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« Clan Féret
» : radioscopie
Les derniers serviteurs du « président-fondateur
»
Ils ne sont qu’une petite poignée. Souvent remplacés
par de nouvelles recrues plus dociles. Les membres de la garde rapprochée
de Daniel Féret lui sont totalement soumis. Mais de plus en
plus rares. Portraits des derniers « hommes du président
».

Daniel Féret (4e en partant de droite)
avec la plupart des dirigeants frontistes. Depuis, nombre d’entre
eux ont déjà rejoint la nouvelle rébellion anti-féretiste.
Pour que son « système » de gestion du FN fonctionne
correctement, le président frontiste Daniel Féret s'est
toujours entouré de seconds couteaux, de lieutenants ou d'hommes
de main. Leur rôle est de protéger leur chef afin qu'il
conserve les rênes du pouvoir et leur garantisse, par retour
d’ascenseur, une protection. Leur avantage : siéger à
la direction du FN et se voir attribuer une bonne place sur les listes
électorales, leur permettant de se faire élire.
Les fidèles serviteurs de Féret,
dans l'histoire du FN, ont été légion, tout en
n’étant jamais plus qu'une petite poignée d'individus
en quête de reconnaissance qui se sont succédé..
Daniel Féret a l'habitude de les choisir en fonction de leur
profil identique: soumission, manque d’initiative, homme à
tout faire, nanisme politique... Cependant, une fois qu’ils
ont été suffisamment utilisés ou dès que
leur fidélité est remise en cause, les « hommes
du président » peuvent être jetés comme
de vulgaires mouchoirs en papier. Inventaire des derniers fidèles.
Audrey Rorive : la fidèle
compagne
Elle
est arrivée au FN dans les années 90 en tant que nouvelle
compagne du chef. Après bien d’autres. Plus ambitieuse
et stratège que ces dernières, elle va devenir incontournable
dans le parti d’extrême droite fondé en 1985 par
Daniel Féret. Audrey Rorive a du caractère et sait dominer
les « hommes du président » qui lui font de l’ombre.
« Touche pas à Daniel ! » pourrait être sa
devise. Quant à sa ligne politique, elle se résume aux
slogans simplistes du Front national. Contrairement
à d’autres frontistes, sa formation politique est totalement
nulle, comme le constatent ses collègues du Parlement régional
bruxellois. Elle y fut élue en 1999 et à nouveau lors
des dernières élections régionales en 2003. Aujourd’hui,
Audrey Rorive est directement visée par différents dossiers
judiciaires ouverts à l’encontre du président
frontiste.
Guy Hance : l'homme de confiance
du président Trésorier
du parti, il est conseiller communal FN à Molenbeek-Saint-Jean
depuis les élections de 2000 et fut député au
Parlement de la Région de Bruxelles-capitale (1999-2003). Le
bilan parlementaire de Guy Hance est identique à celui de beaucoup
d’élus frontistes : catastrophique pour la cause du FN,
puisqu’il a brillé par son incapacité politique.
Sa seule caractéristique positive pour Féret : sa fidélité
indéfectible (jusqu’à présent). La
compagne de Hance, Christine Van Nieuwenhoven, est pour sa part toujours
députée régionale bruxelloise frontiste. Comme
Rorive, Hance est également dans la ligne de mire de la justice,
qui s’intéresse au « système Féret
». Selon le site Internet Wikipédia, ce bras droit de
Féret « a fait, dans le passé, l'objet d'une condamnation
pénale pour malversations ».
Patrick Cocriamont : la preuve de
la face nauséabonde du FN
Il s’engage en politique
très jeune. Au début des années 70, il est membre
des Jeunesses belges - Belgische jeugd (JBJ), une organisation d’ultradroite
belgicaine et monarchiste agissant dans la mouvance de l’ex-ministre
social-chrétien Paul Vanden Boeynants. Il passe ensuite dans
les rangs du Front de la Jeunesse (FJ), une organisation néofasciste
connue pour ses actions violentes (voir l'encadré ci-dessous).
Après la condamnation du « noyau dur » du FJ pour
constitution de milice privée, une bonne partie de ce dernier
met sur pied le Parti des forces nouvelles (PFN). A sa direction,
on retrouve Patrick Cocriamont et son comparse Daniel Leskens (voir
portrait suivant). Le PFN deviendra le fer de lance du combat négationniste
pour réhabiliter la dictature hitlérienne. Son parrain
politique fut Léon Degrelle, l'un des plus importants collaborateurs
belges de l'occupant nazi durant la Guerre 39-45. Après l'autodissolution,
en 1991, des « forces nouvelles », Patrick Cocriamont
et Daniel Leskens passent au Front national. Chefs de la section frontiste
d'Anderlecht, en octobre 1994, ils sont élus conseillers communaux
dans cette commune populaire bruxelloise. Dix ans plus tard, en remplacement
de Daniel Féret, Patrick Cocriamont entre au Parlement comme
député fédéral et choisit Daniel Leskens
comme assistant parlementaire. Pour les élections communales
du 8 octobre prochain, c’est Patrick Cocriamont qui conduira
la liste FN à Charleroi, l’Eldorado électoral
pour l’extrême droite.
