|
RésistanceS 19-01-2009 |
|
|
Réflexion pour l'action...
Alors,
il faut savoir...
Les premiers immigrés, catholiques, apolitiques ou militants révolutionnaires, les seconds, musulmans ou en rupture de religion, sont les derniers ! Mais après-demain, demain, déjà aujourd'hui, ils céderont leur place à d'autres, certainement Polonais, Russes ou Roumains. L'immigration est continuelle. Sa présence traduit son importance, pour nous, plus que pour eux. Les «premiers Belges», déjà, eurent pour origines des peuplades immigrées. L'évidence est là, n'en déplaise aux partisans «belgicanistes», d'un ancêtre commun aux Belges de la cuvée 1992. Les premiers «occupant» le territoire national : de pâles étrangers originaires des bords du lac Balaton (Hongrie actuelle), arrivés ici, certainement par le hasard d'une survie si nécessaire, en 5000 avant J.-C. (1). La Belgique est un agglomérat de populations différentes venues de tous les coins du continent. De là-bas, puis d'encore plus bas. Nous sommes, évidemment, tous des enfants d'immigrés. Et devant nous, par fatalité, le Roi et la Reine les premiers. Ce sont des «lois historiques» qui nous l'apprennent. Face à l'Histoire, les idéologies de rejet et de replis sur soi doivent être considérées comme irrationnelles. Les slogans pulso-hystériques et décadents, indignes d'une civilisation humaniste, du style «Notre Peuple d'abord», «Les Belges d'abord», sont illogiques, injustes, antidémocratiques et traduisent une pauvreté d'esprit de leur public. La Belgique est plurielle, multiple et donc belle. Notre pays est une arche, tel peut-être celle de Noé. Nous sommes tous sur le même bateau. Tous frères à la surface de l'eau. Mais pourtant... Sur le pont, des problèmes se font jour. Par l'apparition d'une crise économique, donnant naissance à diverses ruptures éthiques (morale, politique, idéologique...), et son maintien sur l'échiquier de l'évolution de la société, une recherche de pseudo-responsables désignés, dont les rôles seront ceux des boucs émissaires, est réalisée. Phénomène connu, nous le savons bien, et, néanmoins, partout, chaque fois en présence des crises, les rôles sont à nouveau distribués. Éternellement, des scénarios se ressemblent. «Remake» de mauvais goût. Feuilletons de très mauvaise qualité ou la fin peu mal se terminer. Mais le cours de l'histoire peu aussi s'organiser, avec de la bonne volonté. Voulons-nous une suite sympathique ? La démocratie radicale ou l'«apartheid planétaire», dont certains rêvent. Faisons vite notre choix, car... «I», c'est aussi comme «intégrisme», fruit de la misère et de l'indifférence des différences par une société déjà trop égoïste. Son réel développement (tant dans des pays arabo-musulmans qu'au sein d'une mouvance extrémiste présente en Europe) se fait jour. La «drogue spirituelle» (de la «poudre aux yeux») proposée par les intégristes est efficace sur des populations déracinées, sans références ni assurances. Le levier de l'intégrisme est exactement le même que celui du fascisme-racisme, du populisme xénophobe. Mêmes sources, mêmes adeptes et identique logique, dans un décor pathétique : celle de la forteresse assiégée. Ici, pour les racistes d'un bloc et d'un front, par les «pourris» (les politiciens) et leurs «amis» (les étrangers). Là, pour les néo-intégristes, l'«Occident-argent et décadent». Une entité occidentale, dont le rapport avec les pays du tiers monde est catastrophique, souvent par une décolonlisation mal gérée, mal gobée. Les fruits sont désormais à récolter. On s'en mord les doigts, aujourd'hui ! Mais les fruits sont-ils déjà pourris ? C'est à voir... Le racisme et l'intégrisme, voilà les ennemis de la démocratie et de l'intégration des populations appelées à demeurer chez nous. Ces dangers, telles des maladies infectieuses. croissent chez des milliers d'Européens, comme chez des milliers d'enfants d'immigrés. Telles des maladies, leurs causes doivent être soignées, au plus vite. Avant qu'il ne soit trop tard. Barrons la route à l'intolérance, aux néofascismes, aux néoracismes, aux intégrismes, aux exclusions et à tous leurs agents publicitaires : les scandales politico-financiers, le système crypto-bureaucratique, la langue de bois, la paupérisation des centres urbains, la mutation incomprise de ces derniers, la délinquance juvénile des bandes terrorisant certains quartiers immigrés - donnant une image ultranégative et tronquée des Maghrébins de Belgique -, et tant d'autres problèmes. Nous devons répondre «mots pour maux» aux préjugés et aux insultes. Réagir, faire réagir. Revendiquer une société plus juste. Avant que... Manuel Abramowicz (1) Lire à ce sujet l'ouvrage pluriel sous la direction d'Anne Morelli : «Histoire des étrangers et de l'immigration en Belgique de la préhistoire à nos jours» , Ed. EVO Histoire, 1992.
© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – La première publication de ce texte a été faite sous forme de «carte blanche» (opinions) dans le quotidien Le Soir, le 28 août 1992. Republié sur RésistanceS.be le 19 janvier 2008.
|
Lire aussi sur RésistanceS.be • Résistances
arabes au négationnisme et à l'antisémitisme
Depuis le mois d'août 2008 et jusqu'au élections de juin 2009, RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire de l'extrême droite, anime une campagne d'information pédagogique en direction des électeurs d'extrême droite. ? Pour plus d'information et la soutenir CLIQUEZ ICI
Comité
de soutien de RésistanceS
n° 310-1618732-82 ... et abonnez-vous gratuitement à sa Newsletter ! Vous souhaitez recevoir
des informations sur l'Observatoire de l'extrême droite, le
journal RésistanceS et les réactualisations de son site
Internet :
|