| Israël
: l'extrême droite revenue en force au pouvoir ! La coalition qu'Ariel Sharon vient de mettre sur pied ne laisse entrevoir aucune perspective de solution à la crise du Proche-Orient. En effet, la caractéristique principale de la nouvelle équipe gouvernementale n'est pas l'accession au pouvoir du parti opportuniste Shinouï, mais le maintien de ministres du Parti national religieux (PNR), porte-voix des colons juifs implantés dans les territoires occupés, et de l'Union nationale, dont plusieurs dirigeants proposent ouvertement le transfert des Palestiniens hors des territoires occupés. Dans ces conditions, il n'y a - hélas - aucune raison que la situation catastrophique qui a prévalu au cours de la législature précédente ne se maintienne. Elle pourrait même s'aggraver dans la mesure où les partisans du transfert seraient tentés d'entamer l'exécution de leur plan à l'abri de l'écran de fumée qu'une intervention militaire américaine en Irak ne manquerait pas de créer dans la région. En tout état de cause, il est révélateur qu'Ariel Sharon, lors de ses négociations avec le président du parti travailliste, Amram Mitzna, a refusé non seulement de fixer un calendrier pour l'établissement d'un Etat palestinien mais aussi d'adopter le principe d'un démantèlement des colonies juives, même les plus isolées. Quelle crédibilité peut-on accorder aux déclarations qu'Ariel Sharon se sent de temps à autre obligé de faire à propos de l'instauration d'un Etat palestinien lorsque le portefeuille du logement et de la construction est attribué à Effi Eytam, président du PNR ? Une fonction de première importance pour cet avocat résolu de l'accroissement du nombre d'implantations juives dans les territoires occupés et, de surcroît, adepte du transfert. Il y a trois ans, la Belgique s'était indignée de l'arrivée au pouvoir en Autriche du parti de Jörg Haider et, plus tard, notre ministre des Affaires étrangères avait mis en garde contre les conséquences que pourrait avoir la participation au gouvernement italien des racistes de la Ligue du Nord... C'est la raison pour laquelle, lors de la mise sur pied du premier gouvernement Sharon, l'UPJB soulignait qu'il n'y a pas une extrême droite plus respectable qu'une autre. Ce message, les responsables belges et européens se doivent, plus que jamais, de le faire comprendre à Israël, pays avec lequel l'Union européenne entretient des relations économiques et douanières privilégiées. Il y va de leur crédibilité. Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) UPJB Courriel : upjb@swing.be |
Sommaire du dossier Dérive sectaire dans la Communauté juive. Radio Judaïca et "Désinfo Café" calomnient. Communiqué du CCLJ.
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