Le 20 juin dernier, sur les antennes
de la VRT (la télévision publique flamande), dans un
reportage sur l’extrême droite francophone, le député
frontiste déclarait que le but du FN serait de « nettoyer
Charleroi. Hygiéniquement et politiquement (…). Car Charleroi
ce n’est pas seulement la ville de la corruption (…),
c’est le trou du cul du monde ! ». Autre extrait du discours
très intellectuel de Cocriamont : « Notre programme,
c’est d’abord la préférence nationale (…).
Il faut donner la préférence aux Blancs, aux Européens,
pour l’accès au logement, à la profession (…),
aider les immigrés à retourner chez eux… ».
Terminons le portrait de ce triste
sire par une question simple : à quoi sert Patrick Cocriamont
? Réponse : il sert à démontrer par A+B que le
FN reste un repère de fanatiques partisans de l’apartheid,
de racistes obsessionnels, de néonazis orphelins d’un
néo-NSDAP et d’autres intégristes d’un monde
immonde…
Voir aussi notre encadré:
Daniel Leskens : l'homme du passé
révolu 
Daniel Leskens (à droite sur la photo)
à l’époque où il était membre du
bureau politique du Parti des forces nouvelles (PFN), un groupuscule
néonazi, antisémite et négationniste.
Il est l’assistant parlementaire
de Patrick Cocriamont, son vieux pote de toujours. C’est deux-là
se connaissent depuis l'époque du Front de la jeunesse. Cocriamont
y était considéré comme un « brave type
», un peu limité intellectuellement, comme le rappelle
un ancien de ce « Front ». Leskens, lui, y jouait les
intellectuels et devint bien vite le mentor de Cocriamont, voire son
« nègre » (celui qui écrit ses textes),
selon certains ex-militants du FJ. Après la condamnation des
principaux dirigeants de cette organisation de jeunesse pour constitution
de milice privée, Daniel Leskens participe à la mise
en place du Parti des forces nouvelles (PFN). Il siège au bureau
politique de ce parti groupusculaire néonazi (revoir notre
encadré ci-dessus). Après l'autodissolution du PFN,
en 1991, Daniel Leskens passe au Front national. Proche collaborateur
de Daniel Féret, il est bombardé responsable de la section
FN d'Anderlecht. Lors des élections communales de 1994, avec
six autres frontistes (dont son compagnon politique, Patrick Cocriamont),
l'ex-dirigeant du PFN est élu au conseil communal de cette
commune bruxelloise.
Auteur de plusieurs écrits
qu'il affirme être doctrinaux, Daniel Leskens se prenait déjà
à l'époque du FJ pour un idéologue. Ce qui faisait
beaucoup rire les théoriciens de la « Nouvelle Droite
» intellectuelle de l’époque, comme Robert Steuckers
par exemple. Spécialiste de la réutilisation depuis
près de trente ans de ses mêmes écrits (d'abord
pour le Front de la jeunesse, puis pour le PFN et finalement pour
le Front national), Leskens a surtout publié des poèmes
dans la revue ultra confidentielle « Altaïr » (aujourd'hui
proche des intégristes nationaux-chrétiens de la Fraternité
Saint-Pie X), à côté de ceux de ses compagnons
nostalgiques de l’Europe nazie. Rien d’étonnant
à cela, le Leskens en question est depuis toujours un fanatique
d'une ère révolue.
Obstiné, Leskens a toujours
poursuivi sa croisade en l'honneur des combattants nationalistes de
jadis, comme l'avait montré un reportage exclusif de la RTBF
(télévision publique belge francophone), diffusé
au journal télévisé au lendemain des élections
communales de 1994. A l'époque, ce reportage avait scandalisé
l’opinion publique. On y voyait Daniel Leskens uriner sur des
tombes juives, en marge d'une rencontre internationale d’anciens
SS et de néonazis européens dans une ville allemande,
rencontre à laquelle avait participé ce dirigeant frontiste.
Obligé de se mettre en retrait suite à la diffusion
de ses images nauséabondes, Daniel Leskens démissionnera,
sous la pression de Patrick Sessler (alors bras-droit de Daniel Féret),
de son poste de conseiller communal à Anderlecht, mais réapparaîtra
néanmoins très rapidement à la direction du FN
féretiste.
