RésistanceS.be 22-01-2012

Après l’interdiction du Front national en Belgique


Le FN «canal historique» va poursuivre le combat sous son nom !


En Belgique, il existait depuis 2010 quatre clans rivaux qui se revendiquaient tous du Front national d’origine. Le FN «canal historique» est celui qui détient l’ASBL de fondation, en 1985, de ce parti en Belgique. Il réfute la légalité de Marine Le Pen pour gérer les «affaires intérieures» dans notre pays à propos du FN. Ce Front va poursuivre son action politique sous ses couleurs et annonce sa présence aux prochaines élections communales en octobre de cette année. Voici le communiqué de presse qu’il a diffusé, ce dimanche 22 janvier, à ce sujet sous le titre de «Marine Le Pen se voit déjà Ministre de l’Intérieur… en Belgique !».

 

 



Salvatore Nicotra (à droite), président du Front national belge, ne compte pas se soumettre à Marine Le Pen – Doc. photo : RésistanceS.be

«Selon un communiqué de son avocat liégeois, Marine Le Pen veut ''interdire le Front National belge – FN''. Sans doute ignore-t-elle que les sigles des partis politiques belges sont autorisés, ou interdits, par le Ministre belge de l’Intérieur, actuellement Madame Joëlle Milquet, proche de François Bayrou, un mois avant chaque élection et selon des critères précis, régis par la loi belge, indépendants des caprices d’un parti étranger, fut-il homonyme. Les prochaines élections étant programmées pour octobre 2012 - élections communales -  et les suivantes pour juin 2014 - élections européennes, fédérales et régionales - il y a fort à parier que Marine Le Pen ne soit pas conviée, d’ici là, à faire partie du nouveau gouvernement belge. Encore faudrait-il qu’elle introduise, avec succès, une demande de naturalisation - refusée récemment à Johnny Halliday - et qu’elle adhère au CDH - Centre Démocrate Humaniste - de Madame Milquet.

Le FN belge fut constitué en septembre 1985, date de la publication de ses statuts au Moniteur Belge, sous le sigle FN-NF, pour Front Natinal - Nationaal Front. A cette époque, le Journal Officiel Français ne connaissait que le FNUF - Front National pour l’Unité Française - dont les statuts furent publiés en novembre 1972. Ce n’est qu’en avril 1988 que le FNUF devint FN en France, soit près de trois ans après la Belgique.

Quant à la flamme tricolore – noire-jaune-rouge – elle est inspirée par celle du MSI italien, avec l’autorisation donnée par Georgio Almirante au fondateur de mon parti, le docteur Daniel Féret, à Rome, en 1987, lors des cérémonies organisées pour le 30e anniversaire du Traité de Rome. La version bleue-blanche-rouge utilisée par le FN français est également une reprise de l’originale italienne. En tant que président actuel du FN-NF, devenu FN belge, je suis confronté à une action en justice, qui concerne uniquement l’utilisation commerciale du sigle FN, soit l’édition et la vente de gadgets publicitaires. S'il est vrai que quelques dissidents du Front National (belge), exclus statutairement, se sont vu retirer la confiance de Madame Le Pen, ceci ne concerne en rien le parti politique ''Front National'' dont la gestion et l'organisation est assuré par l'ASBL ''Front National belge''.

Nous tenons à préciser que notre parti (…) n'a conclu aucun accord avec le FN français qui est un parti totalement distinct du nôtre et pour lequel les dirigeants du FN français n'ont aucun pouvoir décisionnel. Sans rentrer dans les détails, nous (…) affirmons que le FN français n'est pas propriétaire de notre sigle et logo, dont nous revendiquons la possession d'état. Madame Le Pen n'a pas plus d'autorité pour faire interdire le FN belge que Monsieur François Hollande en a pour faire interdire le PS belge. Si Madame Le Pen veut remettre en cause l'existence de notre parti, vieux de 27 ans, cela risque de lui couter quelques plumes pour les prochaines élections présidentielles françaises.

(…) Je ne doute pas de la sagesse de la Justice belge, qui devrait débouter Marine Le Pen. Après quoi, je n’hésiterai pas à lui interdire tout usage de la marque dans sa boutique. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour annoncer que le FN belge, que j’ai l’honneur de présider, se prépare à organiser l’accueil, en Belgique, des nombreux réfugiés politiques ou économiques, qui choisiront mon pays, en cas de victoire de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises et qui seront victimes de l’inflation sans précédent que connaitra la France, si le programme de la candidate au nationalisme étroit était mis en application.

Le Front National français revendique l'antériorité du nom ''Front National'' ce que nous contestons, la chose sera jugée le 2 février prochain. Nous pouvons déjà vous certifier que plusieurs listes ''Front National'' seront déposées aux prochaines élections communales.

Salvatore Nicotra
Président du FN belge ».



© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 22 janvier 2012.

 

 

 

 

 


Après 27 ans d’existence, Marine Le Pen souhaite mettre fin à l’histoire du Front national en Belgique !

 


INFO EXCLUSIVE
du web-journal
RésistanceS.be
Le 19 janvier 2012, les derniers responsables du Front national belge «réunifié» ont appris officiellement que Marine Le Pen, la présidente du FN français, avait mis fin à la convention qui les liait depuis avril 2011. Les frontistes de Belgique ne peuvent désormais plus utiliser le nom de son parti, ses initiales et son emblème. Le FN belge est-il pour autant totalement mort politiquement ?

Un dossier de RésistanceS.be, le web-journal de l’Observatoire belge de l’extrême droite.  

Au sommaire de ce dossier :

 

Et dans les Archives de RésistanceS.be
 

 



En octobre 1988, devant le siège du Front national belge à Molenbeek-Saint-Jean. C’est dans cette commune bruxellois que le parti d’extrême droite, fondé trois ans plus tôt, fit élire son premier élu, lors des élections communales de la même année © Photo Manuel Abramowicz


 


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