| Enquête – RésistanceS Un néonazi du FN désigné député ?
Suite à un jeu de chaise musicale, un candidat suppléant du Front national pourrait devenir député régional bruxellois ou même député fédéral, après les élections du 13 juin 2004. Son nom : Patrick Cocriamont, un « vieux » militant du milieu d’extrême droite en général, néonazi en particulier. Explication de cette hypothèse. Lors des élections du 13 juin prochain, dans la Région de Bruxelles-capitale, le Front national pourrait faire élire sa tête de liste : Daniel Féret, « son président à vie ». Dans ce cas, ce dernier cédera certainement sa place à son premier suppléant, le dénommé Patrick Cocriamont. Féret préférant garder son actuel mandat de député fédéral. Autre hypothèse : Daniel Féret, élu député européen le 13 juin prochain (eh oui, le « chef frontiste » cumule sa présence aux élections en y menant la liste régional bruxelloise et européenne de son parti), démissionne pour siéger au Parlement européen de son poste d’élu de la Nation et cède sa place à son premier suppléant : encore Patrick Cocriamont. Qui deviendrait alors député fédéral. Mais qui est donc ce possible futur député Front national ? Du belgicanisme au néonazisme Patrick Cocriamont passe ensuite au Front de la jeunesse (FJ), un groupe qui reste parrainé par le CEPIC, l’aile droite du PSC, toujours dirigée par Vanden Boeynants. Le FJ va également de plus en plus se « nazifier ». Il sera l’un des premiers en Belgique à se convertir entièrement au négationnisme, une stratégie mise en place par les héritiers de la dictature nazie pour la « blanchir » de ses crimes contre l’Humanité commis durant la Deuxième guerre mondiale. Poursuivi devant les tribunaux pour infraction à la loi sur les milices privées, le Front de la jeunesse va ensuite tenter l’aventure électorale – sans succès - sous divers noms : Forces nouvelles – nieuwe krachten (FNK), FORCES et Parti des forces nouvelles (PFN).
Le FJ devenu PFN sera connu pour ses campagnes de propagande visant à réhabiliter la mémoire politique du nazi belge Léon Degrelle et la poursuite de la diffusion massive des thèses négationnistes et antisémites en Belgique. Après les multiples échecs électoraux du PFN et devant les premiers succès de son nouveau concurrent politique, le Front national (fondé en 1985 par Daniel Féret), ses trois derniers dirigeants, dont Patrick Cocriamont, vont saborder pour finir le PFN et passer, après avoir conclu un accord d’alliance, au Front national. Cocriamont, « lieutenant
» fidèle de Féret En décembre 1994, il fondait le «Comité pour la liberté d’expression» dans le but de venir en aide en général à «tous les militants nationalistes victimes de procès politiques» (sic), et en particulier à Michel Delacroix, actuel sénateur et dirigeant de la tendance radicale du FN, alors emprisonné dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes. Elu conseiller communal, en octobre 1994, à Anderlecht, il se fit remarquer lors de sa prestation de serment en faisant carrément le salut nazi. Aura-t-il l’occasion de le faire au Parlement bruxellois ou fédéral dans les semaines qui viennent ? Manuel ABRAMOWICZ © RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles - Belgium – Mis en ligne le 1er juin 2004
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Analyse des résultats du scrutin du 13 juin 2004 NOUVEAU
Sommaire du dossier Elections 2004
Ce dossier a été
coordonné par Mis en ligne le 1 juin 2004.
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