
Scientologie 12 brochures pour convertir
La secte de Scientologie a de
l’argent, et de la suite dans les idées. Aussi,
après s’être rapprochée du Parlement
européen, entreprend-elle maintenant de diffuser ses
brochures de propagande dans les différentes instances
parlementaires. Avec un objectif unique : faire passer l’idée
que la Scientologie est indispensable au bien-être de
l’humanité.
RésistanceS a donc résolu
de se pencher sur ces douze brochures, distribuées à
raison de une par mois pendant toute l’année 2004.
Pour démasquer le discours sectaire sous ses habits de
vertu.
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Le juteux
commerce du bénévolat
scientologue
Si pour vous, le mot «
scientologie » évoque
avant tout une secte immensément
riche et extrêmement puissante,
dont le succès repose essentiellement
sur sa capacité à gruger
ceux de nos concitoyens qui ont le
portefeuille bien rebondi, vous n’y
êtes pas du tout. La Scientologie,
en effet, est en réalité
une authentique institution de bienfaisance,
dont les « ministres volontaires
» sillonnent inlassablement
le monde, dégoulinants de dévouement
et de compassion. C’est en tout
cas ce que la quatrième brochure
publiée cette année
par l’Eglise de Scientologie
s’attache à démontrer.
Le monde va mal. Insécurité,
intolérance religieuse, racisme,
corruption, délinquance, chômage,
pauvreté… C’est sur
cette énumération peu
réjouissante que s’ouvre
la quatrième des douze brochures
de présentation par elle-même
de la Scientologie. Une énumération
immédiatement suivie d’un
constat : tout ça coûte
cher, très cher même à
la collectivité. Heureusement,
la Scientologie possède le remède
à ces fléaux, produits
d’une société «
soi-disant moderne ». Cette solution,
c’est le ministre volontaire de
Scientologie.
Perpétuellement en alerte, ces
hommes et ses femmes vêtus de
jaune tendent une main secourable aux
personnes en difficulté, «que
ce soit au niveau personnel, familial,
professionnel, au niveau d’un
gouvernement ou lors de catastrophes
naturelles». On respire évidemment
mieux à l’idée que
si d’aventure Guy Verhofstadt
rencontrait un problème dans
la gestion des tensions liées
aux projets de scission de l’arrondissement
électoral de Bruxelles–Hal–Vilvoorde,
il rencontrerait l’aide compétente,
efficace et désintéressée
d’un ministre volontaire de la
Scientologie qui n’attendait que
l’occasion de mettre en pratique
son «programme caritatif»,
riche en «techniques d’assistance
de base de Scientologie»
que Ron Hubbard, fondateur de la secte,
a mis sur pied au milieu des années
1970.
Bien que ces technique puissent être
appliquées par tous, il s’avère
impossible, à la lecture de la
brochure, de se faire une idée
un tant soit peu précise de ce
que sont ces miraculeuses techniques
qui, si elles avaient bénéficié
d’une écoute plus attentive,
auraient certainement évité
à l’humanité Tchernobyl,
le Sida, le génocide rwandais,
les attentats du 11 septembre et l’affaire
Dutroux. Tout au plus saura-t-on qu’il
s’agit de «conseils
spirituels simples», de «méthodes
spécifiques» et autres
recettes de grand-père Ron reposant
sur le fait que «les ministres
volontaires connaissent la loi naturelle
et fondamentale qui gouverne les relations
humaines et qui explique pourquoi il
est souvent si difficile de démêler
et de résoudre des conflits entre
les personnes». Les esprits
avertis reconnaîtront là
le spectre de l’ « hostile
caché » (voir
notre article à ce sujet)
cher aux Scientologues, une drôle
de bête plus communément
appelée «tête de
Turc» ou «bouc émissaire»
– mais ça fait moins scientifique…
Soit. À la rédaction de
RésistanceS,
nous sommes évidemment ravis
d’apprendre que le monde, loin
d’être cette jungle qu’on
nous présente parfois, regorge
de milliers de bonnes âmes qui
ne demandent qu’à se dévouer
corps et âme, et bénévolement
qui plus est, pour la collectivité
en péril.