A l’heure actuelle, il est
toujours l’un des principaux rédacteurs du « National
», le mensuel du parti, et s’occupe toujours des destinées
de la fantomatique association des Amis de Drieu La Rochelle. Drieu
La Rochelle ? L’un des plus illustres écrivains français
pronazis durant la Deuxième Guerre mondiale… Et comme
par hasard toujours, Daniel Leskens collabore à « Réfléchir
& Agir » (1). Cette publication confidentielle néonazie
française continue à soutenir le négateur-menteur
Olivier Mathieu, jadis protégé en Belgique par le PFN,
le parti d'origine de Leskens.
Ce pur et dur fanatique et nostalgique
d’un monde désormais éteint fait toujours partie
du « clan Féret ». Mais ceux qui s’y attaquent
en interne et préparent la relève au féretisme,
ne laisseront aucune chance à Leskens et à son «
Kamerad » Patrick Cocriamont de continuer à profiter
du « système frontiste », façon Daniel Féret.
Quand ce dernier chutera pour de bon, ces deux plus dociles serviteurs
disparaîtront eux aussi, sans doute, de la « grande »
scène politique. L’extrême droite a l’habitude
des « nuits des longs couteaux » (2).
Voir aussi notre encadré:
Charles Petitjean : le notable
libéral, opportuniste et frontiste
Fils de résistants, l’ex-dirigeant du PRL Charles Petitjean
a rejoint un parti rassemblant aussi des néonazis. Sur cette
page extraite du journal frontiste « Le National », du
mois de février 2006, figurent deux publicités, l’une
pour la revue belge « Altaïr », l’autre pour
l’hebdomadaire français « Rivarol ». Deux
publications nostalgique de l’occupation nazie…Il
vient des rangs libéraux, plus précisément du
Parti réformateur libéral de Jean Gol (le PRL). Petitjean
est l'exemple type de l'homme politique du passé. De ceux qui
ont refusé le tournant des années 90 quand leur parti
d'origine s'est adapté aux années 2000. Charles Petitjean
est l'un de ces transfuges qui passa d'une formation « traditionnelle
» (le PRL pour lui, le PSC pour d'autres) au Front national.
Partageant une partie du « corpus doctrinal » du FN, son
adhésion à ce dernier est de nature opportuniste, pour
continuer à exister politiquement !
Il fut le plus jeune bourgmestre
de Belgique, à Pont-à-Celles (petite commune rurale
voisine de Charleroi). Dans les années 70, il est le porte-parole
du Parti de la liberté et du progrès (PLP), puis du
PRL qui lui succédera. Tour à tour député
fédéral et sénateur, Charles Petitjean va siéger
pendant plus de trente ans au bureau politique du PRL. Candidat en
2000 à sa vice-présidence, il va obtenir 32 % des suffrages
libéraux. Bientôt atteint par la limite d'âge,
selon les statuts du PRL qui se transforme en Mouvement réformateur
(MR), la carrière politique de Charles Petitjean touche à
sa fin. Il faut faire la place au plus jeunes. Au MR, il n'y en aura
donc plus pour ce vieux dirigeant libéral.
En novembre 2002, Petitjean claque
la porte du PRL-MR et met sur pied une formation dissidente qui prend
le nom de Défi libéral (DL). Elle revendique un millier
de membres cotisants. Aux élections législatives de
2003, DL – officiellement faute de temps, de moyens financiers
et logistiques - ne déposera qu'une liste électorale,
dans le Hainaut, avec Charles Petitjean comme tête de liste.
Son résultat est dérisoire 0,14 %. DL ne survivra pas
à son échec électoral et disparaîtra de
la circulation. Son président-fondateur rejoindra alors le
Front national de Daniel Féret ; provenant également,
comme lui, des rangs libéraux. Lors des élections régionales
de 2004, Charles Petitjean est élu député au
Parlement wallon. Il est membre de la direction frontiste. Malgré
des parents résistants durant l'occupation allemande de notre
pays, il se caractérise par sa collaboration politique avec
d'autres responsables du FN, connus quant à eux pour leur filiation
néonazie. Petitjean n'en est plus à une contradiction
près.
Depuis son adhésion au parti
d'extrême droite, l’ex-notable libéral est resté
un indéfectible fidèle de Daniel Féret, à
qui il doit la poursuite de sa carrière politique. Néanmoins,
prochainement, Charles Petitjean pourrait lui aussi faire défection.
Travaillé par les « réformateurs » du Front,
il commencerait en effet à douter de plus en plus de l’honnêteté
politique de son ami Féret. Si l'ex-dirigeant PRL passe dans
le clan adverse, le président du FN perdrait un allié
de taille. Un pion qui lui garantissait jusqu’ici une certaine
honorabilité.
