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RésistanceS.be 19-01-2012 |
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INFO EXCLUSIVE du web-journal RésistanceS.be
Comme l’avait déjà annoncé en exclusivité RésistanceS.be, le web-journal de l’Observatoire belge de l’extrême droite, c’est désormais fait. : l’ensemble des quatre FN actifs dans notre pays viennent d’être informés, avec confirmation écrite à la clé, de la rupture nette et définitive faite par Marine Le Pen, la présidente du Front national français, avec ses partisans autoproclamés en Belgique. C’est au cours d’une réunion qui s’est déroulée à Liège, hier soir, au cabinet de l’avocat belge de la dirigeante du parti d’extrême droite français que les lepénistes belges furent mis au courant de cette décision. Un retournement de situation qui leur sera fatal. Plusieurs dirigeants du Front national «réunifié», que présidait l’ancien député régional frontiste Charles Pire jusqu’à son décès survenu le 10 janvier dernier, avaient fait le déplacement jusqu’à Liège pour prendre connaissance de la notification écrite de Marine Le Pen à leur encontre. Sans aucune subvention financière publique depuis leur défaite aux élections législatives de 2010, les frontistes nationaux belges misaient – renforcés par des sondages favorables et l’actuel «effet mariniste» à l’occasion de l’élection présidentielle française - sur une «renaissance électorale» aux prochaines élections communales.
L’ensemble des responsables du Front national «réunifié» présents à la réunion convoquée par l’avocat de Marine Le Pen, après avoir tenté de vagues protestations et affirmé leurs fidélités au lepénisme, durent accepter cette décision d’interdiction. Ils vont donc en principe, dans les jours qui viennent, dissoudre leur formation politique et supprimer toutes ses références sur le Net.
La présidente frontiste le considérant comme une personne respectable sans liens extrémistes, racistes et antisémites. La même convention mentionnait également que Marine Le Pen se réservait le droit de mettre fin à tout moment et sans préavis ni motif à invoquer, à ladite cession d'usage. Régulièrement informée de la présence au sein du FN «réunifié» de personnes se revendiquant ouvertement de l’extrême droite radicale (
Informé de la rupture officielle des liens des Français avec les frontistes belges et espérant éviter une condamnation, Patrick Cocriamont devrait prendre la décision de dissoudre son parti. Il poursuivra néanmoins le «combat nationaliste» sous l’appellation du parti «Démocratie nationale», fondé préventivement en avril dernier sous la forme d’une ASBL. Le FN «canal historique» espère que la cour d’Appel de Liège lui donne raison. Et d’ici là continuera à agir sous le même nom et avec «sa» flamme tricolore, légèrement transformée par rapport à celle des frontistes français. De son côté, l’ancien député régional wallon FN Charles Petitjean, dirigeant de la Fédération des nationalistes wallons (FNW) qu’il présente parfois sous le nom de « FN Wallonie» mais n’utilise pas l’emblème frontiste (lui préférant le coq wallon), il ne se sent pas concerné par la décision de Marine Le Pen. Petitjean devrait lui aussi continuer à agir comme auparavant et poursuivre la préparation des élections communales d’octobre.
Les derniers espoirs des quatre clans rivaux qui le composaient viennent de sombrer. L’intégration des anciens frontistes «réunifiés» dans les rangs du mouvement Nation, leur partenaire politique, et le dépôt avec lui de listes électorales n’est pas un gage de réussite : toutes les tentatives de Nation de se présenter aux élections se sont conclues par des «Waterloo électoraux». La mise sur orbite de nouvelles formations d’extrême droite, avec des appellations encore inconnues du grand public, sans réserves financières et une désertion à prévoir dans les rangs de la (petite) base militante de l’extrême droite francophone, ne leur permettra pas non plus d’avoir des élus communaux en octobre prochain. Leur survie est donc sérieusement mise en péril. Comme l’histoire récente politique de notre pays nous l’enseigne, toutes les tentatives de se présenter sur le terrain et en concurrence directe avec le Front national ont été vouées à l’échec. Seul, le mouvement Wallonie d’abord, issu d’une dissidence frontiste et actuellement fort d’un élu communal et de deux conseillers provinciaux, pourrait survivre politiquement. Grâce à un attrait régionaliste wallon qui s’est manifesté aux dernières élections, plutôt qu’à une référence au lepénisme. La recette des succès électoraux successifs du FN dans notre pays était due à l’assimilation faite, par un électorat protestataire, avec le Front national des Le Pen, père et fille. C’est aujourd’hui cette dernière qui a mis un coup d’arrêt à cet état de fait, par l’interdiction du FN en Belgique.
Note de la rédaction
© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 19 janvier 2012.
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Après 27 ans d’existence, Marine Le Pen souhaite mettre fin à l’histoire du Front national en Belgique !
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