouard !


En juin 2008, il avait été condamné, à Bruxelles, à un an de prison ferme pour négationnisme. Suite à une plainte du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, l'organisme fédéral en charge notamment de l'application de la loi antiraciste et antinégationnisme. Mais Vincent Reynouard avait pris la fuite et vivait en clandestinité. Recherché depuis par la police, ce négateur néonazi a été retrouvé par Paris-Match et RésistanceS.be, au cours d'une enquête commune de quelques jours seulement !


L'enquête exclusive de Paris-Match Belgique, avec RésistanceS.be, sur la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, le négationnisme et Vincent Reynouard paraîtra ce jeudi 12 février 2009. Paris-Match est en vente dans toutes les librairies du pays – Doc. Paris-Match Belgique. CLIQUEZ sur l'image pour l'agrandir.


Depuis plusieurs années, RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire de l'extrême droite, informe ses lecteurs des activités hors-la-loi de Vincent Reynouard. Ce néonazi de longue date militait, dans les années 1980-1990, dans les rangs du Parti nationaliste français et européen (PNFE), un groupuscule aujourd'hui dissout qui proclamait ouvertement sa fidélité à l'idéologie hitlérienne.
Vincent Reynouard se spécialisa ensuite dans la négation acharnée et obsessionnelle du génocide des Juifs commis durant la guerre 39-45. Multirécidiviste en France en matière d'infraction à la législation antinégationniste, il vivait depuis 1999 à Bruxelles avec sa famille nombreuse. De son repère bruxellois, il poursuivit sa croisade contre les Juifs avec le soutien de VHO, un groupuscule négationniste et néonazi flamand pionnier dans ce domaine. Reynouard se chargea de la mise en place de Vision historique objective, la branche francophone de VHO.
En plus de ses activités pour le compte de celle-ci, il initia avec Jean-Jacques Stormay, un néonazi français qui compte parmi ses meilleurs amis, le Mouvement de combat Saint-Michel. Le programme politique de ce mouvement se base sur un corpus «catholique, national-socialiste et révisionniste».

Reynouard retrouvé... chez lui !
Paris-Match Belgique (édition publiée en supplément hebdomadaire du quotidien La Libre Belgique) a mené une enquête avec RésistanceS.be pour retrouver la trace de Vincent Reynouard. Il était recherché par la police et la justice depuis sa condamnation avec Siegfried Verbeke, le fondateur de VHO, le 19 juin 2008 devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, à un an de prison ferme pour négationnisme.
Cette condamnation faisait suite à une plainte déposée par le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme. Absent à l'audience, le néonazi prit la fuite pour disparaître de la circulation. Il vivait depuis lors en clandestinité, avec l'aide d'un comité de soutien actif en France et en Belgique, notamment au sein du milieu néonazi et de la droite nationaliste catholique. Un des responsables de ce comité serait un journaliste de Rivarol. Dans ses colonnes, cet hebdomadaire français d'extrême droite a toujours soutenu le combat de Vincent Reynouard et des autres négationnistes. D'autres encore ont apporté leur appui officiel au «Comité de soutien de Vincent Reynouard».
C'est le cas de Robert Faurisson, le «leader» du négationnisme, de Jeune Nation, membre de l'Oeuvre français, un groupuscule national-catholique fasciste en bons termes avec Bruno Gollnisch, le numéro deux du Front national de Jean-Marie Le Pen, des «Intransigeants», qui se définissent comme étant un «groupe d'étudiants Catholiques pour la Tradition / Révolte contre le modernisme», du site Vox NR animé par Christian Bouchet, de la Confédération National socialiste installée en France et de son site «Aime & Sers», du site «Tout sauf Sarkozy» proche de la mouvance politique de l'humoriste pronégationniste Dieudonné, etc.


Le groupe français «Les Intransigeants», animé par des étudiants nationaux-catholiques, apporte un soutien officiel à Vincent Reynouard et à son comité de soutien – Doc. RésistanceS.be


Malgré ce soutien public organisé par des organisations bien connues, Vincent Reynouard restait officiellement introuvable. C'est à Bruxelles, à son dernier domicile, que l'enquête de Paris-Match et de RésistanceS.be a permis de retrouver Vincent Reynouard. Depuis sa condamnation, il vivait de planque en planque, trouvant refuge chez des amis et des «camarades de combat», mais il retournait régulièrement chez lui, pour voir sa famille et passer quelques jours avec elle. Chez lui ? Plus particulièrement, dans le fief d'une communauté religieuse catholique dissidente, le Sanctuaire Notre-Dame des sept douleurs, située chaussée de Vleurgat, près de l'avenue Louise. Un «sanctuaire» où il était hébergé depuis son exil en Belgique.

Il y a plusieurs années, Olivier Mathieu, un autre négationniste français en fuite en Belgique, avait déjà trouvé une protection auprès du Sanctuaire Notre-Dame des sept douleurs, dont le «gourou» était alors le propriétaire de trois librairies dans lesquelles se vendaient aussi des livres négationnistes. Comme par hasard…


Interview exclusive de Reynouard
A l'occasion de cette «traque» de Paris-Match et de RésistanceS.be pour retrouver Vincent Reynouard, traque qui n’a duré que quelques jours, une interview exclusive de celui-ci a pu être réalisée. Ses propos en attestent : il est resté un pur et dur. Se revendiquant du «national-socialisme», il dit aussi appartenir au courant catholique traditionaliste. Son épouse fréquente la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), dont Richard Williamson, un des évêques, a récemment fait la Une de l'actualité pour ses propos favorables à la négation du génocide des Juifs commis par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale (sur la FSSPX, voir notre dossier ).

Vincent Reynouard n'est pour sa part pas membre de la FSSPX, qu'il juge trop «modérée». Il dit appartenir au «courant sédévacantiste», que la Fraternité n’aime pas du tout, parce que nous ne reconnaissons pas Benoît XVI comme Pape. Néanmoins, le néonazi confirme que la FSSPX regroupe quelques partisans de la négation, en plus de Richard Williamson. Lors de son interview, il déclara que la Fraternité lefebvriste appartient à «la droite royaliste, ultraconservatrice, aux relents maurrassiens et pétainistes». Reynouard reconnaîtra aussi qu'il a été professeur pour une des écoles de cette «fraternité» intégriste. Ses enfants sont d'ailleurs scolarisés dans des établissements scolaires de la FSSPX.

Cette enquête et cette interview exclusive de Vincent Reynouard paraîtront ce jeudi 12 février dans Paris-Match Belgique.

Manuel Abramowicz


Vincent Reynouard est l'auteur de dizaines de brochures et livrets négationnistes, ouvertement «nationaux-socialistes» et à la gloire d'Adolf Hitler – Doc. RésistanceS.be


© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 11 février 2009.

 

 



Le négationniste Vincent Reynouard est aussi un adepte du néonazisme et du catholicisme intégriste.


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Affiche de RésistanceS, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite © asbl RésistanceS 2008