Pourquoi, cependant, consacrer tant
de luxueuses pages à la reproduction
de témoignages de gens qui se
répandent en louanges et remerciements
émus envers les ministres volontaires
de la Scientologie, sans dire un mot
de la manière dont ces derniers
soulagent les souffrances ? Pourquoi,
puisque l’Eglise de Scientologie
est si désintéressée,
ne consacre-t-elle pas son argent à
publier directement des manuels gratuits
d’assistance aux personnes en
détresse, sans oublier la révélation
urbi et orbi du mystère
qu’est cette « loi naturelle
et fondamentale », clé
– à l’en croire –
des relations humaines ?
La Scientologie voudrait nous attirer
dans les filets de son lucratif «
bénévolat » qu’elle
n’agirait pas autrement. Qu’on
s’engage dans le bénévolat
scientologue ou qu’on recoure
aux services de celui-ci, la secte en
est l’immédiate et exclusive
bénéficiaire. Derrière
le verni caritatif se cache en réalité
une redoutable entreprise commerciale.
Mais quoi ? Le jaune n’est-il
pas, entre autre choses, couleur de
duplicité et de trahison ?
Nadia GEERTS
© RésistanceS – Bruxelles
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Quatre jeunes skinheads
originaires de la région d’Anvers doivent répondre
de leur agression raciste devant le tribunal correctionnel de
Courtrai. L’affaire est reportée au 6 octobre.
A suivre ...
Quatre jeunes originaires de Deurne, Berchem, Borgerhout et
Lierre ont attaqué, dans la nuit du 7 au 8 août
à Courtrai, un Sri Lankais. Le quatuor appartient à
un groupe de treize skinheads qui avait organisé une
fête dans la Doornikesteenweg, à Courtrai, la nuit
de l’agression. La victime, âgée de 30 ans,
a eu la malchance de passer à vélo par là
et de croiser leur route. Sa couleur de peau n’a pas plu
aux quatre skinheads qui l’ont d’abord insultée,
puis agressée. Agés de 19 ou 20 ans, ils auraient
continué à chanter des chants allemands racistes
durant leur transfert à la prison. Le Centre pour l’égalité
des chances et la lutte contre le racisme s’est constituée
partie civile dans cette affaire et réclame 1000 euros
à titre de dommage moral, tandis que la victime demande
près de 2600 euros d’indemnisation. Le procès
s’est ouvert le mercredi 1er septembre devant le tribunal
correctionnel de Courtrai, mais deux des prévenus n’ayant
pas d’avocat, il a été reporté au
6 octobre. Dans le cadre de la procédure accélérée,
les quatres jeunes skinheads risquent une condamnation pour
coups et blessures volontaires, infraction à la loi contre
le racisme et possession d’une arme prohibée. (KC)
Scientologie
Selon le journal flamand « De tijd »
paru le 13 septembre, l’influence de la scientologie auprès
du monde des affaires serait en nette croissance. Une quinzaine
d’entreprises seraient infiltrées par le réseau
de la scientologie. (DL)
Procès FN / Féret
/ Tonnelier
La prochaine audience du procès qui
se tient devant la 11ème Chambre correctionnelle de
Bruxelles est prévue pour le 20 décembre. En
cause : une nouvelle manœuvre dilatoire qui voit les
prévenus se pourvoir en cassation dans le cadre de
débats secondaires. Cela ne manque cependant pas de
freiner la justice et de reporter le verdict de la cour. Rappelons
que le Procureur du Roi a requis deux ans de prison ferme
pour Féret, un an avec sursis, éventuellement
conditionné de travaux d’intérêt
général, pour Georges-Pierre Tonnelier, et la
dissolution du Front National.(DL)
Réponse de Georges-Pierre
Tonnelier à ce qui précède:
"Vous mentionnez que, dans le dossier du procès
intenté au FN, les prévenus (c'est
à dire Daniel Féret, président du FN,
l'asbl Front National en tant que personne morale, ainsi que
moi-même) se sont pourvus en cassation contre l'arrêt
de la Cour d'appel du 17 août 2004, effectuant ainsi
une nouvelle manoeuvre dilatoire. C'est inexact. Seule l'asbl
Front National s'est pourvue en cassation, Daniel Féret
faisant défaut et moi-même ayant choisi de ne
pas me joindre à ce pourvoi."