Eduard Verlinden : le «
Kamerad » flamand
C'est
l'allié flamand du Front national de Daniel Féret. Eduard
Verlinden est le président-fondateur du Nieuwe Partij - Fervent
nationaal (NP-FN). Ce parti groupusculaire apparu en 2003 est issu
d'une scission du Liberaal appel, une formation mort-née qui
regroupa des dissidents du VLD, le parti libéral flamand. Le
fief du NP-FN se situe à Anvers. Sous le sigle raccourci de
« FN » (Fervent nationaal), aux élections régionales
de 2004, il n’est présent que dans deux circonscriptions
électorales, celle du Brabant flamand et celle d'Anvers. Les
scores obtenus sont ridicules : dans la première 0,75 %, dans
la seconde 0,22 %.
Concurrençant le Vlaams
Blok/Belang (VB) sur son terrain, le NP-FN propose un programme très
semblable à celui du Front national belge (à base poujadiste,
xénophobe, nationaliste belge unitaire) et réutilise
en Flandre la flamme tricolore belgo-frontiste. Présent avec
ses maigres troupes à la plupart des activités du FN
(fête du vingtième anniversaire du parti, audiences des
procès impliquant Féret...), le NP-FN reste totalement
marginalisé. Les liens politiques et d'amitié entre
Eduard Verlinden et Daniel Féret sont par contre très
profonds. Le président du FN belge sait qu'il peut compter
sur le soutien de Verlinden.
Sous ses airs de bon père
de famille, Eduard Verlinden est par ailleurs connu pour ses discours
empreints d'accents radicaux. A l'époque où il avait
voulu rejoindre le Vlaams Blok/Belang (avant de fonder le NP-FN),
ce dernier aurait refusé son adhésion. Motif ? Le passé
« politiquement incorrect » d'Eduard Verlinden ! Depuis,
la haine du « patron » du NP-FN est tenace à l'encontre
du VB. Le 1er février dernier, il s'est par exemple virulemment
attaqué à Filip De Man, responsable bruxellois du Vlaams
Blok/Belang et orateur au premier dîner-débat organisé
par le Cercle Droite et Modernité, la tendance anti-Féret
du Front national. Eduard Verlinden y était venu, sans doute
en service commandé pour son ami Féret, pour apporter
la controverse et lister les frontistes présents à ce
rassemblement. L'incident provoqua la sortie, manu militari, d'Eduard
Verlinden de la salle.
Manuel ABRAMOWICZ
(1) Daniel Leskens a publié dans « Réfléchir
& Agir », daté de cet été 2006, un
article sur la situation des « identitaires » en Belgique.
Son titre : « Querelles identitaires au milieu des ruines »
. Pour sa part, RésistanceS.be avait consacré un article
à cette revue néonazie : Portrait d’une revue
néofasciste pure et dure française - Les liens belges
de « Réfléchir & Agir » (15/15/2005)
(2) En juin 1934, la SS, l’élite du parti nazi d’Adolf
Hitler, fut chargée de liquider la direction des Sections d’assaut
(SA), formant les premières troupes para-militaires du NSDAP.
Les SA souhaitaient en effet poursuivre la « révolution
nationale-socialiste », notamment contre le patronat allemand,
dont la majorité s’était pourtant rangée
dans le camp des hitlériens. Considérés comme
des rivaux et un danger pour le nouveau pouvoir, les principaux dirigeants
des SA furent assassinés en une nuit par la SS. Cet événement
important de l’histoire du nazisme est connu sous l’expression
de la « Nuit des longs couteaux ». Depuis, cette expression
est utilisée pour désigner les règlements de
compte apparaissant dans l’extrême droite.
© RésistanceS – Belgique
– Bruxelles – www.resistances.be – e-mail : info@resistances.be
–9 août 2006
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Sommaire de notre
dossier
Féret : exit !
La fin du « féretisme » ?
Un dossier de RésistanceS
coordonné par Manuel ABRAMOWICZ
- La fin du
« féretisme » ?
- Les derniers
serviteurs du « président-fondateur » (Cocriamont,
Leskens, Hance, Rorive, Petitjean, Verlinden)
- Qui va remplacer
Daniel Féret ?
- Document
: nouvelles accusations de cadres du FN contre Féret
- Document
: « Bande des quatre » et Féret : kif-kif ?
Toujours en ligne
sur
RésistanceS.be
Pour comprendre l'histoire du FN belge (fondé
en 1985) et les problèmes actuels de son « président-fondateur
» Daniel Féret, il est également utile de consulter
les articles de RésistanceS suivants :
- Portrait politique
de Daniel Féret
- Le président
du FN condamné pour racisme
- Le cercle Droite
et Modernité, le Front national de demain ?
- La chute de
la maison Féret ?
- Daniel Féret
et « son FN » : une espèce en voie de disparition
?
- Une rébellion
antinazie au FN ?
- Un néonazi
du FN désigné député ?
- Plus de trente-trois
dissidences au FN depuis sa création
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