Que deviendra la dotation
publique du FN s’il est dissout ?
La législation sur la dotation publique
allouée aux partis politiques représentés
au parlement fédéral prévoit qu’une
asbl soit constituée pour gérer le financement
du parti. Le FN dispose ainsi depuis le 15 juin 2003 d’une
asbl dénommée AFFN (Association de Financement
du Front National). Cette asbl a été habilitée
à recevoir les dotations publiques depuis l’arrêté
royal du 9 novembre 2003, ce qui représente près
de 600.000 Euros par an.
En prenant l’hypothèse que le Front National
soit dissout, les élus resteront députés
et sénateurs, même indépendants de manière
transitoire, ce qui permettra tôt ou tard à une
nouvelle asbl constituée par ces élus de revendiquer
les dotations annuelles durant la législature.
Pour rester dans l’esprit de la loi sur le financement
des partis politiques et rendre une dissolution judiciaire
exécutoire et pragmatique, la législation ne
devrait-elle pas préciser que la dotation est allouée
aux partis qui se sont présentés devant le suffrage
des électeurs ?
En effet, le calcul de la dotation publique se fonde sur le
nombre de voix que le parti a recueilli aux élections.
Si le Front National, dissout, devient le Front Nounours,
en aucune manière cette dernière formation ne
devrait recevoir de l’argent public étant donné
qu’elle n’a fait l’objet d’aucun suffrage.
Pour l’heure, l’ambiguïté permettra
aux élus de se revendiquer du Front Nounours et de
réclamer la dotation publique.
Par ailleurs, puisque l’asbl satellite du Front National,
l’AFFN, n’est pas visée par le réquisitoire
du Procureur du Roi, il s’agira d’une part d’extraire
cette asbl de la liste des institutions habilitées
à percevoir et gérer les dotations publiques
et d’autre part de geler le compte avant qu’une
assemblée générale ne décide de
dissoudre l’asbl et de détourner l’argent
public.
Les statuts
de l’asbl prévoient en effet qu’en
cas de dissolution, l’actif net sera attribué
à tout autre mouvement, groupement ou association dont
l’assemblée générale jugera qu’il
poursuit les objectifs se rattachant aux mêmes valeurs.
Le législateur a jusqu’à l’audience
du tribunal correctionnel du 20 décembre pour se préparer
(DL)
La poste DOIT diffuser
les tracts racistes durant la campagne
La poste ne peut diffuser des tracts racistes.
Si elle a un doute, l’avis du Centre pour l’égalité
des chances est requis. Le Centre a alors 48 heures pour s’exprimer.
Le Conseil d’Etat vient cependant de confirmer un arrêt
en suspension intervenu en mars 2003 : durant la campagne,
soit 40 jours avant les élections, La Poste est tenue
de distribuer tout tract électoral venant de tout parti,
sans procéder à la moindre interprétation.
(DL)
Frontnational.be suspendu
: nouvelles bisbrouilles
On se souviendra de la bévue du dernier
webmaster de frontnational.be, Olivier Dierick, lorsque le
carnet d’adresses d’un mailing fut divulgué
(voir notre RIN
n°110 du 22 décembre 2003). Le responsable
nous avait adressé un mail incendiaire dans lequel
il reconnaissait que son Président, Daniel Féret,
s’était tout simplement désabonné
de la mailing list de son propre parti.
L’affaire ne semble pas en être resté là.
Le site Internet du Front National est rendu inaccessible
par la société en charge de publier le contenu,
dont le directeur n’est autre qu’Olivier Dierick.
Dans un communiqué publié en lieu et place de
la page d’accueil, Olivier Dierick (qui signait ses
mails en tant que secrétaire général
du FNJ) se plaint que son « client » n’ait
pas rempli ses « obligations ». Ambiance ! (DL)
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